The Dark Side of the Moon

album de Pink Floyd, sorti en 1973
The Dark Side of the Moon
Description de cette image, également commentée ci-après
Un prisme similaire à celui représenté sur la pochette.
Album de Pink Floyd
Sortie Drapeau des États-Unis
Drapeau du Royaume-Uni
Enregistré -
aux studios Abbey Road (Londres)
Durée 42 minutes 58 secondes
Genre Rock progressif
Format 33 tours
Producteur Pink Floyd
Label Drapeau du Royaume-Uni Harvest, EMI
Drapeau des États-Unis Harvest, Capitol
Classement Drapeau du Royaume-Uni N° 2
Drapeau des États-Unis N° 1
Critique

AllMusic 5/5 étoiles
Rolling Stone (très favorable)
Blender 5/5 étoiles
Sputnikmusic 4/5 étoiles
MSN Music 5/5 étoiles
Robert Christgau (B)

Albums de Pink Floyd

Singles

  1. Money
    Sortie : 7 mai 1973
  2. Us and Them
    Sortie : 4 février 1974
  3. Time

The Dark Side of the Moon (litt. « la face cachée de la Lune ») est le huitième album studio du groupe de rock progressif britannique Pink Floyd. Paru le aux États-Unis et le au Royaume-Uni, il est souvent considéré comme leur album le plus abouti. Il aborde des thèmes universels, comme le travail, l'argent, la vieillesse, la guerre, la folie et la mort.

The Dark Side of the Moon a la particularité d'avoir été joué pour la première fois en concert le , soit plus de treize mois avant sa sortie, et d'avoir été joué et retravaillé sur scène durant tout ce temps. Le matériel alors utilisé était d'ailleurs bien plus sophistiqué que celui utilisé pour l'enregistrement de l'album. Le groupe se servit, pour l'enregistrement, de techniques encore rares à l'époque, et utilisa des synthétiseurs analogiques, comme le VCS 3, sur plusieurs des pièces. Alan Parsons était l'ingénieur du son responsable de l'enregistrement, et notamment des principaux aspects sonores présents comme la performance de Clare Torry sur The Great Gig in the Sky.

La pochette, réalisée par Storm Thorgerson, est la réponse à la demande du groupe d'un concept graphique « simple et audacieux ». Le célèbre prisme représente l'éclairage scénique du groupe, et le livret original de l'album contenait les paroles des chansons de l'album.

Présent dans le Billboard 200 américain pendant une période record de 942 semaines — l'équivalent de près de dix-huit ans — dont 591 consécutives, le disque représente le troisième album le plus vendu de tous les temps (derrière Back in Black d'AC/DC et Thriller de Michael Jackson), avec des ventes estimées entre 45 et 50 millions d'exemplaires.

Les titres Money et Us and Them/Time sont sortis en single, et Money est ainsi devenu le premier à propulser Pink Floyd en tête des ventes.

HistoireModifier

ContexteModifier

« [...] Je crois qu'alors nous pensions tous — Roger [Waters] le premier — que beaucoup des paroles que nous écrivions étaient un peu trop indirectes. Nous avions désormais le sentiment que les mots allaient enfin pouvoir être clairs, et précis[1],[C 1]. »

À la suite de la sortie de Meddle en , Pink Floyd entame une tournée aux États-Unis. Conscients qu'ils jouent les mêmes morceaux depuis près d'un an, les membres du groupe décident de débuter l'écriture d'un nouvel album[2]. Lors d'une réunion chez Nick Mason, à Camden Town, Roger Waters propose de jouer l'album durant la tournée de 1972. Ses bases naissent alors pendant des répétitions aux Broadhurst Gardens de Londres[3],[4].

Waters, seul auteur du concept de l'album, crée alors une tragédie moderne en trois parties, séparée par des thèmes précis : d'abord l'aliénation de l'enfance, inspirée de sa propre expérience, suivi d'une critique de la société — soit la politique, l'argent et la religion — et enfin la course contre la mort et le néant qu'elle induit[5].

ÉcritureModifier

  Audio externe
  Première démo de Money par Roger Waters.

Globalement, les trois autres membres sont d'accord avec Waters sur l'idée d'unifier l'album sur une idée centrale[1]. Ils participent donc à quatre à l'écriture des paroles et de la musique. Waters amène alors la première démo de l'album, avec Money, qu'il tire d'improvisations datant de la fin des années 1960, notamment audible lors du direct de la BBC lors de l'atterrissage d'Apollo 11 sur la Lune sous le titre de Moonhead[6],[7]. Money n'est pas le seul titre à utiliser des travaux préexistants : la ligne d'ouverture de Breathe provient d'un travail de Waters avec Ron Geesin sur l'album Music from the Body, et la structure du piano sur Us and Them est écrite par Richard Wright lors du travail sur le film Zabriskie Point[8],[9]. Le groupe répète dans une salle de répétition qui appartient alors aux Rolling Stones. Pour compléter les chutes d'anciens projets, le groupe improvise lors de jam sessions, Gilmour ayant expliqué : « On jouait deux heures en mi mineur ou en la et ça prenait cinq minutes de l'album[6]. »

Pour ses concerts à venir, le groupe fait l'acquisition d'un nouveau système de sonorisation, avec une table de mixage à vingt-huit canaux et un système quadriphonique à quatre canaux ; ce nouveau matériel permet dès lors d'enregistrer des boucles sonores jouées en concerts. Les membres de Pink Floyd achètent également leur premier équipement d'éclairage sur mesure qu'ils confient à leur nouvel éclairagiste Arthur Max. Au total, le matériel de tournée des Floyd pèse plus de neuf tonnes et doit être transporté par camion. Wright a commenté cette situation : « J'observe parfois notre immense semi-remorque et nos tonnes de matériel, et je me dis : “Bon Dieu, tout ce que je fais, c'est de jouer de l'orgue !”[10]. »

 
Le Rainbow Theater, à Londres.

