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The Quebec Chronicle-Telegraph
Image illustrative de l’article The Quebec Chronicle-Telegraph
Première édition, 21 juin 1764.

Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Anglais
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Diffusion 1 800 + ex.
Date de fondation 21 juin 1764
Ville d’édition Québec

Directrice de la rédaction Stacie Stanton
ISSN 0226-9252
Site web The Quebec Chronicle-Telegraph

The Quebec Chronicle-Telegraph, fondé par William Brown (1737-1789) sous le nom The Quebec Gazette le , est considéré comme le plus vieux journal d'Amérique du Nord toujours en activité, ainsi que le premier publié dans la province de Québec[1].

Le premier numéro de Quebec Gazette - La Gazette de Québec comprend quatre pages séparées en deux colonnes : la page de gauche contient le texte original en anglais et celle de droite présente une traduction en français[1].

HistoriqueModifier

L'idée de fonder un journal à Québec vient à ses fondateurs, William Brown et Thomas Gilmore, alors qu'ils vivent aux États-Unis. L'affaire est financée par un prêt de 450 livres de Wiliam Dunlop, parent de Benjamin Franklin. Brown arrive à Québec à cheval le 30 septembre 1763 alors que son associé, Gilmore, se rend en Angleterre pour se procurer l'équipement nécessaire. La première édition paraît de leur imprimerie rue Saint-Louis le 21 juin 1764, probablement là où est aujourd'hui situé le Château Frontenac. À ce moment, la première moitié de cet hebdomadaire était consacrée à des copies bilingue de dépêches d'Europe et la seconde à de la publicité[2].

Après le décès du dernier partenaire en 1789, le neveu de Brown acquit le journal et son frère, John Neilson en hérita quatre ans plus tard. Sa position de député – au sein du dissident Parti canadien – et de propriétaire de journal le plaça en conflit d'intérêt et il céda l'affaire à son fils Samuel. Après s'être dissocié du parti de Papineau et avoir été défait aux élections de 1834, Neilson reprend le contrôle du journal, jusqu'à sa mort en 1848. La Gazette est alors publié trois jours par semaine en français et trois jours en anglais et se fait alors critique des positions du Parti patriote (anciennement canadien) de Papineau. Cette période est considérée comme l'apogée du journal, mais la compétition francophone le pousse à n'être publié qu'en anglais à partir de 1842[2].

À partir de 1850, les descendants de William Brown ne sont plus impliqués et le journal cesse de paraître sous le nom de Quebec Gazette en 1847, étant acheté par son compétiteur le Morning Chronicle. En 1920, il devient le Quebec Chronicle et en 1922, il fusionne avec le seul autre journal anglophone de la ville (le Daily Telegraph) pour devenir le Chronicle-Telegraph dont le 1er numéro paraît le 2 juillet 1925, dû à la population de langue anglaise devenue trop peu nombreuse à Québec. Le journal change encore de nom en 1934 pour Quebec Chronicle-Telegraph. Le magnat de la presse Roy Thomson (en) en devient l'unique actionnaire en 1961 et redevient un hebdomadaire à partir de 1971, étant donné la demande n'allant qu'en diminuant pour la presse en anglais à Québec[2].

Il fut vendu à nouveau en 1979 et, le 1er janvier, 1993, acheté par Karen Macdonald et François Vézina. Il fut vendu de nouveau le 1er août 2007, à Pierre Little du Nouveau Brunswick. En novembre 2010, la majorité des actions furent vendues à Ray Stanton de London (Ontario). En février 2019, l'éditrice est Stacie Stanton[3].

RéférencesModifier

  1. a et b < « Parution du premier imprimé québécois », sur http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 28 décembre 2017).
  2. a b et c Charles André Nadeau, « Le premier journal du Québec », Histoire Québec,‎ (lire en ligne, consulté en (date de consultation)).
  3. « About us | Quebec Chronicle-Telegraph Online », sur www.qctonline.com (consulté le 5 février 2019)

Liens externesModifier