Tragulus napu
Description de cette image, également commentée ci-après
Tragulus napu au zoo de Palm Beach.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Artiodactyla
Sous-ordre Ruminantia
Famille Tragulidae
Genre Tragulus

Espèce

Tragulus napu
(Cuvier, 1822)

Répartition géographique

Description de l'image Tragulus napu Distribution.png.

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Tragulus napu ou Grand chevrotain malais ou grand cerf-souris ou napu (localement en malais), est une espèce de mammifères herbivores de la famille des Tragulidae, identifiée en 1822 en Asie du Sud-Est.

TaxinomieModifier

L'espèce Tragulus napu est identifiée en 1822 par le zoologiste français Frédéric Cuvier.

Jusqu'en 2004, le sous-genre Tragulus versicolor a été longtemps associé à Tragulus napu avant de former une espèce à part entière[1],[2].

Répartition et habitatModifier

L'espèce vit dans les forêts tropicales humides et les mangroves du Sud-Est asiatique : elle est présente en IndonésieSumatra, Bornéo, et dans les petites îles de l'archipel), en Malaisie (continentale et insulaire), dans le Sud de la Birmanie, du Viêt Nam, du Laos et du Cambodge[3],[2].

DescriptionModifier

 
Tête de Tragulus napu.

Le Chevrotain napu est l'un des plus petits ongulés, mais est considéré comme le plus grand au sein de son genre Tragulus. Pesant de 5 à 8 kg, il mesure de 70 à 75 cm, avec une queue de 8 à 10 cm, et une taille au garrot de 30 à 35 cm. Il possède des pattes graciles, nettement plus longues pour les postérieures. De couleur uniformément rousse à gris-roux sur le dos et blanc sur la partie ventrale, il présente au niveau de sa petite tête triangulaire une bande de poils noirs partant de l'œil (voire de l'oreille) au museau.

Les mâles n'ont pas de bois, ni de de cornes, mais possèdent deux canines supérieures allongées formant des crocs.

Leur morphologie a très peu changé en 30 millions d'années, ce qui leur vaut le surnom de « fossiles vivants[4] ».

ComportementModifier

AlimentationModifier

Le chevrotain malais se nourrit de fruits et de baies, de feuilles, de plantes aquatiques et herbacées.

ReproductionModifier

En période de reproduction, le mâle frotte sa glande qui se trouve sous sa mâchoire inférieure sur la femelle afin de déceler si elle est en œstrus[réf. nécessaire]. La reproduction de l'espèce s'étend tout au long de l'année, avec une période de gestation de 152 à 155 jours, pour une portée d'un seul jeune à la fois. Les chevrotains mâles et femelles sont matures quatre mois et demi après leur naissance et ces dernières enchainent en générale les portées.

La longévité de Tragulus napu est évaluée à quatorze ans.

TerritoireModifier

Le Grand Chevrotain est un animal très territorial. Se déplaçant sur des sentiers de forêt dense, ils marquent leur territoire régulièrement grâce à leur urine, leurs excréments ainsi qu’avec des sécrétions émises par des glandes situées sous leur menton. Il s’agit d’une espèce majoritairement nocturne et solitaire sauf lorsque vient la période de reproduction[4]. Sa robe permet une très bonne dissimulation dans leur environnement[5]

Les femelles de l’espèce du chevrotain malais sont plus portées vers un mode de vie sédentaire. Les mâles sont plus propices aux déplacements et il est très rare de les voir rester au même endroit pour une période de plus d’un an[4].

Écologie et préservationModifier

PrédateursModifier

Les principaux prédateurs du Tragulus napu, dû à sa petite taille, sont les animaux carnivores (canidés et félins), les grands reptiles, les oiseaux de proies[4].

Statut et menacesModifier

L'espèce est largement répandue dans le Sud-Est asiatique et ne présente pas de danger de disparition, bien que son habitat sauvage se réduise (déforestation) et que la chasse pèsent sur les populations de chevrotains. Néanmoins, selon la Liste Rouge de l’IUCN, la population du Tragulus napu est présentement en déclin[6].

Notes et référencesModifier

  1. Meijaard, I., and C. P. Groves, « A taxonomic revision of the Tragulus mouse-deer », Zoological Journal of the Linnean Society (2004) 140: 63-102.
  2. a et b Colin Groves et Peter Grubb, Ungulate Taxonomy, Johns Hopkins University Press, 2011, (ISBN 9781421400938), pp. 56-58.
  3. (en) Greater mouse deer, www.inaturalist.org, consulté le 13 novembre 2019.
  4. a b c et d (en) « ADW : Tragulus napu », sur www.animaldiversity.org (consulté le 15 novembre 2019)
  5. (en) « Greater Malay Mouse Deer », sur www.ultimateungulate.com (consulté le 15 novembre 2019).
  6. (en) « The IUCN Red List of Threatened Species », sur IUCN Red List of Threatened Species (consulté le 14 novembre 2019)

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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