Thierry Schaffauser

travailleur du sexe et syndicaliste français

Thierry Schaffauser
Illustration.
Thierry Schaffauser en 2013.
Biographie
Date de naissance (40-41 ans)
Lieu de naissance Suresnes
Nationalité Français
Parti politique EELV
Syndicat STRASS (depuis 2009)
Profession Travailleur du sexe

Thierry Schaffauser, né en 1982 à Suresnes, est un travailleur du sexe et syndicaliste français.

Biographie Modifier

Dès 18 ans, Thierry Schaffauser rejoint l'association de lutte contre le sida Act Up-Paris, qui lui servira de formation politique. Au sein de cette association et des « Putes », il est également connu sous le pseudonyme de Zezetta Star[1].

En 2006, il fonde avec Maîtresse Nikita, alias Jean Francois Poupel, le groupe militant « Putes », qui fut à l'origine une émanation d'Act Up-Paris ; il fait partie des organisateurs de la première « Pute Pride ». L'année suivante, ils publient ensemble leur premier pamphlet Fières d'être putes aux éditions L'Altiplano.

Il est candidat aux élections municipales de mars 2008 dans le 16e arrondissement de Paris sur la liste des Verts menée par Pascale Ourbih[2].

En 2009, il est élu responsable des relations internationales du STRASS, le syndicat du travail sexuel.

Il s'installe quelques années à Londres et contribue à la traduction de nombreux articles pour le site internet féministe Cybersolidaires[3]. Dès 2008 et jusqu'à son retour en France, il exerce également en tant qu'acteur dans le porno gay britannique.

Il est élu président de la branche sex work du GMB, troisième syndicat du Royaume-Uni GMB-IUSW and Adult Entertainment branch, ainsi que représentant pour l'Europe du Network of Sex Work Projects (NSWP), une organisation internationale fédérant des militants du mouvement des travailleurs du sexe dans le monde.

 
Thierry Schaffauser en 2010.

Début 2010, il devient le secrétaire du SERTUC LGBT Network, qui regroupe des militants syndicalistes LGBT de Londres et de la région Sud-Est du Royaume-Uni. À ce titre, il est l’un des orateurs de la fin de la manifestation lors du rassemblement sur la place Trafalgar Square lors de la Fête du Travail. Durant la soirée Night of the Sense, il reçoit le prix Erotic Award 2010 dans la catégorie travailleur du sexe masculin de l’année.

En 2013, il se porte candidat à la primaire d'EÉLV en vue des élections municipales de 2014 à Paris[4] mais est éliminé dès le premier tour[5].

En 2015, il figure sur la liste d'Emmanuelle Cosse, tête de liste EÉLV pour les élections régionales de 2015 en Île-de-France puis sur celle de Claude Bartolone après le premier tour et l'accord PS-EÉLV[6].

Le , il se déclare candidat à la primaire écologiste d'EÉLV, qui doit se dérouler en , en vue de l'élection présidentielle française de 2017, mais échoue à recueillir le nombre de parrainages nécessaires pour y être qualifié[7].

Pressenti pour être le suppléant EÉLV de Douchka Markovic aux élections législatives de 2017 dans la dix-septième circonscription de Paris, il est finalement désinvesti pour avoir posé travesti sur une affiche de campagne postée en ligne[8].

Publications Modifier

Ouvrages Modifier

Aurélia Léon, « Thierry Schaffauser, ‘’Les luttes des putes’’ », Lectures,‎ (ISSN 2116-5289, lire en ligne, consulté le ).
• Son livre a été critiqué pour ses bases libérales et son absence d'analyses (pro)féministes par un anti-masculiniste, Yeun Lagadeuc-Ygouf (lire).

Articles Modifier

  • Avec Claire Carthonnet, Sonia Verstappen et Maîtresse Nikita, « Non à la pénalisation de nos clients », Libération,‎ (lire en ligne)
  • « Opinions & Débats : « Sortir du placard de la prostitution » », sur Yagg,
  • « Assistante sexuelle, un homme comme les autres », Libération,‎ (lire en ligne)
  • (en) « New Worker Features: Sex workers -- a queer perspective », New Worker,‎ (lire en ligne)
  • (en) « Let sex workers advertise », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  • (en) « Time for porn stars to self-organise », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  • Avec Cath Elliott, « Pour des maisons “ouvertes”, pas closes », Libération,‎ (lire en ligne)
  • (en) Avec Cath Elliott, « Sex workers are not criminals », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  • « Combien de travailleurs du sexe sommes-nous ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • (en) « Out, proud and shouting loud », Morning Star,‎ (lire en ligne)
  • « Décriminalisez entièrement le travail du sexe », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • « La majorité des travailleurs du sexe ne sont pas victimes de la traite des êtres humains », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  • « La lutte contre le sida a échoué à l’égard des populations les plus précaires », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Filmographie Modifier

  • Scallies Auditions, Triga
  • Young Offenders, Triga production
  • Footy Ladz, Eurocreme
  • Hung Ladz, Rudeboiz production
  • Arse Splitters-Rudeboiz 14, Eurocreme
  • Pool Room Scallies, Triga
  • Breaking'Em in, Eurocreme
  • You don't own me, Rémy Yadan[9]

Notes et références Modifier

  1. Thierry Schaffauser, « IUSW fired me », (consulté le ).
  2. « Le Figaro - Résultats Paris 16e arrondissement - Élections municipales 2008 », sur elections.lefigaro.fr (consulté le ).
  3. Voir sur cybersolidaires.typepad.com.
  4. « Municipales à Paris: Les écolos ont aussi leur primaire », sur 20minutes.fr, (consulté le ).
  5. « Municipales à Paris : les militants écolos choisissent Christophe Najdovski », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  6. « Thierry Schaffauser, le colistier de Bartolone qui traite Vallaud-Belkacem de “criminelle” », sur Le Figaro, (consulté le ).
  7. « Primaires de la droite, des Verts, du PS : quels candidats, qui peut voter, où, quand ? », sur SudOuest.fr, (consulté le ).
  8. Hadrien Mathoux, « Législatives : un suppléant EÉLV désinvesti pour avoir posé travesti », marianne.net, 16 mai 2017.
  9. Rémy Yadan, « You don't own me / Thierry Schaffauser / 1ère partie », (consulté le )

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