Pink Floyd n'a pas l'habitude de jouer ses albums en entier en tournée, mais cette méthode de travail leur permet de revoir et parfaire chaque morceau. Après trois jours de répétition au Rainbow Theater, le , les Pink Floyd y jouent la première représentation de ce qu'ils appellent alors Dark Side of the Moon: A Piece for Assorted Lunatics ; des problèmes de bandes préenregistrées les empêchent cependant de jouer l'album dans son intégralité ce soir-là. Le lendemain, après une prestation complète au Plymouth Guildhall, le magazine New Musical Express rend une critique des nouveaux morceaux très positive : « Les Floyd ont inauguré la première partie de leur tournée avec un nouveau set […], montrant du même coup que leur écriture avait pris une forme nouvelle et de nouveau très innovante[11]. » À ce stade, l'album est déjà très proche du résultat final : l'ordre des titres est déjà le bon, bien qu’Eclipse ne soit pas encore écrit, et On the Run et The Great Gig in the Sky s'appellent encore respectivement Travel Sequence et Mortality Sequence[12]. Ces derniers sont également différents musicalement par rapport à leur version finale : On the Run ne comporte pas de synthétiseur et des passages bibliques préenregistrés sont lus pendant The Great Gig in the Sky, qui est alors principalement un solo de piano électrique[13].

Dark Side of the Moon est joué à la presse le au Rainbow Theatre[12]. Michael Whale, du Times, écrit alors que l'album « apporte les larmes aux yeux. C'était si limpide, et un tel questionnement musical à la fois »[14],[C 2]. Derek Jewell, du Sunday Times, écrit quant à lui : « L’ambition des intentions artistiques des Floyd sont aujourd'hui vastes[C 3],[15]. » Melody Maker est cependant moins enthousiaste : « Musicalement, il y a d'excellentes idées, mais les effets sonores étaient tels que je me demandais parfois si je n'étais pas dans une cage d'oiseau, au zoo de Londres[C 4],[16]. »

Le nom de l'album est changé temporairement car Medicine Head, un autre groupe britannique, vient de sortir un album appelé The Dark Side of the Moon, une coïncidence qui embête Gilmour : « Il fut baptisé un moment Eclipse […]. Mais ce n'était pas vendeur et c'était l'horreur. J'étais personnellement contre Eclipse et on se sentait un peu ennuyés parce qu'on avait déjà pensé au titre avant la sortie de l'album de Medicine Head. Non pas ennuyés contre eux, mais parce qu'on voulait quand même utiliser le titre[4]. » L'échec commercial de l'album de Medicine Head décide finalement Pink Floyd à utiliser le nom The Dark Side of the Moon[12].

EnregistrementModifier

La longue tournée de Pink Floyd à travers l'Europe et l'Amérique du Nord leur permet d'améliorer constamment l'ampleur et la qualité de leurs représentations[17]. Le travail sur l'album est interrompu fin février 1972 alors que le groupe se rend en France pour enregistrer la musique du film de Barbet Schroeder La Vallée, qui devient l'album Obscured by Clouds[13]. Ils se produisent ensuite au Japon et reviennent en France en mars pour terminer leur travail sur le film. Après une série de concerts en Amérique du Nord, le groupe s'envole pour Londres afin de commencer l'enregistrement[18].

 
Alan Parsons (ici en 2017), l'ingénieur du son de l'album.

The Dark Side of the Moon est enregistré aux studios 2 et 3 d’Abbey Road, selon Povey à partir du , selon Vernon Fitch à partir du , en une quarantaine de séances[19],[20]. Alan Parsons tient le rôle d’ingénieur du son, alors qu'il a déjà travaillé avec Pink Floyd en tant qu’assistant sur le titre Point Me at the Sky et sur les albums Ummagumma et Atom Heart Mother, et qu’il est également connu pour avoir enregistré les albums Abbey Road et Let It Be des Beatles[21]. L'enregistrement est réalisé au moyen de techniques peu communes pour l’époque : le studio dispose d’un enregistreur à seize pistes, ce qui offre une flexibilité bien plus importante que les huit et quatre pistes, plus courants à l’époque et que le groupe a utilisés jusqu’alors. À certaines occasions, le groupe a besoin de tellement de pistes que certaines bandes sont enregistrées en parallèle les unes des autres, pour pouvoir être lues comme une seule bande[22].

La première chanson à être enregistrée est Us and Them, suivie six jours plus tard par Money[23]. Time et The Great Gig in the Sky sont enregistrées ensuite, suivies d’une pause de deux mois durant laquelle les membres du groupe passent du temps avec leurs familles et préparent la tournée aux États-Unis à venir[24]. Malgré tout, l’enregistrement souffre de nombreuses interruptions : Waters, supporter inconditionnel d’Arsenal Football Club, quitte régulièrement les studios pour voir son équipe jouer, et le groupe s’arrête occasionnellement de travailler afin de regarder le Monty Python's Flying Circus à la télévision, laissant Parsons s’occuper des pièces enregistrées[22]. Ces moments de solitude ne dérangent cependant pas Parsons qui a déclaré en avoir profité pour « y laisser [son] empreinte »[25]. Waters réfute cependant ces affirmations lors d’une interview en 2003 : « Nous les regardions parfois, mais lorsque nous avions un travail en cours, nous le terminions[C 5],[26]. »

De retour des États-Unis, en , ils enregistrent Brain Damage, Eclipse, Any Colour You Like et On the Run, bien que les finitions soient déjà décidées lors des sessions précédentes[27]. Le groupe appelle Lesley Duncan, Doris Troy, Barry St. John et Liza Strike, un quatuor de femmes choristes, afin de chanter sur Time, Brain Damage et Eclipse, et les services du saxophoniste Dick Parry sont requis pour Us and Them et Money[28]. Avec le réalisateur Adrian Maben, le groupe enregistre également les passages studio du long métrage Pink Floyd: Live at Pompeii[27]. Une fois les sessions d'enregistrement achevées, le groupe entame finalement sa tournée en Europe[29].

InstrumentsModifier

Le synthétiseur EMS VCS3 ainsi que l'orgue Hammond B3 et sa cabine Leslie.

