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Raptors de Toronto

équipe professionnelle de basket-ball basée au Canada
(Redirigé depuis Toronto Raptors)
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Raptors de Toronto
Logo du Raptors de Toronto

Généralités
Fondation 1995
Couleurs
Salle Scotiabank Arena
19 800 places
Siège Flag of Toronto, Canada.svg Toronto
Drapeau de l'Ontario Ontario
Drapeau du Canada Canada
Championnat actuel NBA
Entraîneur Nick Nurse
Site web raptors.com
Palmarès principal
National[1] 1
2019

Maillots

 
Domicile jersey
Domicile jersey
 
Domicile shorts
 
Domicile
 
Extérieur jersey
Extérieur jersey
 
Extérieur shorts
 
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2019-2020 des Raptors de Toronto
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Les Raptors de Toronto (en anglais : Toronto Raptors) sont une équipe professionnelle de basket-ball de la NBA basée à Toronto (Ontario). Depuis la relocalisation des Grizzlies de Vancouver en 2001, la franchise est la seule de la NBA à être située en dehors des États-Unis, en l'occurrence au Canada.

Historique de la franchiseModifier

1995-1999 : Construction d'une nouvelle équipeModifier

Isiah Thomas, nommé directeur général, mène la franchise dans sa première saison dans la NBA en 1995-1996. L'équipe arrive en même temps que les Grizzlies de Vancouver. Elles sont les premières franchises à être implantées au Canada depuis les Huskies de Toronto en 1946-1947. Pour constituer l'équipe, un repêchage d'expansion est menée au cours duquel Toronto et Vancouver sélectionnent à tour de rôle un joueur non protégé dans les effectifs de chacune des 27 autres franchises de la NBA. Toronto opte pour des joueurs expérimentés comme B. J. Armstrong (immédiatement transféré à sa demande), John Salley, Willie Anderson et Jerome Kersey, mais aussi de jeunes talents prometteurs comme B. J. Tyler et Keith Jennings.

Mais le meilleur joueur de l'équipe est la recrue Damon Stoudamire, premier choix au repêchage des Raptors et septième au total. Le choix d'Isiah Thomas est contesté par les observateurs du repêchage qui eut lieu à Toronto (Ontario) et qui attendaient la sélection du joueur étoile universitaire Ed O'Bannon. Thomas a finalement eu raison de ses détracteurs dès la première saison, quand Damon Stoudamire fut élu meilleure recrue de l'année grâce à des statistiques fort éloquentes : jouant plus de 40 minutes par partie, il récolta une moyenne de 19 points et 9,3 passes (au cinquième rang de la ligue). Ed O'Bannon, quant à lui, ne jouera que trois saisons décevantes dans sa carrière. En deuxième ronde (ou tour) du repêchage, les Raptors optent pour Jimmy King, de l'Université du Michigan. La première saison se termine par un résultat honnête de 21 victoires et 61 défaites.

La saison 1996-1997 confirme les bons résultats de la saison inaugurale, avec l'appui du second choix du repêchage, l'intérieur Marcus Camby, auteur d'une excellente saison. Le duo qu'il compose avec Damon Stoudamire semble très prometteur. Ce dernier s'avère encore une fois le joueur le plus dominant de l'équipe. Jouant avec l'attitude d'un vétéran, il enregistre des moyennes de 20,2 points et 8,8 passes par partie. La saison se termine avec une fiche de 30 victoires et 52 défaites, une amélioration de 9 victoires par rapport à la saison précédente.

Mais la saison 1997-1998 est gâchée par les nombreuses blessures. Isiah Thomas en fait les frais et quitte l'équipe en 1998, pour être remplacé par Glen Grunwald. La saison 1997-1998 se termine avec seulement 16 victoires pour 82 matches.

1999-2002 : L'ère Vince CarterModifier

 
Vince Carter (1998-2004)

Durant l'intersaison, le pivot Marcus Camby est transféré pour l'expérimenté Charles Oakley. Kevin Willis, Doug Christie et Dee Brown viennent également apporter leur expérience, tandis que les jeunes Tracy McGrady et Vince Carter font miroiter des capacités très prometteuses. Bien que ne participant pas aux play-offs, l'optimisme est de retour chez les Raptors avec un solde de 23 victoires pour 27 défaites durant la saison écourtée de 1998-1999.

