Tom Vilsack

secrétaire à l'Agriculture des États-Unis de 2009 à 2017 et depuis 2021

Tom Vilsack
Illustration.
Portrait officiel de Tom Vilsack (2009).
Fonctions
30e et 32e secrétaire à l'Agriculture des États-Unis
En fonction depuis le
(1 mois et 29 jours)
Président Joe Biden
Gouvernement Administration Biden
Prédécesseur Sonny Perdue

(7 ans, 11 mois et 24 jours)
Président Barack Obama
Gouvernement Administration Obama
Prédécesseur Edward Schafer
Successeur Michael Scuse (intérim)
Sonny Perdue
40e gouverneur de l'Iowa

(7 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection
Réélection 5 novembre 2002
Lieutenant-gouverneur Sally Pederson
Prédécesseur Terry Branstad
Successeur Chet Culver
Biographie
Nom de naissance Thomas James Vilsack
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Pittsburgh (Pennsylvanie, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Hamilton College
Albany Law School (en)
Profession Avocat
Religion Catholicisme

Signature de Tom Vilsack

Tom Vilsack Tom Vilsack
Sceau du département de l'Agriculture (à gauche)
Sceau du gouveneur de L'Iowa (a droite)
Secrétaires à l'Agriculture des États-Unis
Gouverneurs de l'Iowa

Thomas James Vilsack, dit Tom Vilsack, né le à Pittsburgh (Pennsylvanie), est un homme politique et avocat américain. Membre du Parti démocrate, il est gouverneur de l'Iowa entre 1999 et 2007, puis secrétaire à l'Agriculture des États-Unis de 2009 à 2017 durant la présidence de Barack Obama, et de nouveau depuis 2021 sous la présidence de Joe Biden.

En , il se déclare candidat aux primaires démocrates pour l'élection présidentielle de 2008 avant de renoncer début 2007.

BiographieModifier

Né le à Pittsburgh et orphelin, il est adopté en 1951.

Diplômé en droit en 1975, Tom Vilsack exerce la profession d'avocat à Mount Pleasant, la ville natale de son épouse, dans l'Iowa, État agricole du Midwest. En 1987, il est élu maire de Mount Pleasant, une ville de 8 751 habitants.

En 1992, il est élu au Sénat de l'État de l'Iowa, où il est reconnu pour son investissement en tant que législateur dans des réformes en matière sociale et de santé.

En 1998, après 16 années en poste, le gouverneur républicain Terry Branstad décide de ne pas se représenter. Profitant de l'occasion à ne pas avoir à l'affronter, Tom Vilsack se présente à la candidature démocrate.

En , il est élu gouverneur de l'Iowa, premier gouverneur démocrate depuis 30 ans. Il bat le candidat républicain Jim Ross Lightfoot.

Gouverneur, il continue sur la politique sociale qu'il avait soutenu en tant que législateur. Il augmente de 300 % le nombre d'enfants couverts par l'assurance de santé et fait réduire les prix des médicaments pour les plus âgés.

En , il reçoit le prix de la Biotechnology Industry Organization comme « gouverneur de l'année » pour son support de la recherche en biotechnologie[1]. En 2002, il est réélu contre le candidat républicain Doug Gross.

Il s'investit dans la création d'emplois de la nouvelle économie et dégage des fonds nécessaires dans ce sens mais doit aussi faire face à des déficits budgétaires qui se creusent à la suite de la baisse des ressources fiscales. Il a la réputation d'être un démocrate « taxeur » et dépensier. Les dépenses budgétaires ont augmenté de 8 % par an durant ses deux premières années de mandat.

En 2000 et 2004, le nom de Tom Vilsack est souvent évoqué pour la candidature démocrate à la vice-présidence mais à chaque fois, il lui est préféré une autre personnalité.

Il déclare qu'il ne se représenterait pas pour un nouveau mandat de gouverneur en 2006 et le , il annonce officiellement sa candidature à la nomination de son parti pour la présidentielle de 2008.

Le , il renonce officiellement à cette investiture. Il est le premier à se lancer dans la course, annonçant ses intentions le . Cependant, après avoir quitté son poste de gouverneur en janvier et sillonné le pays, il reconnaît avoir du mal à faire le poids face à ses principaux rivaux, Hillary Clinton, Barack Obama et John Edwards, ne réussissant qu'à réunir qu'un peu plus d'1,4 million de dollars pour une campagne qui devrait, selon les experts, coûter quelque 20 millions aux candidats d'ici à .