Pour l'enregistrement de The Dark Side of the Moon, Waters utilise sa Fender Precision Sunburs comme à ses habitudes. Gilmour expérimente en échangeant les manches de ses deux guitares Stratocaster, utilise une pedal steel guitar Fender 1000 à double manche et, pour le troisième solo de Money, joue avec une Bill Lewis 24 frettes. Il réalise la saturation sur ses titres avec une pédale d'effet Colorsound Powerboost, et pourrait également avoir utilisé un Kepex Valley People pour le trémolo de Money et un Hi-Fli d'Electronic Music Studio[30].

Mason joue sur sa batterie Ludwig, en ajoutant des Rototoms pour la première fois pour Time. Wright utilise ses claviers habituels, en plus d’un Hammond RT-3, un Minimoog Sythesizer et un Wurlitzer EP-200, et fait également un usage intense de synthétiseurs, notamment du EMS VCS3 sur Any Colour You Like, et du EMS Synthi A sur Time et sur On the Run[30],[31].

Effets sonoresModifier

 
Chaîne de pièces utilisée pour la boucle de Money.

Nick Mason crée une maquette de Speak to Me chez lui avant de la revoir et de la compléter en studio ; c'est l'une des rares chansons sur lesquelles il est crédité comme soliste. Cette chanson, qui ouvre l’album, contient des fondus de diverses parties d’autres chansons de l'album, ainsi que des battements de cœur créés avec une grosse caisse rembourrée frappée avec une mailloche — aussi présents sur Eclipse en fermeture de l'album — ; l'idée initiale de Mason est d'utiliser un vrai cœur, mais cela se révèle trop stressant à l'écoute[32]. Les effets sonores développés sur Money sont créés par Waters et Mason[a]. Il s'agit alors de sept sons d'une seconde chacun qui se suivent pour donner une boucle en sept temps[33]. Les sons qui se suivent sont ainsi : du papier déchiré, un unisélecteur (la partie des vieux téléphone permettant de choisir un numéro de téléphone), des pièces, encore l'unisélecteur, un collier de pièces, à nouveaux des pièces, et enfin une caisse enregistreuse[34].

Le groupe conçoit et enregistre également des sons peu conventionnels, comme celui d'un ingénieur du son courant autour de la chambre à écho du studio sur On the Run[31]. Sur ce même titre, un bruitage d'avion semble avoir été réalisé en combinant un enregistrement tiré de la sonothèque d'Abbey Road et d'un effet à la guitare par Gilmour[35]. Les horloges et le carillon synchronisés, accompagnés par une série de rototoms, et sonnant en même temps au début de Time, sont à l'origine un test créé par Alan Parsons afin d'expérimenter la quadriphonie[36]. L'ingénieur du son enregistre séparément chaque montre, horloge et carillon chez un antiquaire, et, bien que l'enregistrement ne soit pas créé spécifiquement pour l'album, il est ajouté au mixage final[37].

ChantsModifier

 
Clare Torry en 2003.

Plusieurs chansons, dont Us and Them et Time, démontrent la capacité de Richard Wright et de David Gilmour d’accorder leur voix. Selon Roger Waters, cela viendrait du fait que leurs voix sont très similaires[38]. Afin d’exploiter au mieux cette qualité, Parsons utilise certaines techniques d’enregistrement comme l’enregistrement à deux pistes pour voix et guitare, ce qui permet à Gilmour d’harmoniser son chant et son instrument. Parallèlement, Parsons utilise souvent des effets flanger et de décalage de phase sur les chants et la guitare, une astuce utilisant la réverbération, ainsi que le déplacement des sons entre les canaux (surtout notables sur le mixage quadriphonique d’On the Run lorsque les sons de l’orgue Hammond B3, joués dans une cabine Leslie, entourent l’auditeur)[39].

Les crédits de l’album incluent notamment Clare Torry, une musicienne de session habituée des studios Abbey Road. Elle a auparavant travaillé sur de nombreux titres de pop et sur de nombreuses reprises d’albums, et, après avoir écouté l’un de ses travaux, Parsons l’invite à chanter en studio sur The Great Gig in the Sky. Elle décline l’invitation pour voir jouer Chuck Berry au Hammersmith Odeon, mais s’arrange finalement pour venir le dimanche suivant. Le groupe lui explique le concept de l’album, mais personne ne sait alors ce qu’elle devrait chanter. Après quelques courtes prises, le soir, Torry improvise une mélodie sans paroles en accompagnement au piano de Wright. Elle est initialement embarrassée par son exubérance lors de l’enregistrement, tandis qu’eux-mêmes sont très satisfaits par sa performance[40],[41]. Ses prises sont éditées sélectivement afin de produire la version finale présente dans l’album[41]. Elle est alors payée 30 livres sterling pour sa contribution (365 livres de 2021[42]), cependant, en 2004, elle intente un procès contre EMI et Pink Floyd, déclarant qu’elle a, au même titre que Wright, écrit la chanson. La Haute Cour de justice lui donne raison, et toutes les éditions de l’album parues après 2005 créditent Clare Torry pour sa composition vocale[43].

VoixModifier

Des phrases sont audibles tout le long de l'album. Afin d'enregistrer ces voix, les membres de Pink Floyd déposent des cartes sur un pupitre à l'entrée des studios Abbey Road. Chaque personne qui passe dans le studio doit retourner une carte et répondre à la série de questions qui y est inscrite. Des questions anodines telles que « Quelle est votre couleur préférée ? », ou « Quel est votre plat préféré ? » débutent l'interrogatoire, avant de s'orienter vers les thèmes centraux de l'album[44].

Dans Speak to Me, c'est Chris Adamson, un manager de tournée et technicien de Pink Floyd, qui dit la première phrase, « I've been mad for fucking years, absolutely years, been over the edge for yonks, been working me buns off for bands » (en français, « Je suis fou depuis un putain de nombre d'années, une paye, ça fait une éternité que je n'en peux plus, que je me tue à travailler pour des groupes »), tandis que Gerry O'Driscoll, un concierge irlandais des studios Abbey Road, dit « I've always been mad, I know I've been mad, like the most of us are… very hard to explain why you're mad, even if you're not mad » (« j'ai toujours été cinglé, je sais que je suis cinglé, comme la plupart d'entre nous… Très dur d'expliquer pourquoi l'on est fou, même si l'on est pas fou »)[45].

