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Thierry Schaffauser
Thierry Schaffauser.jpg
Thierry Schaffauser en 2010.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Thierry Schaffauser (né en 1982 à Suresnes) est un travailleur du sexe et militant syndical français.

Sommaire

BiographieModifier

Dès 18 ans, Thierry Schaffauser rejoint l'association de lutte contre le sida Act Up-Paris qui lui servira de formation politique. Au sein de cette association et des « Putes », il est également connu sous le pseudonyme de Zezetta Star[1].

En 2006, il fonde avec Maîtresse Nikita, alias Jean Francois Poupel, le groupe militant « Putes », qui fut à l'origine une émanation d'Act Up-Paris ; il fait partie des organisateurs de la première « Pute Pride ». L'année suivante, ils publient ensemble leur premier pamphlet Fières d'être putes aux éditions L'Altiplano.

Putes, association d'auto-support, met en exergue la « follitude » et l'« hystérie festive » plus qu'un réel projet politique ; il s'agit d'une démarche esthétisante, voire artistique, qui défend la « pétasserie homosexuelle ».

Ainsi, en 2006, le collectif du même nom a déposé une requête officielle auprès de la mairie de Paris, afin de substituer au patronyme Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (dans le quartier du Marais) celui de « Rue Sainte Croix-de-la-Pétasserie »[réf. nécessaire]. Mais la requête reste lettre morte.

Il est candidat aux élections municipales de mars 2008 dans le 16e arrondissement de Paris sur la liste des Verts menée par Pascale Ourbih[2].

En 2009, il est élu responsable des relations internationales du STRASS, le syndicat du travail sexuel.

 
Thierry Schaffauser à une manifestation.

Il s'installe quelques années à Londres et contribue à la traduction de nombreux articles pour le site internet féministe Cybersolidaires[3]. Dès 2008 et jusqu'à son retour en France, il exerce également en tant qu'acteur dans le porno gay britannique.

Il est élu président de la branche sex work du GMB, troisième syndicat du Royaume-Uni GMB-IUSW and Adult Entertainment branch, ainsi que représentant pour l'Europe du Network of Sex Work Projects (NSWP), une organisation internationale fédérant des militants du mouvement des travailleurs du sexe dans le monde.

Début 2010, il devient le secrétaire du SERTUC LGBT Network, qui regroupe des militants syndicalistes LGBT de Londres et de la région Sud-Est du Royaume-Uni. À ce titre, il est l’un des orateurs de la fin de la manifestation lors du rassemblement sur la place Trafalgar Square lors de la Fête du Travail. Durant la soirée Night of the Sense, il reçoit le prix Erotic Award 2010 dans la catégorie travailleur du sexe masculin de l’année.

En 2013, il se porte candidat à la primaire d'EÉLV en vue des élections municipales de 2014 à Paris[4] mais est éliminé dès le premier tour[5].

En 2015, il figure sur la liste d'Emmanuelle Cosse, tête de liste EÉLV pour les élections régionales de 2015 en Île-de-France puis sur celle de Claude Bartolone après le premier tour et l'accord PS-EÉLV[6].

Le 23 août 2016, il se déclare candidat à la primaire écologiste d'EÉLV, qui doit se dérouler en octobre 2016, en vue de l'élection présidentielle française de 2017, mais échoue à recueillir le nombre de parrainages nécessaires pour y être qualifié[7].

Pressenti pour être le suppléant EÉLV de Douchka Markovic aux élections législatives de 2017 dans la dix-septième circonscription de Paris, il est finalement désinvesti pour avoir posé travesti sur une affiche de campagne postée en ligne[8].

PublicationsModifier

OuvragesModifier

Léon, Aurélia, « Thierry Schaffauser, Les luttes des putes », Lectures,‎ (ISSN 2116-5289, lire en ligne)

ArticlesModifier

  • Claire Carthonnet, Sonia Verstappen, Maîtresse Nikita et Thierry Schaffauser, « Non à la pénalisation de nos clients », Libération,‎ (lire en ligne)
  • « Opinions & Débats: « Sortir du placard de la prostitution », par Thierry Schaffauser, travailleur du sexe », sur Yagg,
  • Thierry Schaffauser, « Assistante sexuelle, un homme comme les autres », Libération,‎ (lire en ligne)
  • (en) Thierry Schaffauser, « New Worker Features: Sex workers -- a queer perspective », New Worker,‎ (lire en ligne)
  • (en) Thierry Schaffauser, « Let sex workers advertise », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  • (en) Thierry Schaffauser, « Time for porn stars to self-organise », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  • Thierry Schaffauser et Cath Elliott, « Pour des maisons «ouvertes», pas closes », Libération,‎ (lire en ligne)
  • (en) Cath Elliott et Thierry Schaffauser, « Sex workers are not criminals », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  • Thierry Schaffauser, « Combien de travailleurs du sexe sommes-nous ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • (en) « Out, proud and shouting loud », Morning Star,‎ (lire en ligne)
  • « Décriminalisez entièrement le travail du sexe », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Thierry Schaffauser, « La majorité des travailleurs du sexe ne sont pas victimes de la traite des êtres humains », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  • Thierry Schaffauser, « La lutte contre le sida a échoué à l’égard des populations les plus précaires », Le Monde,‎ (lire en ligne)

FilmographieModifier

  • Scallies Auditions, Triga
  • Young Offenders, Triga production
  • Footy Ladz, Eurocreme
  • Hung Ladz, Rudeboiz production
  • Arse Splitters-Rudeboiz 14, Eurocreme
  • Pool Room Scallies, Triga
  • Breaking'Em in, Eurocreme

Notes et référencesModifier

  1. Thierry Schaffauser, « IUSW fired me », (consulté le 17 mai 2017).
  2. « Le Figaro - Résultats Paris 16e arrondissement - Élections municipales 2008 », sur elections.lefigaro.fr (consulté le 17 mai 2017).
  3. Voir sur cybersolidaires.typepad.com.
  4. « Municipales à Paris: Les écolos ont aussi leur primaire », sur 20minutes.fr, (consulté le 23 août 2016).
  5. « Municipales à Paris : les militants écolos choisissent Christophe Najdovski », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  6. « Thierry Schaffauser, le colistier de Bartolone qui traite Vallaud-Belkacem de “criminelle” », sur Le Figaro, (consulté le 13 décembre 2015).
  7. « Primaires de la droite, des Verts, du PS : quels candidats, qui peut voter, où, quand ? », sur SudOuest.fr, (consulté le 30 août 2016).
  8. Hadrien Mathoux, « Législatives : un suppléant EÉLV désinvesti pour avoir posé travesti », marianne.net, 16 mai 2017.

Liens externesModifier