Ouvrir le menu principal

Traité sur l'interdiction des armes nucléaires

Traité sur l’interdiction des armes nucléaires
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte des votants lors de l’adoption du traité le 7 juillet 2017 :
  • Oui (122)
  • Non (1)
  • Abstention (1)
  • N’a pas voté (68)
Type de traité Maîtrise des armements, désarmement nucléaire
Dépôt Secrétaire général des Nations unies
Langues Arabe, anglais, chinois, espagnol, français et russe
Effet pas en application
(90 jours après que 50 États auront ratifié le traité)
Parties

Wikisource logo Voir le traité sur Wikisource

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) est un traité international des Nations unies visant à interdire l’utilisation d’armes nucléaires. Il a pour objectif de renforcer l’article VI du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires relatif à la clause de désarmement. Le traité est notamment porté par la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, ensemble d’ONG contre la prolifération nucléaire, fondé en 2007[1]. Son préambule fait référence aux hibakusha ainsi qu’au droit international humanitaire et au droit international des droits de l'homme.

Sommaire

HistoireModifier

En décembre 2016, une résolution des Nations unies visant à l’établissement de ce traité est votée par 113 voix pour, 35 voix contre et 13 abstentions[1].

Sa négociation a commencé en mars 2017, avant d’être voté à l’Assemblée générale des Nations unies, le 7 juillet 2017, où 122 pays sur 192[2] ont approuvé le traité[3].

Le TIAN vise à interdire la fabrication, les transferts, l’emploi et la menace d’emploi des armes nucléaires, en raison des conséquences humanitaires catastrophiques qu’entraînerait leur utilisation[4].

L’ensemble des puissances nucléaires, ainsi que les pays membres de l’OTAN, plusieurs pays d’Afrique et d’Asie centrale, l’Australie et le Japon entre autres, ont boycotté l’adoption du traité, à l’exception des Pays-Bas qui est le seul pays à s’être opposé au traité formellement[3] et Singapour à s'abstenir formellement[2].

Sa ratification a commencé le . Il entrera en vigueur lorsque 50 États l'auront signé et ratifié[3].

Dès le , le traité est ratifié par le Saint-Siège[5], la Thaïlande et le Guyana.

Etat de la ratification[6]Modifier

État Signature Ratification
  Afrique du Sud    
  Algérie
  Angola
  Antigua-et-Barbuda
  Autriche
  Bangladesh
  Bénin
  Bolivie
  Brésil
  Brunei
  Cambodge
  Cap-Vert
  Chili
  Colombie
  Comores
  Costa Rica
  Côte d'Ivoire
  Cuba
  Équateur
  Fidji
  Gambie
  Ghana
  Guatemala
  Guinée-Bissau
  Guyana
  Honduras
  Indonésie
  Îles Cook
  Irlande
  Jamaïque
  Kazakhstan
  Kiribati
  Laos
  Libye
  Liechtenstein
  Madagascar
  Malawi
  Malaisie
  Mexique
  Birmanie
  Namibie
  Népal
  Nouvelle-Zélande
  Nicaragua
  Nigeria
  Palaos
  Palestine
  Panama
  Paraguay
  Pérou
  Philippines
  République centrafricaine
  République dominicaine
  Sainte-Lucie
  République du Congo
  République démocratique du Congo
  Salvador
  Samoa
  Saint-Marin
  Saint-Vincent-et-les-Grenadines
  Sao Tomé-et-Principe
  Seychelles
  Thaïlande
  Timor oriental
  Togo
  Tuvalu
  Uruguay
  Vanuatu
  Vatican
  Venezuela
  Viêt Nam
Total 70 24

RéférencesModifier

Liens internesModifier

Liens externesModifier