 
Paul McCartney et sa femme Linda (ici en 1976) aurait été interrogés par Waters mais leurs réponses sont jugées comme pas assez spontanées pour être retenues[45],[46].

À la question « as-tu peur de la mort ? », le roadie Roger « The Hat » Manifold répond : « Live for today, gone tomorrow, that's me » (« vivre au jour le jour, parti demain, c'est moi »), audible sur On the Run[35],[46]. Manifold est le seul à avoir été interrogé de manière plus conventionnelle, car les cartes sont alors perdues[46]. Il est également l'auteur d'une tirade pendant Us and Them : « I mean, they're gonna kill ya, so like, if you give 'em a quick short, sharp, shock, they don't do it again, dig it? I mean he got off light, 'cos I could've given 'im a real thrashing - I only 'it 'im once! It was only a difference of opinion, but really… I mean good maners don't cost nothing, do they? Eh? » (« Je veux dire, ils vont te tuer, aussi, si tu leur donnes un coup rapide, brusque, ils ne recommenceront pas, vois-tu ? Je vais te dire, il s'en est tiré à bon compte, sinon je lui aurais filé une sacrée raclée — je ne l'ai frappé qu'une seule fois ! Juste parce qu'on n'avait pas la même opinion, mais vraiment… je veux dire, les bonnes manoères, ça coûte rien, pas vrai ? »)[47].

The Great Gig in the Sky comprend deux phrases sur le sujet de la mort. Dans la première, O'Driscoll dit : « And I am not frightened of dying. Any time will do, I don't mind. Why should I be frightened of dying? There's no reason for it, you've gotta go sometime » (« Je n'ai pas peu de la mort. Qu'elle vienne, je m'en tape. Pourquoi devrais-je avoir peur de mourir ? Il n'y aucune raison ; un jour ou l'autre, il faut bien partir »). La deuxième est une réponse de Patricia Watts, femme de Peter Watts, un manager de tournée du groupe — et père de l'actrice Naomi Watts —, dans laquelle elle dit : « I never said I was frightened of dying » (« je n'ai jamais dit que j'avais peur de mourir »)[48]. Peter Watts a également contribué à l'album sur Brain Damage, durant lequel il est audible trois fois : d'abord seulement par son rire, puis avec la phrase « I can't think of anything to say, ha ha ha! » (« je ne sais pas quoi dire ») et enfin juste avant le morceau suivant, avec « I think it's nice, ha ha ha » (« je pense que c'est bien »)[49].

Dans les derniers instants de l'album, une nouvelle phrase de Gerry O'Driscoll est utilisée : « There is no dark side of the moon, really. As a matter of fact it's all dark » (« Il n'y a pas vraiment de face cachée de la lune, en fait tout est noir »). La citation a en réalité été coupée, O'Driscoll ayant également dit « et ce qui la rend lumineuse, c'est le Soleil », mais le message est probablement jugé comme trop positif pour être inclus[50].

FinitionsModifier

Après la fin de l'enregistrement des voix, le producteur Chris Thomas est engagé, mais son travail sur l'album est sujet à débat. Selon Waters, il vient amener une « nouvelle paire d'oreilles », mais Gilmour et Mason parlent plutôt d'un rôle d'arbitre quant à la version final du mix. Selon eux, Waters désirerait un enregistrement « sec » et « propre », qui reposerait plus sur l'utilisation des éléments non musicaux, tandis que Gilmour voudrait un mix davantage axé sur les échos. Gilmour a déclaré à ce sujet : « Je voulais que Dark Side sonne énorme, […] avec des réverbérations [très profondes]. […] Et Roger [Waters], lui, voulait un disque avec un son plutôt très sec. Je pense qu'il était en quelque sorte influencé par le premier album solo de John Lennon [Plastic Ono Band], qui était très sec »[51].

Selon Thomas, « il n'y avait aucune divergence d'opinion entre eux. Je ne me souviens pas que Roger ait jamais demandé de mettre moins de réverbération. En fait, il n'y avait aucun indice de leur future brouille. C'était une ambiance très créative. Plutôt sympa »[51]. Bien que les faits exacts ne soient pas certains, l'intervention de Thomas résulte en un compromis entre les idées de Waters et de Gilmour, laissant les deux musiciens parfaitement satisfaits du résultat final. Thomas est responsable de changements significatifs sur l'album, comme le timing parfait de l'écho sur Us and Them, et est également présent lors de l'enregistrement de The Great Gig in the Sky[52]. Lors d'une interview en 2006, lorsqu'il lui est demandé si ses buts concernant l'enregistrement ont été atteints en studio, Waters a répondu : « Lorsque l'enregistrement était terminé, j'ai ramené une copie de l'album chez moi, et je me souviens l'avoir fait écouter à ma femme d'abord, et je me rappelle qu'elle a fondu en larmes lorsqu'il était fini. Alors, j'ai pensé : « Ça a évidemment touché une corde sensible, quelque part », et l'idée avait tendance à me plaire. Vous savez, quand on fait quelque chose, en particulier un morceau de musique, on l'entend avec de nouvelles oreilles lorsqu'on le fait écouter à quelqu'un d'autre. Et à ce moment-là je me suis dit : « Wow, c'est un travail joliment complet », et j'étais sûr que les gens répondraient à cela[C 6],[53]. »

