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Tibétologie

étude du Tibet
(Redirigé depuis Tibétologue)

La tibétologie (tibétain : བོད་རིག་པ་, Wylie : bod-rig-pa) est l'étude des sujets concernant le Tibet, c'est-à-dire la société tibétaine, l'histoire du Tibet, le bouddhisme tibétain, la langue tibétaine, l'anthropologie, la politique, l'économie, l'éducation, le droit, etc., mais aussi les collections d'objets tibétains importants aux plans historique, culturel, religieux et artistique, c'est-à-dire statues, autels, icônes et écritures saintes du bouddhisme, broderies, peintures et tapisseries de type thangka, bijoux, masques et autres objets de l'art et de l'artisanat tibétains.

Sommaire

DéfinitionsModifier

Dans son étude sur la pratique de la tibétologie en Australie, à Hong Kong et à Singapour publiée en 2011, le sinologue australien Colin Mackerras (en) définit les études tibétaines (autre appellation de la tibétologie) comme étant l'étude des Tibétains et/ou des zones tibétaines de Chine menée par des chercheurs poursuivant des activités de recherche ou d'enseignement rémunérées dans le cadre d'un établissement universitaire ou d'une institution muséologique[1]. Par Tibétains, il faut entendre principalement, mais non exclusivement, les personnes vivant dans les territoires tibétains reconnus par la communauté internationale comme faisant partie de la Chine[2]. L'époque considérée pour ces études tibétaines couvre les XXe et XXIe siècles sans complètement exclure les périodes antérieures[3]. Les centres d'intérêt concernés sont l'histoire, la religion, l'anthropologie, le langage, l'économie politique, le droit, l'éducation, les relations internationales et la philosophie[4].

Pour Marianne Winder, conservatrice des manuscrits et publications orientales à l'institut Wellcome, la tibétologie, ainsi qu'elle la définit en 1984 dans Bulletin of Tibetology, est une discipline d'étude qui s'intéresse à la langue classique, la langue populaire et les dialectes, la littérature tibétaine, la géographie du Tibet et de ses voisins, l'histoire, la peinture, l'architecture, la musique, la médecine, l'astronomie, l'astrologie et l'anthropologie tibétaine. Ces sujets ne peuvent pas être étudiés isolément, certains d'entre eux étant reliés à la tradition sanskrit de l'Inde et d'autres traditions, comme pour la médecine qui s'est propagée à la sphère culturelle mongole. Peu d'anthropologues occidentaux ont pu travailler au Tibet, et à la place, ils ont étudié des régions comme le Ladakh, le Sikkim, le Népal et le Bhoutan, leurs langues et leurs coutumes. Tous ces sujets sont liés à la religion, bön ou bouddhiste, en raison des circonstances politiques et historiques particulières du Tibet[5].

Selon Erberto Lo Bue, le tibétologue parle et écrit le tibétain vernaculaire et lit le tibétain littéraire. Enfin, selon Gerald Roche, il publie dans des revues universitaires ou savantes à comité de lecture.

Pour le tibétologue Jean-Luc Achard, il y a, au sein de la tibétologie moderne, des tibétologues exclusivement tibétologues, des tibétologues indianistes et des tibétologues sinologues[6].

HistoriqueModifier

 
Le Hongrois Sándor Kőrösi Csoma fondateur de la tibétologie.

À l'invitation du roi, le jésuite Antonio de Andrada (1580-1634) et quelques autres établirent un poste missionnaire et une petite église à Tsaparang en 1626, dans le royaume de Gugé (Tibet de l'Ouest). Quand le royaume fut envahi par le roi du Ladakh en 1631, la mission fut détruite[7].

Un siècle plus tard, un autre jésuite, l'Italien Ippolito Desideri (1684-1733), fut envoyé au Tibet et reçut la permission de résider à Lhassa où il passa 5 ans, de 1716 à 1721, et habita un monastère tibétain, étudiant la langue, la religion des lamas et d'autres aspects culturels tibétains[8]. Il publia quelques livres en tibétain sur la doctrine chrétienne. À cause d'un conflit de juridiction (la mission ayant été confiée aux Capucins et non aux jésuites), Desideri dut quitter le Tibet et retourner en Italie, où il passa le reste de sa vie à publier ses Notes Historiques sur le Tibet. Elles furent publiées en 4 volumes, sous le titre de Opere Tibetane (Rome; 1981-1989)[9]. Desideri pourrait être considéré comme le premier tibétologue et il a fait beaucoup pour faire connaître le Tibet en Europe. Desideri était cependant un pionnier, et comme tel, il a produit des « observations » sur le Tibet, un travail qu'il fit avec objectivité et sympathie, mais pas toujours avec une parfaite précision.