Lenny Wilkens remplace Butch Carter au poste d'entraîneur en 2000-2001, et Tracy McGrady quitte Toronto pour Orlando. Menés par l'un des plus expérimentés entraîneurs de la NBA, les Raptors atteignent les séries éliminatoires (47 victoires) pour retrouver les Knicks de New York qu'ils battent sans réelle difficulté. Le second tour contre les Sixers de Philadelphie est très disputé, allant jusqu'au septième match et au tir raté de Vince Carter dans les 4 dernières secondes du match, les Raptors perdent alors la rencontre et la série d'un point.

La prolongation en 2001-2002 de Vince Carter, d'Alvin Williams et d'Antonio Davis bloque les Raptors en les empêchant de faire tout transfert significatif de par les limitations du plafond salarial. Hakeem Olajuwon vient pourtant y terminer sa carrière sans avoir un réel impact. Juste avant le All-Star break, Vince Carter se blesse et met fin à sa saison. Les Raptors, condamnés à la loterie (ce qui revient à finir dans les 13 équipes qui ne participent pas aux séries éliminatoires), gagnent finalement 12 de leurs 14 derniers matches et participent in extremis aux séries éliminatoires. Ils manquent même de battre les champions de la Division, les Pistons de Détroit, au bout de 5 matches serrés.

2002-2006 : Période de reconstructionModifier

 
Chris Bosh (2003-2010).

La saison 2002-2003 est complètement ruinée par les blessures. Les Raptors établissent même deux records en devenant la première équipe à ne jamais pouvoir présenter douze joueurs en tenue durant un seul match de la saison régulière, et en totalisant 519 matchs manqués par les joueurs sur toute la saison, battant les Celtics de Boston et leurs 480 matchs en 1996-1997. Vince Carter manque 39 matchs, Lindsey Hunter 53, Antonio Davis 29. Les Raptors finissent avec 24 victoires, leur plus faible total depuis la saison 1997-1998. Ils obtiennent en revanche le quatrième choix de la Draft (repêchage) 2003 et sélectionnent Chris Bosh.

La saison 2003-04 s'achève avec trente-trois victoires pour des Raptors peu convaincants, à l'image de Vince Carter qui durant l'intersaison demande à être transféré.

Carter est finalement envoyé, le , aux Nets du New Jersey en échange de trois joueurs, dont le pivot All-Star Alonzo Mourning, grandement diminué depuis la transplantation d'un rein. Il est finalement libéré quelques semaines plus tard sans avoir joué un seul match à Toronto et part tenter sa chance à Miami. Les deux autres transfuges, Aaron Williams et Eric Williams, totalisent à eux deux 6 points de moyenne pour les Raptors. Pendant ce temps, Carter revit au New Jersey où il enregistre 27,5 points de moyenne sur la fin de saison. Avec 33 victoires pour 49 défaites, les Raptors manquent les séries éliminatoires pour la troisième saison consécutive.

L’équipe 2005-06 se construit autour du All-Star Chris Bosh, de Morris Peterson et de nouveaux venus qui apportent un réel avantage à l'équipe : les deux recrues Charlie Villanueva (7e choix) et Joey Graham (16e) réalisent une bonne première saison et le vétéran Mike James, échangé en début de saison contre Rafer Alston, accumule les performances de 30 points et plus. Bien que présentant un bilan presque équilibré pendant les quatre derniers mois de compétition, les Raptors n'ont pas réussi à combler le retard pris en novembre avec une seule victoire pour quinze défaites et terminent la saison avec seulement vingt-sept victoires. Les Raptors ont néanmoins eu la chance d'obtenir le premier choix de la draft (repêchage) en la personne de l'italien Andrea Bargnani.

2006-2010 : La montée de Chris BoshModifier

 
L'équipe 2006-2007

La saison 2006-07 s'ouvre avec la nomination de Brian Colangelo au poste de directeur général. Ce dernier, bâtisseur des Suns de Phoenix se donne pour objectif de construire une équipe rapide et explosive. Il acquiert d'abord le meneur T.J. Ford des Bucks de Milwaukee contre Charlie Villanueva puis signe les vétérans Anthony Parker et Jorge Garbajosa qui évoluent en Europe. Enfin, il fait également l'acquisition du pivot Radoslav Nesterovič, de Kris Humphries et de Fred Jones. Ce dernier sera plus tard échangé contre l'arrière Juan Dixon des Trail Blazers de Portland. Cette saison s'avère l'une des meilleures de l'histoire de la franchise. Malgré un début relativement lent (seulement deux victoires au cours des dix premiers matchs) les Raptors terminent la saison avec 47 victoires, un premier championnat de division et une participation aux séries éliminatoires (play-offs). Ils affrontent dans le cadre d'une série hautement médiatisée, Vince Carter et les Nets du New Jersey. Les Raptors s'inclinent en 6 matchs.