Parution et accueilModifier

The Dark Side of the Moon est dévoilé à la presse pour la première fois le lors d'une réception au Planétarium de Londres. Wright est le seul membre du groupe alors présent, les autres ayant décidé de boycotter cet évènement car le mixage quadriphonique de l'album n'est pas terminé et le système sonore installé par EMI est défectueux[62]. Cela n'empêche cependant pas la presse d'être enthousiaste ; Roy Hollingworth, de Melody Maker, décrit la première face comme « si complètement confuse avec elle-même qu'elle est difficile à suivre »[C 7], mais fait l'éloge de la deuxième face, écrivant : « Les chansons, les sons, les rythmes sont solides et bons, le saxophone frappe l'air, le groupe « rocked and rolled », puis jaillit et disparaît dans la nuit »[C 8],[63]. Steve Peacock de Sounds écrit quant à lui : « Je me fiche que vous n'ayez jamais entendu une note de la musique des Pink Floyd dans votre vie, je recommanderais sans réserve à tout le monde The Dark Side of the Moon »[C 9],[64]. Dans sa critique de 1973 pour le magazine Rolling Stone, Loyd Grossman déclare que Dark Side est « un bel album, avec une richesse de concept et de texture qui non seulement invite mais provoque à l'implication »[65]. Dans Christgau's Record Guide: Rock Albums of the Seventies, paru en 1981, Robert Christgau écrit qu'il trouve les paroles remplies de clichés et la musique prétentieuse, mais qualifie l'album de « chef-d'œuvre kitsch » qui peut être charmant avec des points forts tels que les fragments de discours dispersé au cours de l'écoute, le saxophone de Parry et les effets de studio qui mettent en valeur les solos de guitare de Gilmour[56].

The Dark Side of the Moon sort d'abord aux États-Unis le , puis au Royaume-Uni le [65]. L'album connaît un succès immédiat en Grande-Bretagne et dans toute l'Europe occidentale[64] ; un mois après sa sortie, il est certifié or aux États-Unis. Tout au long du mois de , le groupe joue l'album dans le cadre de sa tournée américaine, notamment lors d'une représentation de minuit au Radio City Music Hall de New York le devant un public de 6 000 personnes. L'album atteint la première place du Billboard 200 le , et connaît un tel succès que le groupe revient aux États-Unis deux mois plus tard pour une nouvelle tournée[66].

Maison de disqueModifier

Une grande partie du succès américain de l'album est attribuée aux efforts de la maison de disques américaine de Pink Floyd, Capitol Records. Le président nouvellement nommé, Bhaskar Menon, tente en effet d'éviter une situation similaire à l'album précédent du groupe, Meddle, qui s'est peu vendu. Pendant ce temps, désenchantés par Capitol, le groupe et son manager Steve O'Rourke négocient discrètement un nouveau contrat avec le président de CBS, Clive Davis, sur Columbia Records. The Dark Side of the Moon est le dernier album que Pink Floyd est obligé de sortir avant de pouvoir signer un nouveau contrat. L'enthousiasme de Menon pour le nouvel album est tel qu'il lance une énorme campagne de promotion et de publicité, qui comprend des versions tronquées de Us and Them et Time adaptées pour passer à la radio[67]. Dans certains pays — notamment au Royaume-Uni — Pink Floyd n'a plus sorti de single depuis Point Me at the Sky, en 1968, mais Money sort en single le avec Any Colour You Like en face B[65]. Il atteint la 13e place du Billboard Hot 100 en [68]. Une version promotionnelle double face du single en étiquette blanche, avec des mixages mono et stéréo, est envoyée aux stations de radio. La face mono a le mot bullshit retiré de la chanson mais la face stéréo n'est pas censurée. Cette version est retirée par la suite ; le remplacement est envoyé aux stations de radio avec une note conseillant aux disc-jockeys de se débarrasser de la première copie non censurée[69]. Le , Time sort en single avec Us and Them[b]. Les efforts de Menon pour obtenir un renouvellement de contrat avec Pink Floyd restent cependant vains : début 1974, le groupe signe chez Columbia avec une avance de frais de 1 million de dollars (5 184 211 $ de 2021[42]) ; en Grande-Bretagne et en Europe, Pink Floyd continue d'être représenté par Harvest Records[70].

VentesModifier

« […] lorsque ç'a été fini, je crois que tout le monde a senti que c'était le meilleur truc qu'on avait fait jusque-là et que ça faisait plaisir à tout le monde. Mais pas moyen que quelqu'un ressente cela comme cinq fois mieux que Meddle ou huit fois mieux que Atom Heart Mother. C'était une sorte de phénomène, non seulement parce que c'était un bon album, mais parce que ça venait au bon moment, à la bonne place ».

Nick Mason, le batteur de Pink Floyd[71].

The Dark Side of the Moon est devenu l'un des albums les plus vendus de tous les temps et figure dans le top 25 des albums les plus vendus aux États-Unis[72],[73],[74]. Bien qu'il n'ait occupé la première place aux États-Unis que pendant une semaine, il est resté dans le classement des albums du Billboard pendant 736 semaines de 1973 à 1988[75],[76]. L'album est réapparu dans le classement Billboard avec l'introduction du classement Top Pop Catalog Albums en , et y est resté depuis lors[77]. Au Royaume-Uni, il est le septième album le plus vendu de tous les temps et l'album qui n'a jamais atteint la première place le plus vendu[78].

Aux États-Unis, le LP est sorti avant l'introduction des récompenses en platine en 1976. Il n'a donc détenu qu'un disque d'or jusqu'au , date à laquelle il a été certifié 11× platine. Le , la Recording Industry Association of America (RIAA) a certifié l'album 15× platine, dénotant des ventes de quinze millions aux États-Unis — ce qui en fait l'album de Pink Floyd le plus vendu là-bas (The Wall est 23× platine, mais en tant que double album, cela signifie des ventes de 11,5 millions d'exemplaires)[79],[80]. Money s'est bien vendu en tant que single et, comme pour Time, reste un favori des radios ; aux États-Unis, au , Time a été joué à 13 723 reprises, et Money à 13 731 reprises[72]. Des sources de l'industrie suggèrent que les ventes mondiales de l'album s'élèvent à environ 45 millions[81],[82]. Les moins bonnes semaines, entre 8 000 et 9 000 copies sont vendues aux États-Unis[72], et un total de 400 000 y ont été vendues en 2002, ce qui en fait le 200e album le plus vendu de cette année-là, près de trois décennies après sa sortie initiale. L'album s'est vendu à 9 502 000 exemplaires aux États-Unis depuis 1991, soit depuis que Nielsen Soundscan a commencé à suivre les ventes pour Billboard[83]. À ce jour, il occupe une place de choix dans le Pop Catalog Chart de Billboard. Il a atteint la première place lors de la sortie de la version CD/SACD de 2003, édition qui s'est vendue à 800 000 exemplaires aux États-Unis. La semaine du , The Dark Side of the Moon a atteint un total combiné de 1 716 semaines dans le Billboard 200 et le Pop Catalog Chart[53]. Aux États-Unis, il est estimé qu'une personne âgée de moins de 50 ans sur quatorze possède, ou a possédé, un exemplaire de The Dark Side of the Moon[69]. Lors d'un changement de méthodologie en 2009 permettant aux titres de catalogue d'être inclus dans le Billboard 200, The Dark Side of the Moon est revenu dans le classement à la 189e place le de cette année-là pour sa 742e semaine de classement[84]. L'album continue à apparaître sporadiquement dans le Billboard 200 depuis lors, avec un total de 958 semaines dans ce classement en [85].