Le Hongrois Sándor Kőrösi Csoma (1784-1842) est considéré comme le fondateur de la tibétologie, il a rédigé le premier dictionnaire tibétain - anglais[10]. Philippe-Édouard Foucaux (1811-1894) serait le premier tibétologue français. Après avoir appris en autodidacte le tibétain, il devient, en 1842, le premier professeur de tibétain à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). En 1858, il est l'auteur d'une grammaire tibétaine en français[11],[12].

La France est, avec la Russie, le premier lieu en Occident où le tibétain a été enseigné à l'université (depuis 1842 aux Langues Orientales)[13].Les publications du diplomate britannique Charles Alfred Bell ont contribué à l'établissement de la tibétologie comme discipline universitaire. Au nombre des plus grands tibétologues du XXe siècle, on peut citer les Britanniques Hugh E. Richardson, Frederick William Thomas, David Snellgrove, Michael Aris et Richard Keith Sprigg, les Italiens Giuseppe Tucci et Luciano Petech, les Français Jacques Bacot, Rolf Alfred Stein, Alexandra David-Néel, Marcelle Lalou, Paul Pelliot, les Allemands Dieter Schuh et Klaus Sagaster et enfin le Gréco-danois Pierre de Grèce.

Matthew Kapstein indique que jusque dans les années 1970, dans la communauté des tibétologues, il est « plus ou moins tenu pour acquis que chacun se devait d'être familier avec tout ce qui touchait au Tibet: de l'histoire à l'anthropologie, en passant par l'art, la médecine, la littérature, la philosophie et la religion ». Puis les tibétologues se sont spécialisés, intervenant dans des sous-disciplines, avec quelquefois peu d'opportunité d'échanger entre elles[14]. Ainsi quand l'Association internationale des études tibétaines (International Association for Tibetan Studies, IATS) est créée à Oxford au Royaume-Uni, les chercheurs internationaux spécialistes du Tibet, se réunissaient dans une simple salle de conférence. Cette réunion se traduisit par une « modeste publication ». Par contre le colloque de Leyde, aux Pays-Bas, en 2000, est suivi de la publication de dix volumes de recherches spécifiques et innovantes[14].

En OccidentModifier

Depuis quelques décennies, notamment dans les pays anglo-saxons, l'étude du Tibet et la tibétologie s'ouvrent aux autres disciplines, donnant des travaux ayant une approche interdisciplinaire. Cela apparaît très nettement dans les conférences régulières de l'IJATS l'International Association of Tibetan Studies (JIATS), qui se tiennent tous les trois ans dans différentes villes du monde.

Comme exemple de chercheurs sur le Tibet, on peut mentionner l'anthropologue américain Melvyn Goldstein, qui a fait des recherches et des publications réputées sur les questions lexicales, les nomades tibétains et l'histoire moderne du Tibet. D'autres encore sont Robert Barnett, Matthew Kapstein, Elliot Sperling, Alex McKay, Geoffrey Samuel, Alexander Berzin, Katia Buffetrille.

En FranceModifier

L'école française de tibétologie est connue dans le monde entier pour la qualité de ses recherches[13].

Le professeur Dagpo Rinpoché et Thoupten Phuntshog, des érudits tibétains, s'installent en France en 1960. Ils font partie des lamas invités par la Fondation Rockefeller à ouvrir cinq centres d’études sur le Tibet en Europe au Danemark, en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France. Les objectifs déclarés de la Fondation sont d’aider les tibétologues de ces pays. Dagpo Rinpoché est attaché au professeur R.A. Stein avec qui il travaille plusieurs années à l'École pratique des hautes études. La plupart des tibétologues savaient alors lire des textes anciens, mais ignoraient la prononciation, qu'il leur a enseigné, avant d'obtenir un poste d'enseignement indépendant à l'Institut national des langues et civilisations orientales. En France, le cours de langue tibétaine n'a débuté qu'en 1964. Comme il n'existait aucune méthode pour enseigner la langue, Stein suggère à Dagpo Rinpoché d'utiliser la même méthode qu'il utilisait pour la langue chinoise. Finalement, de plus en plus d'étudiants se sont inscrits et un programme d'études approprié est élaboré[15].

