Thomas FitzGerald de Laccagh

Thomas FitzGerald
Allégeance White Rose Badge of York.svg Maison d'York
Conflits Guerre des Deux-Roses
Faits d'armes Bataille de Stoke
Autres fonctions Lord Chancelier d'Irlande
Biographie
Naissance vers 1458
Décès
East Stoke (Nottinghamshire)
Père Thomas FitzGerald
Mère Joan FitzGerald
Conjoint Elizabeth Preston
Enfants Maurice FitzGerald
Margaret FitzGerald
Isabella FitzGerald

Image illustrative de l’article Thomas FitzGerald de Laccagh

Thomas FitzGerald de Laccagh (vers 1458 - ) est un noble irlandais qui est Lord Chancelier d'Irlande sous les règnes des rois d'Angleterre Richard III et Henri VII. Il est tué au cours de la bataille de Stoke, alors qu'il participe à une rébellion contre Henri[1].

Origines et Lord ChancelierModifier

Thomas FitzGerald naît vers 1458. Il est le second fils de Thomas FitzGerald, 7e comte de Kildare, et de Joan FitzGerald, fille de James FitzGerald, 6e comte de Desmond[2]. Il épouse Elizabeth Preston, fille de Robert Preston, 1er vicomte Gormanston, et de Janet Molyneux. Par sa fille aînée Margaret, qui épouse Garrett Wellesley, Thomas FitzGerald de Laccagh se trouve être un ancêtre d'Arthur Wellesley de Wellington. Il réside principalement à Laccagh, près de Monasterevin, dans le comté de Kildare, et, malgré sa rébellion ultérieure contre la couronne d'Angleterre, ses descendants parviendront à conserver ses terres.

Il est nommé Lord Chancelier d'Irlande par le roi Richard III au début de l'année 1484[2]. Malgré la mort de Richard et l'extinction de la Maison d'York lors de la bataille de Bosworth le , Thomas est confirmé dans son poste par le nouveau roi Henri VII, mais sa loyauté au nouveau régime reste questionnée. La noblesse anglo-irlandaise est effectivement davantage yorkiste, tandis que les FitzGerald de Kildare se montrent plus opportunistes, étant prêts à rallier n'importe quelle dynastie pourvu que cela avance leurs intérêts. Henri VII aurait même remarqué qu'ils pourraient couronner un singe afin de sécuriser leur pouvoir. Ainsi, le père de Thomas, ainsi que son frère aîné Gerald, dit « le Grand Comte », parviennent à acquérir un pouvoir quasiment absolu en Irlande et qui ne sera que bien plus tard contesté par la couronne anglaise.

Rébellion de Lambert Simnel et mortModifier

 
Lambert Simnel en Irlande.

Au début de 1487, l'imposteur Lambert Simnel, qui prétend être Édouard Plantagenêt, 17e comte de Warwick et héritier de la Maison d'York, apparaît en Irlande en la compagnie du prêtre Richard Symonds, et fait appel à la noblesse irlandaise pour l'aider à conquérir le trône d'Angleterre. Simnel présente une certaine ressemblance physique avec le comte de Warwick, qui est en réalité incarcéré à la tour de Londres, où il demeure jusqu'à son exécution en 1499. Thomas et son frère Gerald, 8e comte de Kildare, sont parmi les plus ardents partisans de Simnel et assistent à son « couronnement » en la cathédrale Christ Church de Dublin le .

Thomas FitzGerald de Laccagh renonce à son poste de Lord Chancelier et recrute une force conséquente de quelque 4 500 soldats composée d'Anglo-Irlandais. Cette armée doit faire sa jonction avec des mercenaires du continent commandés par Martin Schwartz à la demande de Marguerite d'York, tante du véritable comte de Warwick[3]. Thomas conduit avec John de la Pole, 1er comte de Lincoln, et Francis Lovell, 1er vicomte Lovell, l'armée rebelle en Angleterre mais l'insurrection est écrasée le par Henri VII à la bataille de Stoke, où il perd la vie[4].

Son frère Gerald est plus fortuné : Henri VII fait preuve de clémence à son égard et lui accorde son pardon. Les rebelles survivants sont eux aussi graciés, dont Simnel, qui est employé dans les cuisines royales et est plus tard promu au poste de fauconnier. Les FitzGerald réussissent quant à eux à conserver leur mainmise sur la politique irlandaise pendant encore cinquante ans : Henri VII aurait même constaté qu'ils devaient alors gouverner l'Irlande si l'Irlande ne pouvait les gouverner. Pourtant, son fils Henri VIII adopte un point de vue radicalement différent : en 1540, la plupart des FitzGerald de Kildare sont éliminés, même s'ils parviendront à regagner une certaine influence quelques décennies plus tard.

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • F. Elrington Ball, The Judges in Ireland, 1221-1921, Londres, John Murray, , 795 p. (ISBN 978-1-58477-428-0, lire en ligne)
  • Walter Fitzgerald, « The Fitzgeralds of Lackagh », Journal of the Co. Kildare Archaeological Society and Surrounding Districts, Kildare, County Kildare Archaeological Society, vol. 1,‎
  • J. Roderick O'Flanagan, The Lives of the Lord Chancellors and Keepers of the Great Seal of Ireland : from the earliest times to the reign of Queen Victoria, New York, Gale, Making of Modern Law, (ISBN 978-1-240-03006-4)
  • A. J. Otway-Ruthven, History of Medieval Ireland, New York, Barnes & Nobel, , 454 p. (ISBN 978-1-56619-216-3)