« La combinaison des mots et de la musique a atteint un sommet », a expliqué Gilmour. « Toute la musique avant n'avait pas eu de grande pointe lyrique. Et celle-ci était claire et concise. La pochette était également parfaite. Je pense que c'est devenu comme un nœud coulant bienveillant qui pend derrière nous. Tout au long de notre carrière, les gens ont dit qu'on ne dépasserait jamais l'album et la tournée Dark Side. Mais The Wall a rapporté plus en termes de dollars »[86]. En tant que l'un des disques phares de l'ère de l'album (années 1960-2000), The Dark Side of the Moon a également entraîné une augmentation des ventes de disques en général jusqu'à la fin des années 1970[87].

PostéritéModifier

Une partie de l'héritage de The Dark Side of the Moon est son influence sur la musique moderne et sur les musiciens qui ont repris ses chansons. La sortie de l'album est souvent considérée comme un moment charnière dans l'histoire de la musique rock, et des comparaisons sont parfois faites avec l'album OK Computer de Radiohead sorti en 1997, une prémisse notamment explorée par Ben Schleifer dans Speak to Me: The Legacy of Pink Floyd's The Dark Side of the Moon, selon laquelle les deux albums partagent le thème selon lequel « l'individu créatif perd la capacité de fonctionner dans le monde [moderne] »[88].

En 2013, The Dark Side of the Moon est sélectionné pour être conservé dans le registre national des enregistrements des États-Unis par la bibliothèque du Congrès car l'album est jugé « culturellement, historiquement ou esthétiquement important »[89].

Impact sur les membres du groupeModifier

« Cela m'a changé à bien des égards, car cela m'a rapporté beaucoup d'argent, et on se sent très en sécurité quand on peut vendre un album pendant deux ans. Mais cela n'a pas changé mon attitude envers la musique. Même s'il a eu beaucoup de succès, il a été fait de la même manière que tous nos autres albums, et le seul critère que nous avons pour sortir de la musique est de savoir si nous l'aimons ou pas. Ce n'était pas une tentative délibérée de faire un album commercial. C'est juste arrivé comme ça. Nous savions qu'il avait beaucoup plus de mélodie que les précédents albums de Floyd, et il y avait un concept qui le traversait. La musique était plus facile à absorber et le fait d'avoir des filles qui chantent ajoutait une touche commerciale qu'aucun de nos albums n'avait »[C 10].

Richard Wright[90].

Le succès de l'album est la source d'une aisance financière jusqu'alors inconnue aux quatre membres du groupe : Richard Wright et Roger Waters s'achètent de grandes maisons et Nick Mason commence à collectionner les voitures haut de gamme[91]. Une part des bénéfices est investie dans la production du film Monty Python : Sacré Graal ![92]. L'ingénieur du son Alan Parsons est nommé pour le Grammy Award de la meilleure conception d'enregistrement, catégorie non classique, pour son travail sur The Dark Side of the Moon[93], et cela le mène à une carrière d'artiste très prolifique. Bien que Waters et Gilmour ont à l'occasion minimisé sa contribution à l'album, Mason l'a souvent loué[94]. En 2003, Parsons a déclaré : « Je crois qu'ils ont tous ressenti que j'avais rattaché tout le reste de ma carrière à The Dark Side of the Moon, ce qui n'est pas entièrement faux. Mais je me lève encore, parfois, frustré à l'idée du fait qu'ils ont gagné des millions à l'insu de tous, contrairement à nombre de personnes qui ont travaillé avec eux sur cet enregistrement »[C 11]. Lors de l'enregistrement de l'album, il n'est en effet payé que 35 livres sterling par semaine pour son travail (426 livres de 2021[42])[95].

Ce succès inespéré est considéré par Waters comme le début de la fin pour le groupe. Certains membres fondent une famille, et d'autres produisent ou jouent avec d'autres musiciens, ce qui va conduire peu à peu à une rupture au sein du groupe. Pour Waters, Pink Floyd a, avec The Dark Side of the Moon, atteint le succès que ses membres espéraient à leurs débuts, déclarant : « atteindre un tel succès est l'objectif de chaque groupe, mais une fois que vous y êtes, tout est fini ». Les quatre membres s'inspirent grandement de cette rupture pour l'album suivant, Wish You Were Here, sorti deux ans plus tard[96].

Impact sur les représentations scéniques du groupeModifier

 
Roger Waters interprétant Time en 2007 avec, en arrière plan, un écran circulaire similaire à celui utilisé lors des tournées de Pink Floyd entre 1973 et 1994.

Si Pink Floyd associe déjà musique et lumière depuis 1967, la simplicité des installations scéniques laisse de la place à certaines improvisations, ce qui veut dire que des morceaux comme Careful with That Axe, Eugene sont joués à des longueurs variables dépendant des concerts. Cela lasse Roger Waters, qui pense que la musique de Pink Floyd est devenue assez précise pour pouvoir mettre en place une certaine synchronisation entre les différents light shows et les morceaux joués. En plus des retombées financières des ventes d'album, la popularité du groupe joue un grand rôle dans ce changement à venir, comme l'explique David Gilmour en 1992 : « nous pouvions vendre entre 12 000 à 15 000 places en Amérique, mais [après Dark Side] nous pouvions remplir des stades. Nous avons dû changer notre manière de faire des concerts ». La tournée qui accompagne la sortie de The Dark Side of the Moon permet ainsi aux représentations scéniques du groupe de prendre une nouvelle dimension, et les ambitions scéniques de Pink Floyd peuvent donc continuer à grandir[97].