Pour promouvoir la recherche en tibétologie et participer à l'édition et la réédition d'ouvrages en tibétain à la suite de l'exil de savants tibétains après 1959, l'institut d'études tibétaines (IET) est créé en 1974 par Rolf Alfred Stein au Collège de France à Paris[16]. En 2016, Françoise Wang-Toutain en est la directrice[17].

Deux chaires sont consacrées aux études tibétaines à l'École pratique des Hautes Études, trois équipes du CNRS comptent des tibétologues, cinq grandes bibliothèques de recherche en France possèdent des fonds tibétains importants et la BNF est en possession d'une partie des manuscrits de Dunhuang, premiers documents historiques en langue tibétaine (VIIIe-Xe siècles)[13].

C'est aussi pour promouvoir la recherche en tibétologie que la Société française d'études du monde tibétain (SFEMT) est fondée en 2012. Elle entend divulguer les recherches en cours de ses adhérents, organise des conférences et un colloque biennal[18]. Elle a son siège à la Maison de l'Asie, avenue du Président-Wilson à Paris[19]. Françoise Robin en a été la présidente de 2012 à 2016, Nicolas Sihlé lui a succédé[20].

Le Centre de recherche sur les civilisations de l'Asie orientale (CRCAO), une unité mixte de recherche du CNRS fondée en 2006, domiciliée aux instituts d’Extrême-Orient du Collège de France comporte une équipe intitulée « Tibet, Bhoutan, aire culturelle tibétaine » et édite depuis 2002 la Revue d'Études Tibétaines.

En ChineModifier

Selon China Tibet Online (en), la Chine compte plus de 100 institutions tibétologiques[21] et plus de cinq mille chercheurs[22].

Créé en 1986 à Pékin, le Centre de recherche tibétologique de Chine comprend plusieurs instituts. En outre, le Centre gère une maison d'édition, un bureau de correction du Tripitaka tibétain à Chengdu[23], un centre médical et une bibliothèque[24].

L'Académie des sciences sociales de la région autonome du Tibet est la plus grande institution de recherche tibétologique du Tibet. Fondée le 5 août 1985, elle comprend plusieurs instituts. Elle gère une maison d'édition pour les archives et les livres anciens en tibétain[25]. Elle réunit 127 chercheurs, dont 95 Tibétains, 20 Hans et 6 représentants d'autres ethnies. L'Académie joue un rôle important dans la recherche. Elle a achevé la compilation de plusieurs ouvrages majeurs.

Le prix Qomolangma de tibétologie[26], créé en 2006[27] et décerné à quatre reprises, est le prix de tibétologie le plus prestigieux en Chine. Approuvé par le Conseil des affaires de l'État de la république populaire de Chine, il est organisé conjointement par le Centre de recherche tibétologique de Chine et par l'Association chinoise pour la préservation et le développement de la culture tibétaine[28], et son attribution est révisée par l'ensemble de la communauté tibétologique de Chine[21].

Le bouddhologue américain, John Powers, rapporte que lors d'une conférence importante sur la tibétologie qui se tint en juin 2000, Zhao Qizheng, alors directeur du State Council Information Office (en), informa les universitaires présents, qu'ils étaient censés jouer un rôle de premier plan dans la production de la forme de propagande que le gouvernement juge utile dans son travail idéologique, notamment pour influer sur l'avis des étrangers[29].

En IndeModifier

Article connexe : Catégorie:Tibétologue indien.

TibétologuesModifier

La liste ci-dessous présente des tibétologues et spécialistes du Tibet en précisant leurs domaines d'activités. Des informations plus précises sont données dans les pages dédiées.

