Tréon

commune française du département d'Eure-et-Loir

Tréon
Tréon
Église Saint-Blaise
 Inscrit MH (2013)[1].
Blason de Tréon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Dreux-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Christian Berthelier
2014-2020
Code postal 28500
Code commune 28394
Démographie
Gentilé Tréonnais
Population
municipale
1 403 hab. (2017 en augmentation de 2,93 % par rapport à 2012)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 36″ nord, 1° 19′ 32″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 172 m
Superficie 10,93 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Tréon
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Tréon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Tréon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Tréon

Tréon est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

SituationModifier

Ce village, qui s'étend de part et d'autre de la Blaise, se situe à la limite de la région parisienne (à 15 km de Dreux), de la Beauce, de la région naturelle du Thymerais (5 km) et de la Normandie (15 km).

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est traversée par la rivière la Blaise, affluent en rive gauche de l'Eure, sous-affluent du fleuve la Seine. En amont de la Blaise, se trouve Aunay-sous-Crécy, en aval Garnay.

En 2015, le syndicat intercommunal de la vallée de la Blaise (SIVB) a entrepris plusieurs actions pour améliorer la continuité écologique de la rivière, notamment au moulin de Fortisle[2],[3].

ToponymieModifier

Tréon, qui était une ancienne seigneurie, portait avant 1080 le nom de bourg Treionis vicus. Cette commune fut en effet un village gallo-romain d'importance, situé entre la rivière la Blaise et la route reliant Paris au Mans.

Sur les cartulaires au cours des siècles, on trouve Tréon désigné sous les noms de Trehio, Traho, Treionium, Trium, Trahon, Trolon. Tous ces noms pourraient avoir une même origine, trahum, qui désignerait le tribut[réf. nécessaire], l'impôt, que les Romains levaient sur les provinces conquises. Au Moyen Âge, Tréon et trahum signifiaient encore impôt et toutes redevances dues au seigneur.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Vint s'établir à Tréon un prieuré conventuel qui fit la prospérité du village. Mais en 1077, un incendie ravagea le monastère[réf. nécessaire]. En 1134, l'église, construite en bois, est brûlée de nouveau : on ne la rebâtit pas, soit par manque d'argent, soit au contraire pour la reconstruire plus tard, en pierre et de plus grande dimension.

Tréon fait alors partie de la seigneurie du vidame de Chartres. Le diocèse de Chartres, le plus étendu du royaume, comprenait : Beauce, Dunois, Vendômois, Drouais, jusqu'à Mantes, le Perche et le Thymerais. Jusqu'au XVIIIe siècle, les seigneurs de Tréon prêtèrent foi, hommage, aveu et dénombrement à l'évêque de Chartres.

Époque contemporaineModifier

XIXe siècleModifier

  • 1826 : Le 10 août, une crue d'eau considérable est causée par des orages multiples. Toute la vallée de la Blaise est inondée.
  • 1832 : Une épidémie de choléra sévit à Tréon et entraîne une douzaine de décès.
  • 1856 : Découverte d'un trésor au pied d'un chêne, dans un bois de Tréon (des pièces d'or et d'argent à l'effigie de François II, Charles IV, Henri III, Henri IV furent trouvées, il est possible que ce soit le reste d'un butin de guerre, enfoui au moment de la bataille de Dreux).
  • 1857 : À cette époque, il existe une tuilerie qui fabrique annuellement 500 000 briques, tuiles, et pavés pour le département.
  • 1866 : Lors de fouilles effectuées par la commune au lieu-dit la Croix du Friche, afin de mettre de niveau la route et le sol du carrefour, on découvrit plusieurs tombes.
  • 1870 : Le 17 novembre 1870 lors de la guerre franco-prussienne, la région, qui n'avait pas vu de bataille depuis les guerres de religion, se trouve à nouveau ravagée. Après la défaite de la France, 3 000 Prussiens passent à Tréon, et des cuirassiers de Magdebourg perquisitionnent dans chaque maison.
  • 1874 : Le percepteur de Tréon est arrêté avec son fils pour faux en écriture publique. Ils avaient contrefait la signature de gens de Tréon et Aunay qui ne savaient pas signer. Le 30 décembre, des loups se montrent au village ; le jour de Noël, l'un d'eux est venu rôder sous les fenêtres de l'école, un autre est allé dans la cour du garde-champêtre à Aunay, pour manger un jeune chien.
  • 1875 : Le 18 janvier, c'est la mobilisation des chevaux. L'été a été sec et coupé de gros orages.
  • 1876 : Grande manœuvre au mois d'août. Tréon loge un régiment, 14 000 hommes défilent dans les rues du village.
  • 1879 : Fin novembre, il y a déjà 30 centimètres de neige à Tréon. Il fait −18 °C en décembre pendant une semaine. Beaucoup sont victimes de ce froid rigoureux. Un tragique incendie se déclare à la ferme Barbot, toutes les maisons à toit de chaumes sont menacées.
  • 1881 : Inondation due à la Blaise, les digues, moins bien entretenues, laissaient passer l'eau.
  • 1900 : Le 2 septembre a lieu la bénédiction du nouveau cimetière.
  • 1905 : Tréon compte désormais 492 habitants (au XIIIe siècle il y a 140 paroissiens. En 1816, il y a 159 habitants, et 617 en 1864).

