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Le Tréport

commune française du département de la Seine-Maritime
(Redirigé depuis Tréport)

Le Tréport
Le Tréport
Le Tréport, vue panoramique depuis Tréport-Terrasse.
Blason de Le Tréport
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Laurent Jacques
2014-2020
Code postal 76470
Code commune 76711
Démographie
Population
municipale
4 935 hab. (2015 en diminution de 6,09 % par rapport à 2010)
Densité 729 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 41″ nord, 1° 22′ 19″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 110 m
Superficie 6,77 km2
Localisation

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Le Tréport

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Le Tréport

Le Tréport est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Les habitants sont appelés les Tréportais.

Avec Eu et Mers-les-Bains, elle est l'une des trois principales villes de l'unité urbaine d'Eu qui fait entièrement partie de l'intercommunalité dénommée communauté de communes des Villes Sœurs.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

  Manche Manche Mers-les-Bains  
Manche N Eu
O    Le Tréport    E
S
Flocques Flocques Etalondes

Située dans le nord du département et au bord de la Manche, la commune du Tréport possède une plage de galets au pied des falaises de craie et un port. La commune a pour origine l'estuaire de la Bresle, petit fleuve côtier, long de 72 kilomètres[1].

Station balnéaire, la commune dispose d'un casino, de restaurants et de brasseries.

Avec Eu et Mers-les-Bains, elle fait partie des « trois villes sœurs ».

ToponymieModifier

Mentionné au XIe siècle sous les formes latinisées Ulteris portum et Ultris portum, d'un bas latin non attesté *Ultrensis portus « le port qui est au-delà », celui-ci se situant en aval de la ville d'Eu. La forme picarde le Troiport, parfois citée au Moyen Âge, ne s'est pas maintenue[2].

HistoireModifier

L'abbaye Saint-Michel du Tréport, fondée en 1053 par les bénédictins, a disparu à la Révolution.

 
La ville fut desservie par un tramway électrique dès 1902. L'exploitation du Tramway d'Eu-Le Tréport-Mers cessa en 1934.

La vocation de station balnéaire du Tréport a débuté sous le règne de Louis-Philippe, quand la famille de ce souverain, résidant régulièrement à Eu, inaugura la mode des bains de mer. La grande bourgeoisie parisienne ne tarda pas à faire construire des villas sur le front de mer et à y mener une vie mondaine jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le tramway a été installé à cette époque en corollaire..

Article détaillé : Tramway d'Eu-Le Tréport-Mers.
 
La gare du Tréport - Mers, ouverte le , permit l'accès des Parisiens à la station balnéaire et favorisa son développement.
On voit ici les voyageurs descendus d'un train de plaisir, avant la Première Guerre mondiale.

La plupart des villas ont été détruites lors des opérations militaires de 1944, ce qui explique la présence d'une architecte typique de la Reconstruction, particulièrement en bord de mer.

Un collège du Tréport porte le nom de Rachel-Salmona, en mémoire d'une fillette de 10 ans déportée en février 1943, subissant le sort de son père Vitali quelques mois après lui, au camp d'Auschwitz avec sa sœur, sa mère et sa grand-mère, après avoir été internée à Dieppe et au camp de Drancy.

L'armée allemande craignant pendant l'ensemble de la Seconde Guerre mondiale un débarquement en Normandie, a fait percer la falaise de plusieurs galeries pour y bâtir des défenses dirigées vers la mer. Ces galeries, dont l'ensemble porte le nom de Kahl-Burg, sont accessibles et visitables aujourd'hui[3].

La paix et la reconstruction ont ramené un retour du tourisme populaire et de la vie balnéaire.