Tibétophones et sinophonesModifier

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Langue Pays Nom Tibétain Littérature Culture Art Musique Histoire Religion Philosophie Voyageur THL CTRC
Buchung, Yarlung Yarlung Buchung      
Chöphel, Gendün Gendün Chöphel        
Dhondup, Yangdon Yangdon Dhondup        
Dorje, Drongbu Tsering Drongbu Tsering Dorje        
Gyalpo, Tsering Tsering Gyalpo        
Jiatso, Könchok Könchok Jiatso        
Karmay, Samten G. Samten G. Karmay    
Lhamo, Rinchen Rinchen Lhamo  
Lotsawa, Gö Gö Lotsawa    
Li Fang-Kuei  
Ngapo, Jigmé Jigmé Ngapo    
Norbu, Dawa Dawa Norbu  
Norbu Rinpoché, Namkhai Namkhai Norbu Rinpoché          
Phagspa  
Phuntshogs, Lhagpa Lhagpa Phuntshogs        
Rinpoché, Dezhung Dezhung Rinpoché    
Shakabpa, Tsepon W. D. Tsepon W. D. Shakabpa[31]  
Shakya, Tsering Tsering Shakya  
Taranatha  
Trinley, Dungkar Lobsang Dungkar Lobsang Trinley      
Tsering, Tashi Tashi Tsering    
Tseten, Lhakpa Lhakpa Tseten          
Tseten, Dorje Dorje Tseten    
Wang Lixiong[Information douteuse] [?]    
Woeser, Tsering Tsering Woeser[Information douteuse] [?]        
Xerab Nyima    
Yuan Zhou    

AnglophonesModifier

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Langue Pays Noms Tibétain Littérature Culture Art Musique Histoire Religion Philosophie Voyageur Aide Évangélisateur THL
ang. CAN McLeod, Roderick Roderick McLeod  
ang. CAN Mullin, Glenn H. Glenn H. Mullin                
ang. CAN Verhaegen, Ardy Ardy Verhaegen  
ang. IRL Everson, Michael Michael Everson  
ang. UK Aris, Michael Michael Aris      
ang. UK Bailey, Frederick Marshman Frederick Marshman Bailey    
ang. UK Barnett, Robert Robert Barnett[32]        
ang. UK Bell, Charles Charles Bell[33]        
ang. UK Bogle, George George Bogle  
ang. UK Brooke, John Weston John Weston Brooke  
ang. UK Bull, Geoffrey Geoffrey Bull    
ang. UK Farrer, Reginald Reginald Farrer  
ang. UK French, Patrick Patrick French[Information douteuse] [?]  
ang. UK Ford, Robert W. Robert W. Ford[Information douteuse] [?]  
ang. UK Forrest, George George Forrest  
ang. UK Griffiths, Percival Percival Griffiths  
ang. UK Hooker, Joseph Dalton Joseph Dalton Hooker  
ang. UK King, Louis Magrath Louis Magrath King        
ang. UK Pallis, Marco Marco Pallis        
ang. UK Patterson, George George Patterson    
ang. UK Ramble, Charles Charles Ramble      
ang. UK Richardson, Hugh Hugh Richardson    
ang. UK Schaik, Sam van Sam van Schaik          
ang. UK Snellgrove, David David Snellgrove          
ang. UK Keith Sprigg, Richard Richard Keith Sprigg  
ang. UK Thomas, Frederick William Frederick William Thomas      
ang. UK Wilson, Maurice Maurice Wilson  
ang. UK Younghusband, Francis Francis Younghusband  
ang. UK Waddell, Laurence Laurence Waddell    
ang. USA Baker, Harold Harold Baker  
ang. USA Beckwith, Christopher Christopher Beckwith  
ang. USA Berzin, Alexander Alexander Berzin          
ang. USA Carson, Susie  
ang. USA Goldstein, Melvyn Melvyn Goldstein      
ang. USA Gyatso, Janet Janet Gyatso    
ang. S[34] Heller, Amy Amy Heller[35]    
ang. USA Hopkins, Jeffrey Jeffrey Hopkins      
ang. USA Goodman, Michael Harris Michael Harris Goodman  
ang. USA Grunfeld, Tom Tom Grunfeld  
ang. USA Kapstein, Matthew Matthew Kapstein[36]          
ang. USA Kelder, Peter Peter Kelder  
ang. USA Kornman, Robin Robin Kornman      
ang. USA Lopez, Jr., Donald Sewell Donald Sewell Lopez, Jr.        
ang. USA Matisoff, James James Matisoff  
ang. USA Miller, Roy Andrew Roy Andrew Miller    
ang. USA Powers, John John Powers    
ang. USA Reynolds, John John Reynolds        
ang. USA Seyfort Ruegg, David David Seyfort Ruegg        
ang. USA Silk, Jonathan Jonathan Silk    
ang. USA Smith, E. Gene E. Gene Smith          
ang. USA Smith Jr, Warren W. Warren W. Smith Jr  
ang. USA Sperling, Elliot Elliot Sperling[37]    
ang. USA Thurman, Robert Robert Thurman      
ang. USA Wayman, Alex Alex Wayman        
ang. USA Wallace, Alan Alan Wallace        
ang. USA Wedemeyer, Christian Christian Wedemeyer      
ang. USA Wylie, Turrell Turrell Wylie  

