Torbernite

minéral

Torbernite
Catégorie VIII : phosphates, arséniates, vanadates[1]
Image illustrative de l’article Torbernite
Torbernite - Mine de Margabal, Entraygues Aveyron France
Général
Numéro CAS 26283-21-6
Classe de Strunz 8.EB.05
Formule chimique Cu(UO2)2(PO4)2 · 12 H2O
Identification
Masse formulaire 991,71 uma
Couleur vert émeraude ; vert pomme ; vert jaune ; vert noirâtre
Classe cristalline et groupe d'espace Ditétragonale-dipyramidale - 4/mmm
Système cristallin Tétragonal
Réseau de Bravais Centré I
Macle Rare sur [110]
Clivage Parfait sur [001], distinct sur [100]
Cassure Irrégulière
Habitus Massif, cristaux tabulaires
Échelle de Mohs 2 - 2.5
Trait Vert pâle
Éclat Vitreux, perlé
Propriétés optiques
Indice de réfraction nω = 1.590 - 1.592 nε = 1.581 - 1.582
Pléochroïsme Visible
Biréfringence δ = 0.009 - 0.010
Fluorescence ultraviolet Oui
Transparence Transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité 3.2
Propriétés physiques
Magnétisme non
Radioactivité Très forte

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La torbernite est une espèce minérale composée de phosphate d’uranium et de cuivre du groupe de l’autunite pouvant contenir des traces de Ca, Mg et Ba. Les cristaux peuvent atteindre jusqu'à 2,5 cm [2]

Historique de la description et appellationsModifier

Inventeur étymologieModifier

Décrit par Abraham Gottlob Werner en 1793. Dédié au chimiste suédois Torbern Olof Bergman (1735-1784)

TopotypeModifier

Joachimsthal, Krusné Hory, Zapadocesky, Bohème, Tchéquie.

SynonymieModifier

Il existe de nombreux synonymes souvent anciens pour ce minéral [3]:

Caractéristiques physico-chimiquesModifier

Critères de déterminationModifier

CristallochimieModifier

  • Elle sert de référence à un groupe de minéraux isostructuraux qui porte son nom.
Groupe de la torbernite (ou groupe de l'autunite)

CristallographieModifier

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 7,06 Å, c = 20,54 Å, Z = 2; V = 1 023,79 Å3
  • Densité calculé =3.22

Propriétés chimiquesModifier

Lorsqu'elle est totalement hydratée, sa formule chimique générale est :

Cu(UO2)2(PO4)2 · 12 H2O

Par perte de 4 molécules d'eau, elle se transforme progressivement en métatorbernite :

Cu(UO2)2(PO4)2 · 8 H2O

Gîtes et gisementsModifier

Gîtologie et minéraux associésModifier

Gîtologie
  • Dans les granites et dépôts secondaires d’uranium.
Minéraux associés

Gisements producteurs de spécimens remarquablesModifier

En France

Ce site uranifère français qui a produit 60 000 tonnes d’uranium est maintenant épuisé.

Dans le monde

  • Mine de Shinkolobwe (Kasolo Mine), Katanga, Zaïre[7]
  • Steinbach, Johanngeorgenstadt District, Erzgebirge, Saxe, Allemagne[8]
  • Wheal Buller, Redruth, Camborne - St Day District, Cornouailles, Angleterre [9]

Exploitation des gisementsModifier

  • La torbernite est un minerai d’uranium.
  • Dans une moindre mesure elle est très prisée par les collectionneurs en raison de ses cristaux de superbe couleur verte.

PréservationModifier

Comme beaucoup de minéraux hydratés la torbernite se transforme avec le temps en metatorbernite (pseudomorphose) en perdant quatre molécules d’eau. Il convient donc de veiller soigneusement aux conditions hygrométriques pour la conserver intacte le plus longtemps possible.

Remarque sur la radioactivitéModifier

Les collectionneurs doivent être conscients du fort taux de radioactivité de ce minéral tant dans la manipulation que dans le stockage ou l’exposition[10]. Le danger majeur provient de l'inhalation du gaz radon (222Rn) qu'elle dégage en continu. Il ne faut pas la conserver dans les lieux de vie et de travail, mais la stocker dans des endroits bien ventilés et éviter de respirer le radon qu'elle produit. La confiner dans des boîtes étanches aux gaz et transparentes est une alternative également possible, mais ces boîtes devront seulement être ouvertes sous hottes correctement ventilées pour protéger l'opérateur.

Galerie FranceModifier

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Galerie MondeModifier

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Notes et référencesModifier

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. The Handbook of Mineralogy John W. Anthony, Richard A. Bideaux, Kenneth W. Bladh, and Monte C. Nichols, and published by Mineral Data Publishing Volume IV, 2000.
  3. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  4. P.-C. Guiollard (2002), L'uranium du Morvan et du Forez, Ed. P.-C. Guiollard, Fichous(64), 95 pp.
  5. Schwab, P-N. (1998): French Torbernite.[Letters]. Mineralogical Record 29: 493-494
  6. Roland Pierrot, Louis Chauris, Claude Laforêt, François Pillard, Inventaire minéralogique de la France n°9 - Morbihan, Éditions du BRGM, 1980, p. 46-47
  7. Leydet, J.C. (2006). "Shinkolobwe (République Démocratique du Congo)." Le Cahier des Micromonteurs(93): 86-88.
  8. Wittern: "Mineralfundorte in Deutschland", 2001
  9. Embrey & Symes, 1987, 47 - "Minerals of Cornwall and Devon"
  10. http://www.minerals.net/resource/property/radioact.htm