XXe siècleModifier

  • 1939 : Le maire lance un appel pour que chaque famille de Tréon aide les réfugiés : "Certaines communes du département ont fait l'effort d'héberger plus de 2.000 réfugiés espagnols. La commune de Tréon ne peut pas et ne doit pas rester indifférente à ce devoir d'humanité. Chaque habitant, chaque famille, ayant souffert de la guerre, se fera un devoir d'apporter à ces malheureuses et innocentes victimes une aide, si modeste soit-elle. Les dons en nature surtout ou en argent, seront reçus à la mairie qui les fera parvenir aussitôt. D'avance merci ! Le maire, Gautier[4]."
  • 1944 : Août 1944, des Allemands traversant le village se sont réfugiés dans les bois pendant une brève apparition de chasseurs alliés, abandonnant plusieurs voitures chargées. Le soir, ils viennent chez le maire, demandant impérativement chevaux et conducteurs. Ils sont nerveux, ils ont leurs armes à la main, prêts à tirer. Ils menacent même de faire sauter le village, l'atmosphère est lourde de menaces, toutes les portes sont closes. Lucien Pollet comprenant la danger, malgré sa qualité de maire, accepte d'être conducteur, sacrifie ses chevaux. Son exemple est suivi par quelques cultivateurs, le convoi se forme. Tréon est sauvé[5].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie
Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1951 Lucien Pollet    
1951 1971 Pierre Drouet    
1971 19 Paul Mariage    
19 1983 Pierre Drouet    
1983 1983 Georges Simon    
1983 1984 Bernard Claude   Retraité
1984 En cours Christian Berthelier UMP-LR Retraité

Résultat élections municipales - Mars 2008[réf. nécessaire]

Membre de la liste Tous ensemble pour Tréon Voix % Statut
BARBIER Ludovic 530 80,42 Conseiller
MORCHOISNE Daniel 512 77,69 Conseiller
GREGOIRE Christelle 510 77,39 Conseiller
COLLET Gérard 509 77,24 Conseiller
KERFYSER Laurent 508 77,09 Conseiller
JOUBEAUX Mauricette 505 76,63 4e Adjointe
RAVEL Bruno 504 76,48 1er Adjoint
BERTHELIER Christian 502 76,18 Maire
BOUCHE Hervé 499 75,72 Conseiller
GOALES André 497 75,42 3e Adjoint
BEAUFOUR Michel 490 74,36 2e Adjoint
VESSIERE Jean-Paul 485 73,60 Conseiller
RIVIERE Alain 484 73,44 Conseiller
COTES DE COMBES Alain 466 70,71 Conseiller
BOUTEMY Joël 458 69,50 Conseiller

JumelagesModifier

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2017, la commune comptait 1 403 habitants[Note 1], en augmentation de 2,93 % par rapport à 2012 (Eure-et-Loir : +0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
437496559555551642627647650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600550576541581514512497498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
492500483473495467438470522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5715516318981 1791 2551 2781 3571 366
2017 - - - - - - - -
1 403--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Traversée de la ville par la D 928.

Beaucoup d'animations ont lieu dans le village, organisées par les associations locales : « Grande foire à tout », en mai, organisée par les sapeurs-pompiers, fête du 14-Juillet organisée par la mairie, concours de boules, loto, belote, etc.

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-BlaiseModifier

Église Saint-Blaise, XIIe siècle, XVIe et XIXe siècles,   Inscrit MH (2013)[1].

L'église présente des statues et vitraux du XVIe siècle, ainsi qu'une cloche datée de 1677[10]. Cinq verrières sont classées monuments historiques en tant qu'objet : elles figurent notamment Dieu le Père, des saints évêques, le Martyre de sainte Marguerite, des anges et la Vierge à l'Enfant (baies 5, 7, 8, 10, 18)[11].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d’or à l’écusson de gueules à la couronne de marquis du champ, accompagné de huit merlettes de sable ordonnées en orle.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b « Église Saint-Blaise », notice no PA28000038, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Pierre Fetter et Anthony Vierron federationpeche28@gmail.com, « La continuité écologique pour les milieux aquatiques d'Eure-et-Loir pose question », sur http://www.lechorepublicain.fr,
  3. Marion Bérard, « La rivière La Blaise a retrouvé son débit naturel en Eure-et-Loir - Tréon », sur http://www.lechorepublicain.fr,
  4. Journal L'Action républicaine du 22 février 1939.
  5. Faits relatés par Monsieur Drouet, maire de Tréon, lors des obsèques de Lucien Pollet (1889-1951), ancien maire de Tréon, et publiés dans le journal L'Action républicaine du 28 novembre 1951.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. « Cloche de clocher », notice no PM28000598, base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « 5 verrières figurées : Dieu le Père, saints évêques, Martyre de sainte Marguerite, anges, Vierge à l'Enfant (baies 5, 7, 8, 10, 18) », notice no PM28000595, base Palissy, ministère français de la Culture.