FrancophonesModifier

 
Alexandra David-Néel première femme européenne à pénétrer dans Lhassa
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Fra. B David-Néel, Alexandra Alexandra David-Néel [38]    [N 1]
Fra. B Franck, Martine Martine Franck    
Fra. B Give, Michel de Michel de Give    
Fra. B Harlez, Charles de Charles de Harlez  
Fra. B Lamotte, Étienne Étienne Lamotte    
Fra. F Arpi, Claude Claude Arpi[Information douteuse] [?]  
Fra. F Bacot, Jacques Jacques Bacot[39]      
Fra. F Bernot, Lucien Lucien Bernot  
Fra. F Blondeau, Anne-Marie Anne-Marie Blondeau[40]        
Fra. F Buffetrille, Katia Katia Buffetrille[41]        
Fra. F Chayet, Anne Anne Chayet[41]      
Fra. F Donnet, Pierre-Antoine Pierre-Antoine Donnet    
Fra. F Feer, Léon Léon Feer[42]   [N 2]        
Fra. F Filliozat, Jean Jean Filliozat  
Fra. F Foucaux, Philippe-Édouard Philippe-Édouard Foucaux[11]    
Fra. F Gabet, Joseph Joseph Gabet    
Fra. F Huc, Évariste Évariste Huc    
Fra. F Jaubert, Pierre Amédée Pierre Amédée Jaubert  
Fra. F Lalou, Marcelle Marcelle Lalou[43]        
Fra. F Levenson, Claude Claude Levenson[44].        
Fra. F Meyer, Fernand Fernand Meyer[45]  
Fra. F Migot, André André Migot    
Fra. F Peissel, Michel Michel Peissel      
Fra. F Pelliot, Paul Paul Pelliot[46]      
Fra. F Pommaret, Françoise Françoise Pommaret[47]      
Fra. F Ricard, Matthieu Matthieu Ricard[Information douteuse] [?]              
Fra. F Riencourt, Amaury de Amaury de Riencourt  
Fra. F Stein, Rolf Rolf Stein[48]  
Fra. F Tournadre, Nicolas Nicolas Tournadre      
Fra. F Toussaint, Gustave-Charles Gustave-Charles Toussaint[49]      
Fra. S Malan, Solomon Solomon Malan  
Ang. / Dan. / Fra. / Grec D / G Grèce, Pierre de Pierre de Grèce      

De langues indo-européennesModifier

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hin./ang. IND Anand, Dibyesh Dibyesh Anand  
hin./ang. IND Chandra, Lokesh Lokesh Chandra        
ben./ang. IND Das, Sarat Chandra Sarat Chandra Das      
hin./ang. IND Kranti, Vijay Vijay Kranti    
hin./ang. IND Mishra, Pankaj Pankaj Mishra    
hin./ang. IND Sankrityayan, Rahul Rahul Sankrityayan      
hin./ang. IND Seth, Vikram Vikram Seth  
hin./ang. IND Sharma, Swarn Lata Swarn Lata Sharma  
hin./ang. IND Singh, Krishna Krishna Singh  
hin./ang. IND Singh, Mani Mani Singh  
hin./ang. IND Singh, Nain Nain Singh    
hin./ang. IND Singh, Sadhou Sundar Sadhou Sundar Singh    

JaponophonesModifier

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Jap. JP Aoki, Bunkyo Bunkyo Aoki      
Jap. JP Ishihama, Yumiko Yumiko Ishihama          
Jap. JP Kawaguchi, Ekai Ekai Kawaguchi      
Jap. JP Yamaguchi, Zuiho Zuiho Yamaguchi            

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. En 1924, Alexandra David-Néel est la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet.
  2. Léon Feer devint professeur à l'École des langues orientales en 1864, succédant à Philippe-Édouard Foucaux à la Chaire de tibétain.

