Tonino Benacquista

écrivain français
Tonino Benacquista
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Tonino Benacquista en octobre 2015.
Naissance (58 ans)
Choisy-le-Roi, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman policier, roman, scénarios

Œuvres principales

Tonino Benacquista est un écrivain et scénariste français né à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) le .

BiographieModifier

Tonino Benacquista est issu d’une famille d’émigrés italiens de Broccostella, dans la province de Frosinone (Latium), installée à Vitry-sur-Seine.

Après avoir interrompu ses études de littérature et de cinéma, il enchaîne plusieurs petits métiers, qui se révèlent sources d'inspiration pour ses premiers romans[1], résolument noirs : accompagnateur de nuit aux Wagon-Lits (La Maldonne des sleepings, 1989), accrocheur de toiles dans une galerie d'art contemporain (Trois carrés rouges sur fond noir, 1990), ou parasite mondain (Les Morsures de l'aube, 1992).

Mais c'est grâce à La Commedia des ratés, publié en 1991, et qui rafle trois prix littéraires la même année[1], que Benacquista se fait plus largement connaître du grand public. Des options sont alors prises sur les droits de ses romans. La première adaptation d'un de ses livres voit le jour en 1994 avec La Maldonne des sleepings adapté pour la TV et rebaptisé Couchettes express avec Jacques Gamblin dans le rôle principal.

Il délaisse le genre Noir en 1997 en publiant Saga, un roman mettant en scène quatre scénaristes chargés d'écrire une sitcom bon marché destinée à remplir les quotas de création française d'une chaîne de télévision[2]. Grâce à ce livre, Benacquista entre dans le club fermé des auteurs à succès. Il se diversifie et multiplie les projets : une BD avec Jacques Ferrandez (L'Outremangeur, adaptée au cinéma en 2002), des scénarios pour la télévision (un épisode de Puissance 4 sur France 3), une pièce de théâtre (Un Contrat)[2].

Parallèlement, Benacquista fait son entrée dans le monde du cinéma. Nicole Garcia l'appelle pendant la production de Place Vendôme en 1998 pour lequel il sera consultant, puis c'est au tour de Claude Berri de faire appel à ses services pour coécrire La Débandade en 1999. Pour Le Cœur à l’ouvrage de Laurent Dussaux sorti en 2000, Benacquista s’attaque seul au scénario qui raconte l’histoire d’acteurs, de producteurs et de techniciens de films X qui décident de s’associer pour faire un film grand public. Il cosigne la même année le scénario du téléfilm Les faux-fuyants adapté du roman de Françoise Sagan.

En 2001, son roman Les Morsures de l'aube est adapté au cinéma par Antoine de Caunes. La même année, il coécrit avec Jacques Audiard le scénario de Sur mes lèvres, César du meilleur scénario quelques mois plus tard.

En 2001, Benacquista publie également Quelqu'un d'autre, l'histoire de deux quadragénaires en quête d'identité et qui, à la suite d'un pari, se donnent trois ans pour changer de vie et devenir ceux qu'ils ont toujours rêvé d'être[2]. Nouveau succès critique et public. En 2004, sort à l'écran La Boîte noire de Richard Berry, adaptée d'une de ses nouvelles.

Malavita, sorti en 2004, est l'occasion d'un retour au genre Noir, non sans humour. Le roman raconte les aventures d'une famille de mafieux new-yorkaise contrainte de s'installer en Normandie à la suite du repentir du père dont la tête est mise à prix[2]. La « Malavita » est un des noms donné à la Mafia en Italie. Le roman est adapté au cinéma par Luc Besson avec un casting prestigieux, dont Robert De Niro, Tommy Lee Jones et Michelle Pfeiffer.

En 2004, il cosigne le scénario de De battre mon cœur s'est arrêté de Jacques Audiard. Inspiré de Mélodie pour un tueur (Fingers) de James Toback (ce n'est pas à proprement parler un « remake »), le film remporte de nombreux César en 2006, dont celui du meilleur film et celui de la meilleure adaptation.

