Thomas de Quincey

écrivain britannique
Thomas de Quincey
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Thomas de Quincey
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
ÉdimbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
St Cuthbert's Church (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Thomas Quincey (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Elizabeth Penson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Henry de Quincey (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Paul Frederick de Quincey (en)
Florence Elizabeth De Quincey (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Archives conservées par
Bibliothèque de l'université de Leeds (d) (BC MS 19c De Quincey)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Thomas de Quincey
Signature

Thomas de Quincey (Manchester, Édimbourg, ), est un écrivain britannique connu notamment pour Confessions d'un mangeur d'opium anglais (1822).

BiographieModifier

 
The Logic of Political Economy, 1844

Thomas de Quincey naît au 86 Cross Street, dans la ville industrielle de Manchester (Lancashire). Peu après sa naissance, ses parents emménagent à La Ferme puis rapidement s'installent dans une ferme plus grande à Chorlton-on-Medlock, près de Manchester. Son père, marchand notable féru de littérature, meurt alors que Thomas n'a que 8 ans. En 1796, 3 ans après ce décès, sa mère, Elizabeth Penson, décide de quitter Manchester pour Bath. Là, Thomas est envoyé à la King Edward's School à Birmingham. De nature faible et souvent malade, Thomas est un enfant solitaire, à la différence de son frère aîné William, fauteur de troubles. Leur mère, qui compte parmi ses amies Hannah More, est une femme intelligente et de caractère, semblant plutôt inspirer la crainte que l'amour à ses enfants. Elle les élève sévèrement, retirant Thomas de la King Edward's School après trois ans d'études, craignant qu'il ne devienne trop instruit. Le jeune garçon est envoyé dans un établissement au niveau d'instruction bien moins bon, la Manchester Grammar School, et il semblerait que c'est à cette période, en 1799, qu'il lit pour la première fois les Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge qu'il rencontrera l'un et l'autre plus tard.

En 1792, à 17 ans, Thomas De Quincey s'enfuit de la Manchester Grammar School pour rejoindre le Pays de Galles.

Élève brillant, il écrit en [...][à recycler] Avant de rentrer chez lui, il mène une vie misérable à Londres. Réduit à la mendicité, affaibli, il s'évanouit un jour dans la rue, et est alors recueilli par une jeune prostituée de seize ans, Ann. Cependant, il la perd sans recours en manquant l'un de ses rendez-vous ; par la suite, son souvenir continuera de hanter son esprit. C'est durant ses années d'études au Worcester College d'Oxford que Quincey découvre l'opium, dont il fait d'abord un usage strictement thérapeutique, pour apaiser ses douleurs à l'estomac.

En 1807, il devient ami intime de Coleridge, qui le fait entrer dans le cercle des Poètes du Lac, où il fait la connaissance entre autres de William Wordsworth. Il les rejoint pour quelque temps dans la région du Lake District.

Entre 1812 et 1813, il consomme régulièrement de l'opium, mais il arrive à contrôler ses doses. Il épouse Margaret Simpson, fille de fermier, qui lui donne six enfants (il sera veuf en 1837).

Ayant dilapidé sa fortune personnelle, il se lance dans une carrière de journaliste, qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille pour les trente années à venir.

En 1816, il s'installe à Édimbourg. Il devient totalement dépendant de l'opium, ce qui lui inspire les Confessions d'un mangeur d'opium anglais (1822)[1] où il s'analyse lucidement face à la drogue. Cet ouvrage est traduit par Alfred de Musset et repris/commenté par Baudelaire dans Les paradis artificiels pour décrire les répercussions physiques et mentales de la prise d'opium.

Il est aussi évoqué dans le poème « Cors de chasse » d'Apollinaire, dans Alcools.

En 1827, De Quincey publie De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts, dans lequel des érudits devisent d'affaires criminelles comme s'il s'agissait de chefs-d’œuvre et élaborent les critères « esthétiques » d'un « bel » assassinat.

ŒuvresModifier

  • Jeanne d'Arc, éditeur Stalker, Paris, 2007 (traduction française)
  • Confessions of an English Opium Eater, 1822 (Confessions d'un mangeur d'opium anglais)
  • On the Knocking at the Gate in Macbeth, 1823
  • Walladmor, 1825
  • Murder Considered as One of the Fine Arts, 1827 (De l'Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts)
  • Klosterheim, or The Masque, 1832
  • Lake Reminiscences, 1834-40
  • The Logic of Political Economy, 1844
  • Suspiria de Profundis, 1845 (ou 1846 ?)
  • The Spanish Military Nun, publiée dans les numéros de mai, juin et du Tait´s Edinburgh Magazine.
  • The English Mail Coach, 1849
  • Autobiographical Sketches, 1853
  • Selections Grave and Gay, from the Writings, Published and Unpublished, by Thomas De Quincey, 1853-1860 (14 vol.)
  • Collected Writings, 1889
  • Uncollected Writings, 1890
  • The Posthumous Works, 1891-93
  • Memorials, 1891
  • Literary Criticism, 1909
  • The Diary, 1928
  • Selected Writings, 1937
  • Recollections of the Lake Poets, 1948 (written 1830-40)
  • New Essays, 1966
  • Literarische Portraits — Schiller, Herder, Lessing, Goethe

En françaisModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Sur la structure du roman fondée sur la prégnance de paradigmes repris dans les motifs de la fugue et du palimpseste, voir Yann Tholoniat, « Thomas de Quincey et le paradigme perdu », in Lectures d'une œuvre, Confessions of an English Opium-Eater – Thomas de Quincey, Paris, Éditions du Temps, 2003, pages 93-106.

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