RéférencesModifier

  1. (en) Colin Mackeras, Tibet studies in Australia, Hong Kong and Singapore, in Asian Ethnicity, 2011, Volume 12, 2011 - Issue 3 : Special Issue : Tibetan Studies in Comparative Perspective, p. 265-283 : « The definition of Tibet studies in those places is the study of Tibetan people and/or of the Tibetan areas of China undertaken by scholars holding paid positions on the staff of universities in the specified places at the time this article was prepared. »
  2. Colin Mackeras, op. cit. : « The Tibetan people studied refer mainly but certainly not exclusively to those living in territories recognized by the present international community as part of China. »
  3. Colin Mackeras, op. cit. : « The emphasis of the Tibet studies themselves is on the twentieth and twenty-first centuries, but does not exclude earlier periods altogether. »
  4. Colin Mackeras, op. cit. : « The disciplinary focus is on history, religious studies, anthropology, language studies, political economy, law, education studies, international relations, and philosophy. »
  5. (en) Marianne Winder, Buddhism and Tibetology, Bulletin of Tibetology, 1984, N 1 à 3, p. 10, reproduit sur le site Tibetan and Himalayan Library : « Tibetology, that is, the various disciplines dealing with Tibet, and its neighbours, as such, is a young subject of study. It includes work on the Tibetan language— classical and collequial and dialects, Tibetan literature, the geography of Tibet and its neighbours, history, painting, architecture, music, medicine, astronomy and astrology and anthropology. Most of those subjects cannot be studied in isolation because some of them are connected with the Sanskrit tradition in India and other traditions, as for instance medicine which has spread to the Mongolian cultural environment. Few anthropologists have been able to work in Tibet Itself, and instead they have made special studies of regions like Ladakh, Sikkim, Nepal and Bhutan, with their languages and customs. All of these subjects are in some way corrected with religion, Bon or Buddhist, because of the special political and historical circumstances of Tibet. »
  6. Jean-Luc Achard, Forum Tibetan Studies, la sino-tibétologie.
  7. (en) C. Wessels, Early Jesuit travellers in Central Asia (1603-1721), The Hague, Martinus Nijhoff, 1924 (réimprimé en 1992), p. 43-93, repris par John MacGregor, Tibet: A Chronicle of Exploration, Routledge & Kegan Paul, London, 1970, p. 34-39 (OCLC 97328).
  8. Alexandra David-Néel, Voyage d'une Parisienne à Lhassa, édition Omnibus de 1994, p. 280-282.
  9. Voir notamment (en) An Account of Tibet, the travels of Ippolito Desideri of Pistoia, 1712-1727, edited by Filippo de Filippi, with an introduction by C. Wessels, London, G. Routledge and sons, 1937.
  10. Sándor Kőrösi Csoma
  11. a et b Bernard Le Calloc'h Un Angevin oublié : Philippe- Edouard Foucaux, le premier tibétologue français Bibliothèque universitaire des langues et civilisations
  12. Foucaux, Philippe-Édouard
  13. a b et c Katia Buffetrille, Françoise Robin, Heather Stoddard,Trois tibétologues dénoncent les sorties de Raffarin et Copé, L'OPBS, 5 janvier 2011.
  14. a et b Matthew Kapstein, Les Tibétains Traduit de l'anglais par Thierry Lamouroux, Paris, Les Belles Lettres, 2015, p. 13 Préface à l'édition anglaise
  15. (en) Claude Arpi, Tibet studies, Asian Ethnicity (en) , Volume 12, 2011 - Issue 3, p. 235-248
  16. http://www.college-de-france.fr/site/etudes-tibetaines/index.htm
  17. Le Dalaï Lama, hôte toujours encombrant pour les pays l'accueillant, Radio Vatican, 15 septembre 2016
  18. http://www.inalco.fr/langue/tibetain
  19. http://www.sfemt.fr/sfemt/contact/
  20. http://www.sfemt.fr/sfemt/conseil-dadministration/
  21. a et b « Chinese Tibetology researchers exceeds 5000 - Culture & Religion - Tibetol », sur en.tibetol.cn (consulté le 10 juin 2018)
  22. « China has more than 5,000 Tibetology researchers - Xinhua | English.news.cn », sur www.xinhuanet.com (consulté le 10 juin 2018)