Sur le plan individuel, l'entraîneur Sam Mitchell est nommé entraîneur de l'année. Chris Bosh est élu dans la formation partante du NBA All-Star Game 2007 et dans la seconde équipe d'étoile, tandis que le directeur général Brian Colangelo rafle le titre d'administrateur de l'année. Les recrues Andrea Bargnani et Jorge Garbajosa connaissent une première saison éclatante jusqu'au moment où ils sont ralentis par des blessures. En 2008, les Raptors arrivent à se qualifier pour les séries éliminatoires mais se font éliminer dès le premier tour. Les deux saisons suivantes, ils n'arrivent pas à se qualifier pour les séries éliminatoires. En 2010, la star Chris Bosh part au Heat de Miami.

2010-2013 : ReconstructionModifier

En 2012, les Raptors sélectionnent durant le 1er tour de Draft, Terrence Ross, joueur connu pour sa capacité à se créer de l'espace et des shoots. Après une première année prometteuse et l'arrivée en 2009 de joueurs marquants comme DeMar DeRozan au poste d'arrière et Kyle Lowry, l'équipe se construit peu à peu. En plus de Terrence Ross, les Raptors récupèrent le pivot lituanien Jonas Valančiūnas dont ils avaient acquis les droits l'année précédente en 2011, ainsi que Rudy Gay. Ce dernier sera toutefois échangé aux Kings de Sacramento. De plus, Dwane Casey est nommé à la tête de l'équipe.

2013-2018 : L'ère de DeMar DeRozan et Kyle LowryModifier

 
Kyle Lowry (depuis 2012).

Bryan Colangelo quitte Toronto en 2014 pour laisser sa place à Masai Ujiri qui avait déjà travaillé aux Raptors sous sa présidence. Masai réalise de bonnes opérations de recrutement. Ainsi, le choix de la franchise lors de la draft 2014 se porte au premier tour sur Bruno Caboclo. Greivis Vasquez est échangé contre Norman Powell, considéré comme un grand espoir. Pourtant sélectionné au second tour de la draft, ce joueur est réputé bon scoreur. Il faut noter aussi la recrutement du pivot Bismack Biyombo qui livre une bonne saison en sortie de banc.

En 2015-2016 , l'équipe sort enfin de son statut d'éternel second et remporte la division Atlantique. Les Raptors atteignent pour la première fois de leur histoire la finale de la Conférence Est. Finalement, les Raptors s'inclineront 4-2 contre les Cavaliers de Cleveland.

Lors de la draft 2016, les dirigeants de la franchise canadienne sélectionnent des joueurs internationaux au 1er tour, l'Autrichien Jakob Poeltl et en 27e position, le Camerounais Pascal Siakam. Pour pallier le départ de Bismack Biyombo, Masai Ujiri enrôle, là encore, pour un an Jared Sullinger, provenant des Celtics de Boston. Le bilan de l'équipe canadienne de 56 victoires pour 26 défaites constitue un record de franchise. Lors de playoffs 2017, les Raptors battent les Bucks au premier tour en six matchs, mais perdent au tour suivant face aux Cavaliers sèchement en quatre matchs.

Le 6 avril 2018, pour la première fois Toronto est assuré de finir premier de la Conférence Est, après une victoire 92-73 faces aux Indiana Pacers.

La campagne de playoffs de 2018 marque un nouvel échec pour l'équipe canadienne, après un premier tour victorieux en six matchs face à Washington. Les Raptors retrouvent les Cavs de LeBron James. L'aventure tourne court, battu sèchement en quatre matchs. Il faut remonter aux playoffs de 1969[2] pour trouver trace d'un « sweep » pour un premier de saison régulière avant les finales de conférences.

2019 : Arrivée de Kawhi Leonard et premier titre NBAModifier

L'entraîneur Dwane Casey, à la suite de cette élimination est limogé, pourtant élu coach de l'année par ses pairs. Quelques semaines plus tard, le meilleur marqueur de la franchise DeMar DeRozan est transféré vers les Spurs de San Antonio en échange de Kawhi Leonard et Danny Green. Marc Gasol renforce l'équipe à partir de février 2019.