Les Floyd engagent Arthur Max, un architecte de formation qui a entre autres été assistant décorateur et éclairagiste lors du festival de Woodstock en 1969. Max met au point plusieurs dispositifs d'éclairage et crée un écran circulaire de 12 mètres de diamètre qui est utilisé par Pink Floyd jusqu'à la dernière tournée du groupe, en 1994[97]. Des films psychédéliques synchrones à la musique sont créés pour être diffusés sur cet écran. Les concerts de Pink Floyd deviennent dès lors formatés, et les films les oblige reproduire les morceaux pratiquement à l'identique de soir en soir. Selon Steve Waksman, musicologue américain et professeur au Smith College : « Dans toutes ces dimensions — la nécessité d'emmener le spectacle sur la route, de créer les mêmes conditions de performance d'un endroit à un autre, la vente d'un enregistrement de l'événement — tout cela tend vers une volonté de « répétabilité » qui n'est pas en contradiction avec l'aspect « musique vivante » du concert, mais cela est en fait essentiel, et cela a donné à l'arena rock sa signification singulière dans l'histoire de la mise en scène de la musique live »[98].

Reprises et hommagesModifier

Le titre de l'album a souvent été repris et parodié. En 1976, le groupe anglais Colosseum II enregistre un morceau instrumental intitulé Dark Side of the Moog sur son album Strange New Flesh[99]. En 1994, Klaus Schulze et Pete Namlook sortent une série de onze CD intitulée Dark Side of the Moog, chaque titre de CD étant un détournement d'un album de Pink Floyd[100]. Le groupe belge Sttellla signe en 1995 l'album intitulé The Dark Side of The Moule. Le groupe Ministry a lui aussi parodié le titre de cet album en intitulant un de ses disques Dark Side of the Spoon (1999)[101]. En 2006, Richard Cheese appelle son album The Sunny Side of the Moon en parodiant également la pochette, dont le prisme est remplacé par un verre à cocktail[101].

Le groupe Easy Star All-Stars a repris l'album en l'arrangeant en Dub sous le nom de Dub Side of the Moon (2003)[102]. Le groupe de metal progressif Dream Theater a joué l'intégralité de l'album lors d'un concert[103]. En 2012, Thierry Balasse et la compagnie Inouïe créent La Face Cachée de la Lune, un spectacle qui reprend l'intégralité du disque, ainsi que certains extraits de One of These Days et de Echoes. L'originalité du spectacle est que la quasi-totalité des effets, notamment les boucles sonores, sont produites sur scène par les dix musiciens, à l'aide des mêmes outils et synthétiseurs que ceux utilisés originellement par Pink Floyd[104],[105].

RééditionsModifier

 
Édition vinyle transparente de 1978, jouée sur une platine Technics.

En 1979, The Dark Side of the Moon ressort en LP remasterisé par Mobile Fidelity Sound Lab, et en sur le format CD Ultradisc[106],[107]. En 1985, EMI fait ressortir l'album sur le nouveau format disque compact, et huit ans plus tard dans le coffret Shine On[73],[108]. L'année suivante, cette édition est comprise dans le coffret Pink Floyd Gift Set avec Atom Heart Mother, Meddle et Obscured by Clouds[108]. Sur certains pressages du CD, une version orchestrale de Ticket to Ride des Beatles peut être entendue pendant les battements de cœur qui clôturent l'album. Ceci est peut-être dû à la réutilisation d'une bande de bandes magnétiques, une pratique courante[69].

Le mix quadriphonique original[c] demandé par EMI, n'est jamais approuvé par le groupe[109],[110]. Cependant, afin de célébrer le 30e anniversaire de l'album, une version SACD est sortie en 2003. C'est l'ingénieur du son James Guthrie qui est chargé de la réalisation du nouveau mix, alors que Alan Parsons s'est occupé de la transition entre The Great Gig in the Sky et Money[69]. En 2003, Alan Parsons exprime une légère déception vis-à-vis du mix SACD de Guthrie, en déclarant qu'il était « peut-être un peu trop semblable au mix original[C 12] », mais il se montre plus flatteur lors de la sortie du disque : « Je tire mon chapeau à James pour avoir arrangé les bonnes parties de la voix de Clare. Et il a amélioré le mixage stéréo, qui est un peu insipide. La stéréo est lourde sur l'orgue Hammond, et Clare est un peu trop loin. Dans mon mixage quadruple, le Hammond est à peine présent, ce qui montre que je n'étais pas vraiment fidèle au mixage stéréo. Le mixage quadruple est plutôt bon, mais James a toujours l'avantage. Son mixage est définitivement plus propre, et il a fait ressortir Clare un peu plus[C 13] »[109],[111].

 
Vitrail du prisme utilisé pour la réédition de 2003.

L'édition 30e anniversaire remporte quatre Surround Music Awards en 2003 et s'est écoulée à plus de 800 000 exemplaires[69],[112]. La pochette est réalisée par une équipe de graphistes incluant Storm Thorgerson, l'auteur de la pochette originale[113]. Il s'agit de la photographie d'un vitrail personnalisé, conçu pour correspondre aux dimensions et proportions exactes du prisme original. Du verre transparent, maintenu par des bandes de plomb, est utilisé pour remplacer les couleurs opaques de l'image de 1973. L'idée vient du « sentiment de pureté dans la qualité du son, qui est en 5.1 surround[C 14] ». L'image est créée dans l'intention d'être « la même mais différente, tel que le design [rappelle] clairement The Dark Side of the Moon, encore reconnaissable avec le prisme, mais différente et donc nouvelle[C 15] »[114].