  23. Publication de livres anciens et de documents de tibétologie(1), site L[a] tibétologie en Chine
  24. (en) An Introduction to China's Tibetology of the English Edition.
  25. Les institutions de recherche tibétologique (1), site L[a] tibétologie en Chine
  26. En anglais, The China Tibetology Qomolangma Award.
  27. « China's Tibet Facts & Figures 2007_china.org.cn », sur www.china.org.cn (consulté le 10 juin 2018)
  28. « CICEF donates five million yuan to support Chinese Tibetology research- People's Daily Online », sur chinatibet.people.com.cn (consulté le 10 juin 2018)
  29. (en) John Powers, The Buddha Party: How the People's Republic of China Works to Define and Control Tibetan Buddhism, Oxford University Press, 2016, (ISBN 0199358176 et 9780199358175), p. 25 : « An example of this dynamic is a major conference on Tibetology convened in June 2000. In his keynote address, Zhao Qizheng (b. 1940), then director of the State Council's Information Office, informed the assembled academics that they were expected to play a leading role in producing the sort of propaganda the government regards as useful in its ideological work, particularly with regard to changing the opinions of foreigners. »
  30. (en) « Digital Himalaya: Bulletin of Tibetology », sur www.digitalhimalaya.com (consulté le 10 juin 2018)
  31. « Wikiwix's cache », sur archive.wikiwix.com (consulté le 10 juin 2018)
  32. Elisabeth Allès et Françoise Robin L'impasse au Tibet
  33. (en) Charles Alfred Bell Diplomat and Tibetologist
  34. S. W. I. swissinfo.ch et a branch of the Swiss Broadcasting Corporation, « La Suisse parle une langue qui n'est pas de bois », sur SWI swissinfo.ch (consulté le 9 juin 2019)
  35. People in THL: Amy Heller
  36. Réseau chercheur Népal
  37. Katia Buffetrille Actes du colloque du 24 mai 2014 Palais du Luxembourg Site du Sénat, Groupe d'information internationale sur le Tibet
  38. Alexandra David-Néel Dictionnaire Larousse
  39. Marcelle Lalou Jacques Bacot (1877-1965)
  40. La situation s'empire au Tibet Le Monde des religions
  41. a et b Françoise Aubin Écrits récents sur le Tibet et les Tibétains Les Cahiers du CERI no 6 - 1993
  42. Annick Fenet, Pierre-Sylvain Filliozat et Eve Gran-Aymerich La Société asiatique, une société savante au cœur de l’orientalisme français
  43. Marcelle Lalou et l'arrivée des manuscrits tibétains de Dunhuang à la Bibliothèque nationale de France : genèse d'une collection orientale au Département des Manuscrits BNF, 13 avril 2016
  44. Bruno Philip Claude Levenson, tibétologue Le Monde, 17 décembre 2010
  45. Erberto Lo Bue Fernand Meyer Gso-ba rig-pa. Le système médical tibétain Arts asiatiques, année 1984, volume 39, Numéro 1, p. 116-117
  46. Association Française des Amis de l’Orient « M. Paul Pelliot : sinologue, tibétologue et Professeur au Collège de France »
  47. Isabelle Charleux Tibet. Une civilisation blessée, Françoise Pommaret, coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 427) « 1Françoise Pommaret, tibétologue et éminente spécialiste du Bhoutan, nous livre un petit ouvrage synthétique, très bien illustré, sur l’histoire et la civilisation du Tibet. »
  48. Études tibétaines « L'Institut d'Études Tibétaines (IET) a été fondé en 1974 par Rolf Alfred Stein (1911-1999), tibétologue et sinologue, Professeur au Collège de France de 1965 à 1981. »
  49. Dominique Gournay Pour une poétique de Thibet de Victor Segalen

BibliographieModifier

  • Philip Caraman: Tibet; the Jesuit century, Saint-Louis (États-Unis), Institute of Jesuit sources, 1997, 154p.
  • Tsering Shakya, The Development of Modern Tibetan Studies, in Robert Barnett's Resistance and Reform in Tibet, University of Indiana Press, Bloomington/Indianapolis, 1994 (ISBN 0-253-31131-4), S. 1–14.
  • Bernard Le Calloc'h, Un Angevin oublié, Philippe-Edouard Foucaux, le premier tibétologue français, Archævs, Studies in History of Religions, n° V, 2001, p. 27-66.

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