Une huîtrière, où l'on dégustait les produits de la mer à la sortie même des bassins, se situait tout au bout de la jetée, juste au-dessous des falaises, après le funiculaire. Lieu pittoresque et populaire, l'huîtrière ferma ses portes dans les années soixante-dix.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1936 1940 Paul Danger Radical Conseiller général
1944 mars 1977 Louis Boisson SFIO
Radical
UDF
Député (1962 → 1967)
Conseiller général (1945 → 1982)
mars 1977 1998 Jean Garraud PCF Conseiller général (1995 → 2008)
1998 janvier 2016 †[4] Alain Longuent PCF Retraité
Vice-président de la CC Bresle maritime (2014 → 2016)
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[6]
30 janvier 2016 en cours Laurent Jacques PCF Député suppléant

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2015, la commune comptait 4 935 habitants[Note 1], en diminution de 6,09 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0001 5271 4461 8552 2672 4192 7433 0183 131
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2913 6983 7113 8403 8194 2154 4674 5694 748
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9494 9854 8995 8585 7195 3855 1685 1195 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6 1366 3286 8166 4556 2275 9005 7195 2554 935
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Le port départemental du Tréport a été construit sur l'embouchure de la Bresle, fleuve qui marque historiquement la limite entre la Normandie et la Picardie. Mers-les-Bains est donc sur la partie picarde de ce petit estuaire dont la partie sud fait fonction de port de pêche, de port de plaisance et de port de commerce (bois, argiles et phosphates essentiellement). Il fut géré par la chambre de commerce et d'industrie du Littoral normand-picard.

Le Tréport fut le siège de la chambre de commerce et d'industrie du Tréport jusqu'en 2006. La gestion de l'aérodrome du Tréport et de son port est dévolue désormais à l'antenne de la chambre de commerce et d'industrie Littoral Hauts-de-France.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Le funiculaire du Tréport est inauguré le . Après une longue interruption, il est rénové depuis 2006.


Patrimoine naturelModifier

ZNIEFF de type 1
  • Les ouvrages militaires souterrains du Kahlbourg et du centre Calamel[15].
ZNIEFF de type 2
Site classé

Le Tréport à la télévisionModifier

Représentations artistiques de la ville et de ses environsModifier

 
Évariste Carpentier,
L'heure du bain.
 
Jules Noël,
L'arrivée d'une diligence au Tréport.

Personnalités liées à la communeModifier

Paul Paray est un chef d'orchestre et compositeur français, né le au Tréport et mort le à Monte-Carlo. Son père, sculpteur sur ivoire, remplit aussi les fonctions de maître de chapelle au Tréport. Paul Paray composa en hommage à sa ville natale sa symphonie n° 2, Le Tréport, (1936-1939).

Georges Onésime Choquart est un résistant français, né le au Tréport et mort le à Mers-les-Bains.

William Sheller mentionne Le Tréport dans sa chanson Photos-souvenirs.

L'écrivain Christian Morel de Sarcus séjournait, enfant, à l'Hôtel des Bains (aujourd'hui disparu).

Le chanteur Allan Vermeer chante Le Tréport dans la chanson du même nom, présente dans l'album Je vous ai attendue (2005, Marianne Mélodie / Sony BMG).

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune du Tréport se blasonnent ainsi :
D’azur aux deux navires de sable, équipés d’argent, pavillonnés de gueules, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe, quittant la jetée du port d’argent, maçonnée de sable, sur laquelle un guetteur, aussi de sable, tient haut un pavillon de gueules, le tout accompagné au canton senestre du chef d’un croissant contourné d’or adextré d’une étoile du même [18]. Devise : « sequanae inferioris ulterior portus ».

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. SANDRE, « Fiche cours d'eau La Bresle (G01-0400) » (consulté le 27 août 2018).
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  3. « kahl-burg - accueil », sur kahl-burg (consulté le 25 juillet 2018)
  4. « Disparition. Le maire du Tréport est décédé », Ouest-France, 18 janvier 2016.
  5. Jerôme Buresi, « Alain Longuent réélu, en son absence : Suite aux élections municipales, les nouveaux élus ont été installés samedi matin. Alain Longuent a été réélu maire, en son absence. Un hommage a été rendu à Jean Garraud. », L'Informateur - L’Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 27 octobre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. [1] Cartulaire de l'abbaye Saint-Michel du Tréport.
  12. Notice no PA00101069, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Notice no PA00101070, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Verriers de la Vallée de la Bresle - un Lock-out - le 7/9/1908 », Le Figaro,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  15. « Les ouvrages militaires souterrains du Kahlbourg et du centre Calamel », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 30 août 2018).
  16. « A », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 30 août 2018).
  17. [2].
  18. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=1627