Durant les playoffs 2019, les Raptors délivrent une performance de haut niveau et deviennent champions de la conférence Est après avoir battu le Magic d'Orlando, les 76ers de Philadelphie et les Bucks de Milwaukee. Le club accède ainsi à ses premières finales NBA contre les Warriors de Golden State, champions en titre.

Le , les Raptors deviennent pour la première fois de leur histoire champions NBA, en battant les Warriors 110-114 lors du match 6 des finales qui s'est déroulé à Oakland[3]. Il s'agit du premier titre en NBA pour une franchise non-américaine.

PalmarèsModifier

Effectif actuelModifier

Meilleurs marqueursModifier

Les meilleurs marqueurs de l'histoire de la franchise sont[4]:


Place Nom du joueur Pays Points
1er DeMar DeRozan 2009 - 2018   États-Unis 13 296
2e Chris Bosh 2003 - 2010   États-Unis 10 275
3e Vince Carter 1998 - 2004   États-Unis 9 420
4e Kyle Lowry 2012 -   États-Unis 8 623
5e Andrea Bargnani 2006 - 2013   Italie 6 581
6e Morris Peterson 2000 - 2007   États-Unis 6 498
7e Jonas Valančiūnas 2012 - 2019   Lituanie 5 524
8e José Calderón 2005 - 2013   Espagne 5 235
9e Doug Christie 1996 - 2000   États-Unis 4 448
10e Antonio Davis 1999 - 2003 / 2006   États-Unis 3 994
Dernière mise à jour : 11 avril 2019
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Records de la franchiseModifier

Les records individuels pour la franchise sont[4]:

Records individuels
Statistique Nom du joueur Nombre
Meilleur marqueur DeMar DeRozan 13 296 points
Meilleur passeur José Calderón 3 770 passes décisives
Meilleur rebondeur Chris Bosh 4 776 rebonds
Meilleur contreur Chris Bosh 600 contres
Meilleur intercepteur Kyle Lowry 720 interceptions
Tirs marqués DeMar DeRozan 4 716 tirs marqués
Meilleur pourcentage au tir Amir Johnson 57,2 %
3 points marqués Kyle Lowry 1 176
Meilleur pourcentage à 3 points Jason Kapono 44,7 %
Lancers-francs marqués DeMar DeRozan 3 539 tirs
Meilleur pourcentage au lancer-franc José Calderón 87,7 %
Matchs joués DeMar DeRozan 675 matchs
Dernière mise à jour : 15 février 2019
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Joueurs célèbres ou marquantsModifier

EntraîneursModifier

La liste des entraîneurs des Raptors est la suivante[5].

Entraîneurs Dates Matchs Séries éliminatoires
Arrivée Départ Joués Victoires Défaites % Victoires Joués Victoires Défaites % Victoires
Brendan Malone 1996 1996 82 21 61 25,6 %
Darrell Walker 1997 1998 131 41 90 31,3 %
Butch Carter 1998 2000 165 73 92 44,2 % 3 0 3 0,0 %
Lenny Wilkens 2001 2003 246 113 133 45,9 % 17 8 9 47,1 %
Kevin O'Neill 2004 2004 82 33 49 40,2 %
Sam Mitchell 2005 2009 345 156 189 45,2 % 11 3 8 27,3 %
Jay Triano 2009 2011 229 87 142 38,0 %
Dwane Casey 2011 2018 282 142 143 49,6 % 31 13 18 72.2 %
Nick Nurse 2018 - 82 58 24 70,7 % 24 16 8 66,6 %


Logos successifsModifier

Les premiers logos de l’équipe représentent un dinosaure rouge portant un ballon de basket-ball ; ce dinosaure, nommé simplement « The Raptor » est la mascotte de l’équipe. Il n’a pas d’autre surnom, et le nom de son interprète est également inconnu[6].

 
The Raptor en 2007.

Notes et référencesModifier

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. (en) « Raptors become 1st top seed in 49 years to get swept before conference finals », TheScore.com,
  3. a et b « Les Raptors de Toronto champions de la NBA! », sur TVA Nouvelles (consulté le 14 juin 2019)
  4. a et b (en) « Toronto Raptors », sur NBA Stats (consulté le 15 février 2019)
  5. (en) « Toronto Raptors Coach Register », sur www.basketball-reference.com (consulté le 23 mars 2010)
  6. (en-CA) Cathal Kelly, « No mascot, no glory for Toronto Raptors in pre-season home opener », The Toronto Star,‎ (ISSN 0319-0781, lire en ligne, consulté le 1er février 2018)

Liens externesModifier

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