En 2008 est publié Malavita encore, suite de Malavita.

En 2010, il scénarise, avec Daniel Pennac, le 74e album de Lucky Luke, Lucky Luke contre Pinkerton.

L'année suivante, toujours chez Gallimard, sort Homo erectus, « qui décrit le désarroi de l'homme contemporain (et, par là même, de la femme). Tous les jeudis soir, à Paris, une centaine d'hommes se réunissent, sur le modèle des Alcooliques Anonymes, chacun racontant l'histoire sentimentale ou sexuelle qui l'a marqué à vie. (...) Benacquista possède une verve hors du commun, une grande capacité à se tenir loin des clichés, une formidable connaissance de l'âme humaine qui lui permet de répertorier les schémas amoureux comme s'il avait vécu mille vies. »[3].

Au fil des années, Benacquista réaffirme son attachement à la nouvelle : La Machine à broyer les petites filles (1999), Tout à l'égo (2001), et Nos gloires secrètes (2013), pour lequel il remporte le Prix de la nouvelle de l'Académie Française et le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres.

ŒuvreModifier

Romans noirsModifier

RomansModifier

Romans pour enfantsModifier

  • Impossible n'est pas français, collection Souris Noire (Syros)
  • Victor Pigeon, collection Souris Noire (Syros)

Anthologie romanesqueModifier

Recueils de nouvellesModifier

NouvelleModifier

Bandes dessinéesModifier

ThéâtreModifier

FilmographieModifier

En tant que scénariste
En tant qu'auteur adapté
Apparitions en tant qu'acteur

RécompensesModifier

Littérature
Bande dessinée
Cinéma

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Tonino Benacquista. Chronologie. », sur www.etudier.com (consulté le 28 décembre 2018).
  2. a b c et d Emilie Grangeray, « Tonino Benacquista, « fictionneur » », Le Monde,‎ .
  3. « Homo erectus de Tonino Benacquista - Livre Roman - Elle », sur elle.fr (consulté le 26 décembre 2019)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Claude Mesplède (dir.), Dictionnaire des littératures policières, vol. 1 : A - I, Nantes, Joseph K, coll. « Temps noir », , 1054 p. (ISBN 978-2-910-68644-4, OCLC 315873251).
  • Michel Abescat, « Tonino Benacquista sur le fil », Le Monde,‎
  • Bruno Corty et Olivier Delcroix, « Un regard nouveau sur la boulimie », Le Figaro,‎
  • Florence Noiville, « La véritable aventure de Tonino Benacquista », Le Monde,‎
  • Jacques Moran, « La métamorphose des quadras - Suspense. Avec Quelqu'un d'autre, Tonino Benacquista campe deux personnages qui changent de personnalité. », L'Humanité,‎
  • Minh Tran Huy, « Tonino Benacquista, le mot et l'image », Le Magazine Littéraire,‎
  • Emilie Grangeray, « Tonino Benacquista, « fictionneur » », Le Monde des livres,‎
  • José-Louis BOCQUET, « Benacquista ne bulle pas », Le Figaro,‎
  • Françoise Monnet, Tonino Benacquista, Daniel Pennac et Achdé, « Lucky Luke, c'est du cinéma ! », Le Progrès,‎
  • Stéphanie Morin, « Benacquista et Pennac dégainent. Lucky Luke contre Pinkerton », La Presse,‎
  • Yves Bergeras, « Benacquista ose séparer les Dalton », Le Droit,‎
  • Thierry Gandillot, « Nos gloires secrètes. Tonino Benacquista donne de ses nouvelles », Les Échos,‎
  • Nathalie Chifflet, « La famille était presque parfaite ; Le crime dans le sang », L'Est Républicain,‎
  • Frédéric Mayet et Tonino Benacquista, « Tonino Benacquista, artisan du romanesque », Midi Libre,‎
  • Alexis Brocas, « Aventureux en diable », Le Magazine Littéraire,‎
  • Vincent Coste, « Tonino Benacquista, d'amour fou », Midi Libre,‎

Liens externesModifier

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