Theobald Metzger von Weibnom

gouverneur de Breda et lieutenant-général de cavalerie

Theobald Metzger von Weibnom
Theobald Metzger
Theobald Metzger von Weibnom

Naissance
Kettenheim (Landgraviat de Hesse, Saint-Empire)
Décès (à 65 ans)
La Haye (Provinces-Unies)
Allégeance Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant-Général
Années de service 1691
Conflits guerre de Hollande,
guerre de la Ligue d'Augsbourg
Autres fonctions gouverneur de Breda
Famille célibataire, sans enfants

Theobald Metzger, baron von Weibnom, est né le à Kettenheim dans le Landgraviat de Hesse, Saint-Empire, et est décédé le à La Haye dans les Provinces-Unies. Sa carrière militaire l'amena à servir les Provinces-Unies en tant que gouverneur de Breda et lieutenant-général de cavalerie.

Pierre tombale du baron Theobald Metzger von Weibnom, décédé le 23 février 1691, tombe localisée dans l'église Grote Kerk de Breda, Pays-Bas

BiographieModifier

Né pendant la guerre de trente ans, le à Kettenheim, en Allemagne[1],[2], ses parents Mathias Metzger de Hugsweiler et Anne Marie Leppert de Webenheim le confient au Pasteur de Webenheim qui le prend en charge et l'éduque[3].

Vers 18 ans, il quitte Webenheim, et parcourt la France et la Bavière, où il acquiert une certaine expérience militaire, avant d'aboutir à Vienne où il entre au service de Charles, duc de Lorraine, qu'il accompagne dans les Provinces-Unies.

Il s'enrôle sous le drapeau des Provinces-Unies le [4],[5],[6]. Il est nommé colonel d'un régiment de cavalerie le [4],[5],[7] et s'illustre en 1674 à la bataille de Seneffe, aux commandes de la troisième brigade de cavalerie de l'aile gauche.

Le , il est promu général-major. Le , après un séjour à Breda, il participe à la bataille de Montcassel (). Le , à la tête de trois mille cavaliers, il se bat contre les Français dans la région de Bavay et capture un château.

Il devient gouverneur de Breda le , puis commissaire général de la cavalerie.

Nommé lieutenant général le [8], il s'illustre en 1690 à la bataille de Fleurus.

Décès et successionModifier

Il fait son testament le devant son secrétaire et sept témoins[9]. En 1691, comme tous les nobles du pays, il se rend à La Haye pour prêter allégeance à Guillaume III, roi d’Angleterre et régent des Pays-Bas. Peu après son arrivée à la résidence du duc de Chamburg, il est frappé d’apoplexie et malgré les tentatives du médecin personnel du roi, il meurt le jour même, le [10].

Par décret en date du [10], le roi décide de gérer la succession dans l'attente du règlement de celle-ci, et de lui rendre les plus grands honneurs et de l’inhumer dans la grande église de Breda . Il y est enterré le [11],[12].

À sa mort, sa fortune est évaluée à 20 millions de florins. Célibataire, et sans enfants, il a désigné par testament ses frères et sœurs comme héritiers[9]. Toutefois ces dispositions ne furent jamais respectées ; les nombreuses requêtes des descendants de ses frères et sœurs restèrent sans suite jusqu'à nos jours[réf. nécessaire].

Ayant remporté le procès intenté contre l'État hollandais avant la première guerre mondiale, les héritiers avaient refusé à l'époque l'indemnisation jugée trop faible à leurs yeux.[réf. nécessaire]

Une pétition réclamant l'intervention du gouvernement français auprès des tribunaux néerlandais est examinée à la séance du de l'Assemblée Nationale[13], il y est expliqué qu'à la mort de Theobald Metzger, le droit d'aubaine était en vigueur, et que la succession a été dévolue de manière incontestable et par actes authentiques en totalité au roi Guillaume III d'Angleterre, en sa qualité de baron de Bréda.

HéraldiqueModifier

Voici le blason supposé du Baron dont le contour se retrouve sur sa pierre tombale.

Armoiries Blasonnement Image
Armoiries personnelles du baron Theobald Metzger von Weibnom "De gueules à l'écusson d'argent orné d'une aigle sable, accompagné de deux lions d'or affrontés tenant chacun un baton d'azur séparé par un troisième baton d'azur plus long." Les références le donne sans écusson central[14],[15].

En description de la tombe il est dit: "Trois poteaux étroits raccourcis, accompagnés de deux lions ascendants, et d'un écusson central chargé avec une aigle." [14]

Dans l'armorial il est blasonné : "de gueules à deux lions affrontés d'or, chacun tenant un pôle azur avec leurs pattes antérieures; entre les deux un pôle azur légèrement plus long. Casque couronné : trois pôles azur. Couvertures: d'azur et de gueules." Il est précisé que ces armes ont été immatriculées par Johann Theobald von Weibenum le au "fränkischen Reichsritterschaft, Kanton Rhön-Werra"[15].

BibliographieModifier

  • (de) Dr. M. Mohr, Denkschrift in der Rechtssache zwischen den Erben des verstorbenen Generallieutnants und Statthalters zu Breda, Theobald Metzger von Weibnom, gegen den K. niederländischen Fiscus, (lire en ligne)
  • (de) Christian Sütterlin, Der geheimnisvolle General von Hugsweier, (lire en ligne)
  • (nl + fr) Constantijn Huygens jr., Journaal gedurende de veldtochten der jaren 1673, 1675, 1676, 1677 en 1678 (lire en ligne)
  • (de) Friedrich Wecken, Weibnom-Metzger : kritische Untersuchungen zur Geschichte einer holländischen Erbschaft, Leipzig, Degener, , 52 p. (lire en ligne)
  • (de) Gustav A. Seyler, Abgestorbener Bayerischer Adel. III. Teil, t. 3, Nuremberg, (lire en ligne), pp133,394

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Registre paroissial de Kettenheim page 192
  2. Dr. M. Mohr 1839, p. 11
  3. Dr. M. Mohr 1839, p. 12
  4. a et b "Militair-Eidbuch", Kriegs-Department
  5. a et b "Noteln van Raad von Staten", Reichsarchivar in Haag
  6. Dr. M. Mohr 1839, p. 13
  7. Dr. M. Mohr 1839, p. 14
  8. Dr. M. Mohr 1839, p. 16
  9. a et b Dr. M. Mohr 1839, p. 17
  10. a et b Dr. M. Mohr 1839, p. 20
  11. Registre des Sépultures 1690-1693 page 11 - Archives Municipales de Breda - B_WK_065
  12. Dr. M. Mohr 1839, p. 21
  13. France Assemblée nationale constituante (1848-1849), Compte rendu des séances des l'Assemblée nationale, (lire en ligne)
  14. a et b ouvrage du Dr Wecken. Leipzig 1927 pp50-51
  15. a et b armorial Gustav A. Seyler, Abgestorbener Bayerischer Adel. III. Teil, t. 3, Nürnberg, 1911, pp133,394