The Joan of Arc of Loos

film de George Willoughby, sorti en 1916
The Joan of Arc of Loos
Description de cette image, également commentée ci-après
Scène du film.

Réalisation George Willoughby[1]
Scénario Herbert Ford[1]
Acteurs principaux

Jane King
Jean Robertson (en)

Sociétés de production Willoughby's Photo Plays[1]
Pays d’origine Drapeau de l'Australie Australie
Genre Drame, film de guerre
Durée 74 minutes (copie originale)
27 minutes (copie conservée)
Sortie 1916


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Joan of Arc of Loos (litt. La Jeanne d'Arc de Loos) est un film muet australien de 1916 tourné par George Willoughby (en) sur l'histoire vraie d'Émilienne Moreau-Évrard pendant la Première Guerre mondiale lors de la bataille de Loos. Seule une partie du film a été conservée jusqu'à aujourd'hui.

SynopsisModifier

L'histoire est racontée en cinq actes[2]. En 1915, les troupes allemandes dirigées par le capitaine von Epstein capturent la paisible ville de Loos-en-Gohelle et commencent à commettre des atrocités envers la population locale. Von Epstein convoite une jeune paysanne, Émilienne Moreau (Jane King), mais elle s'échappe vers les lignes alliées. À la suite d'une vision de Jeanne d'Arc (Jean Robertson), elle contribue à encourager les troupes alliées dans une attaque pour reprendre la ville. Elle tombe amoureuse d'une estafette française (Clive Farnham) qui est capturée par les Allemands et participe aux attaques contre les officiers allemands qui tirent sur la Croix-Rouge. Émilienne parvient à organiser l'évasion de son amant et se marie avec lui. Elle est également décorée d'une croix militaire[3],[4].

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

 
Scène du film.
  • Jane King : Émilienne Moreau
  • Jean Robertson : l'ange
  • Clive Farnham : l'estafette
  • Béatrice Esmond
  • Arthur Greenaway
  • Austin Milroy
  • Harry Halley
  • Winter Hall
  • Irve Hayman
  • Arthur Spence
  • Fred Knowles

ProductionModifier

Ce film est le premier du producteur de spectacles vivants, George Willoughby[7].

Il s'inspire largement du récit écrit par Émilienne Moreau et publié contre rémunération en feuilleton dans Le Miroir[8].

Le film a été décrit comme « l'une des plus grandes entreprises d'images jamais tentées en Australie »[9]. Le village de Loos-en-Gohelle a été recréé sur la plage de Tamarama à Sydney par le décorateur Jack Ricketts. La bataille a été mise en scène avec 300 figurants dont 100 militaires de retour. Une avenue de peupliers près de l'hippodrome de Randwick servait de substitut à la campagne flamande[10],[11].

Le film a pour nom d'origine Emilienne Moreau.

La production a été suspendue pendant plusieurs jours lorsque la star Jean King s'est effondrée après le tournage d'une scène « qui nécessitait un jeu d'acteur très intense » et le jeune acteur Clive Farnham a été blessé lorsqu'une moto qu'il conduisait lors d'une scène a dérapé et l'a jeté sur un pont[12].

AccueilModifier

Le film a été utilisé comme outil de recrutement[13] mais il n'a pas été un succès au box-office et les critiques, médiocres : l'histoire est vue comme démodée ; la bataille de Loos a été gagnée, selon eux, par une intervention divine plutôt que par le courage ou les habilités des assaillants[10]. Cependant, Jean Robertson a reçu des avis positifs pour sa performance en tant qu'ange[14].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « The Joan of Arc Of Loos. », National Library of Australia, S ydney,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  2. « Advertising », National Library of Australia, NSW,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  3. « Johnson's Pictures. », National Library of Australia, Broken Hill, NSW,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
  4. « Town Hall Pictures », National Library of Australia, Adelaide,‎ , p. 9 (lire en ligne, consulté le )
  5. « Triumph Pictures », National Library of Australia, NSW,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b (en) « The Joan of Arc of Loos : original release », sur nfsa.gov.au (consulté le )
  7. « Willoughby Producing Pictures », National Library of Australia, Sydney,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le )
  8. Luc Bronner, « Emilienne Moreau, la « Jeanne d’Arc » du Pas-de-Calais, héroïne de 14-18 puis de la Résistance », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  9. « World of Recreation », National Library of Australia, Brisbane,‎ , p. 12 (lire en ligne, consulté le )
  10. a et b (en) Ross Cooper et Andrew Pike, Australian film, 1900-1977 : a guide to feature film production, Oxford University Press in association with the Australian Film Institute, (ISBN 0-19-554213-4), p. 63
  11. « The Picture Shows », National Library of Australia, Melbourne,‎ , p. 12 (lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Moving Picture World, New York, Chalmers Publishing Company, (lire en ligne)
  13. « Entertainments », National Library of Australia, Perth,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le )
  14. « Jean Robertson », National Library of Australia, Vic.,‎ , p. 8 (lire en ligne, consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Ressource relative à l'audiovisuel  :
  • Jeanne d'Arc de Loos aux Archives nationales du film et du son australiennes
  • Luc Bronner, « Emilienne Moreau, la « Jeanne d’Arc » du Pas-de-Calais, héroïne de 14-18 puis de la Résistance », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)