Malgré son retrait, il reste un élément non négligeable de la campagne. Très engagé dans les énergies alternatives et la lutte contre le réchauffement climatique, Tom Vilsack est également l'un des plus virulents des candidats démocrates à réclamer le retrait d'Irak.

 
Tom Vilsack et le ministre des Sciences et Technologies chinois Wan Gang à Pékin, en .

En , le président élu Barack Obama annonce qu'il le choisit pour être le secrétaire à l'Agriculture dans sa prochaine administration. Il est confirmé à ce poste par le Sénat fédéral le , et restera à ce poste jusqu'en 2017, restant donc titulaire du poste durant les deux mandats de ce dernier.

En , il est nommé survivant désigné par le président Obama lors du discours sur l'état de l'Union.

En 2016, il est cité comme possible candidat du Parti démocrate au poste de vice-président pour la campagne présidentielle de 2016 aux côtés d'Hillary Clinton[2] mais c'est finalement Tim Kaine qui est choisi.

Pendant la présidence Trump à partir de 2017, il rejoint l'industrie comme PDG du lobby laitier (U.S. Dairy Export Council), période pendant laquelle la controversée Biotechnology Industry Organization l'élit « dirigeant de l'année » - gagnant du même coup chez certains militants écologistes le sobriquet de « Mr. Monsanto »[3].

De nouveau nommé secrétaire à l'Agriculture par le président Joe Biden[3], il est confirmé par le Sénat le par 92 voix contre 7[4].

FamilleModifier

Tom Vilsack et son épouse Christie ont deux fils adultes, Jess et Doug.

Historique électoralModifier

GouvernoratModifier

Résultats pour le poste de gouverneur de l'Iowa[5]
Année Tom Vilsack Républicain Réforme NLP Vert Indépendant Libertarien
1998 52,30 % 46,51 % 0,59 % 0,33 % 0,21 %
2002 52,69 % 44,51 % 0,59 % 1,43 % 1,28 %

ControverseModifier

Tom Vilsack a été surnommé « Monsieur Monsanto »[6] suite à l'acceptation de nombreux OGM (Monsanto’s Roundup Ready sugar beets, Monsanto’s Roundup Ready alfalfa[7], Monsanto’s DroughtGard corn et de nombreux autres) par le département de l'agriculture des États-Unis[8].

Ancien lobbyiste pour l’industrie laitière, il gagnait un million de dollars par an pour cette activité. En 2016, Bernie Sanders, figure de l'aile gauche des démocrates, lui reproche d’avoir empêché l'adoption une loi qui exigeait un affichage strict des OGM sur les étiquettes des produits. Il lui est également reproché d'avoir permis aux abattoirs de volailles de remplacer des inspecteurs de l’État par des employés payés par leur entreprise pour contrôler leur production[9].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Iowa's Vilsack Named BIO Governor of the Year », sur BIO (consulté le 14 janvier 2021)
  2. « Quel colistier pour Hillary Clinton ? », sur ouest-france.fr, .
  3. a et b (en) « Biden Chooses Tom “Mr. Monsanto” Vilsack as Agriculture Secretary », sur leftvoice.org, .
  4. (en) « Senate confirms Tom Vilsack to serve again as agriculture secretary », sur CNN,
  5. (en) « Iowa - Governor », sur ourcampaigns.com (consulté le 3 mai 2017).
  6. (en) Jenny Hopkinson, « Sanders supporters on Vilsack: No to 'Mr. Monsanto' », sur POLITICO (consulté le 14 janvier 2021)
  7. (en) « Center for Food Safety | Blog | | New Study Finds Genetically Engineered Alfalfa Has Gone Wild, Exposing Failure of “Coexiste », sur Center for Food Safety (consulté le 14 janvier 2021)
  8. (en) « Back to the Future with Tom Mr. Monsanto Vilsack - Part I », sur www.organicconsumers.org (consulté le 14 janvier 2021)
  9. « L'équipe de Jo Biden pour l'environnement : verte, mais pas tant que ça », sur Reporterre, le quotidien de l'écologie,