The Dark Side of the Moon est également reparu en 2003 sur un vinyle vierge de 180 grammes, masterisé par Kevin Gray à AcousTech Mastering, et incluant alors des versions légèrement différentes des posters et des autocollants originaux vendus avec la version originale, ainsi qu'un poster de la pochette de l'édition 30e anniversaire[115]. En 2007, l'album est inclus dans la compilation Oh, By the Way, coffret créé à l'occasion du 40e anniversaire de Pink Floyd[116], et une version sans GDM est publiée sur l'iTunes Store[112]. En , l'album parait de nouveau à l'occasion de la sortie Why Pink Floyd... ?[117]. Le coffret de six disques (3 CD, 2 DVD et un Blu-ray) Immersion Edition inclut une nouvelle remasterisation de l'album par Guthrie, une performance live de l'album de 1974, le mix quadriphonique original de Parsons, le mix SACD 5.1 surround par Guthrie, le mix original en stéréo de 1973, des versions haute définition de ces trois mixes (quadriphonique, 5.1 et stéréo), un mix alternatif de Parsons de 1972, des prises alternatives et des démos. Le coffret contient également des images de concert et un documentaire[118]. Un disque simple Discovery Edition et une édition deux disques, Experience Edition, sortirent également à la même occasion[119].

Dark Side of the RainbowModifier

Les titres Dark Side of the Rainbow et Dark Side of Oz sont parfois utilisées pour désigner des rumeurs circulant depuis 1994 sur Internet selon lesquelles l'album aurait été écrit comme une bande-son du film de 1939 Le Magicien d'Oz. Plusieurs observateurs ont remarqué que l'album et le film semblent présenter des synchronicités notamment lorsque Dorothy Gale commence à courir alors que les paroles de Time correspondent à « no one told you when to run » (« Personne ne t'a dit quand courir ») ou quand elle se balance sur un fil de fer au moment de la phrase « balanced on the biggest wave » (« en équilibre sur la plus grande vague »)[120]. David Gilmour et Nick Mason ont cependant nié la possibilité d'une quelconque connexion entre les deux œuvres, tandis que Roger Waters qualifie les rumeurs « d'amusantes »[121]. Alan Parsons a également déclaré que le film n'avait jamais été évoqué lors de la production de l'album[122].

Caractéristiques artistiquesModifier

Concept et thèmesModifier

  Vidéos externes
Les morceaux sur la chaîne YouTube officielle de Pink Floyd.
  Speak to Me
  Breathe
  On the Run
  Time
  The Greatest Gig in the Sky
  Money (clip musical)
  Us and Them
  Any Colour You Like
  Brain Damage
  Eclipse

Les paroles de The Dark Side of the Moon abordent les thèmes du conflit, de la cupidité, du temps qui s'écoule, de la mort et de la folie, cette dernière étant notamment inspirée par la détérioration de l'état psychique de Barrett, qui avait été le principal compositeur et parolier du groupe[38]. Chaque face du vinyle est une pièce musicale continue. Les cinq chansons de chaque face reflètent différentes étapes de la vie humaine : son commencement et sa fin par un battement de cœur, l'exploration de la nature humaine par l'expérience, et, d'après Waters, une certaine empathie : « Dark Side of the Moon était l'expression d'une empathie politique, philosophique, humanitaire qui devait se manifester »[38].

Speak to Me et Breathe soulignent toutes deux la banalité et la futilité des éléments de la vie, avec également l'éternelle menace sous-jacente de l'aliénation, et l'importance de vivre sa propre vie : « Don't be afraid to care » (« N'aie pas peur de te faire du souci »)[123]. En plaçant l'action dans un aéroport, l'instrumental dirigé par la litanie au synthétiseur On the Run évoque le stress et l'anxiété procurés par les voyages, en particulier la peur de l'avion de Wright[124]. Time évoque la course contre le temps qui passe et l'urgence de prendre son destin en main, Waters ayant déclaré : « j'ai passé une bonne partie de mon existance — à peu près jusqu'à mes 28 ans — à attendre que ma vie démarre », ajoutant dans une autre interview : « […] J'ai réalisé alors que la vie ne commence pas plus tard. Elle commence à partir de zéro. […] ça a été pour moi une révélation et un choc »[125]. Elle est suivie par un retrait dans la solitude et l'enfermement, avec une reprise de Breathe[126]. La face A se termine sur The Great Gig in the Sky, une métaphore pour la mort qui se base encore une fois sur la peur de Wright de mourir en avion : « une source de stress pour moi […], c'est la peur constante de mourir, en raison de tous ces voyages que nous faisons sur les grands axes routiers de l'Amérique et de l'Europe et en avion. C'est pour moi une peur réelle »[127],[48].

La face débute avec Money, qui se moque de l'avidité et du consumérisme des gens par l'usage de paroles ironiques et des effets sonores liés à l'argent ; ironiquement, le single Money est la chanson la plus vendue de l'album[128]. Us and Them est un message à l'isolation des gens abattus, avec le symbolisme significatif du conflit, et l'usage de dichotomies simples pour décrire les relations humaines. Brain Damage apparaît comme la maladie mentale résultant d'une montée vers la gloire et d'un succès trop rapide, passant avant les désirs et besoins personnels ; la phrase « And if the band you're in starts playing different tunes » (« Et si ton groupe se met à jouer des airs différents ») est une référence à la détérioration psychique de l'ancien membre et fondateur du groupe, Syd Barrett. L'album se termine avec Eclipse, qui marie les concepts de l'altérité et de l'unité, en forçant l'auditeur à reconnaître les traits communs partagés par l'humanité entière[129],[130].

MusiqueModifier

The Dark Side of the Moon est construit sur les expérimentations que les membres de Pink Floyd avaient faites tout au long de leurs précédents albums et concerts, mais abandonne les longues parties instrumentales qui, d'après le critique David Fricke, étaient devenues la marque de fabrique du groupe dès le départ de Syd Barrett, en 1968. David Gilmour, qui avait alors remplacé Barrett, se référa plus tard à ces instrumentaux comme « ces trucs psychédéliques repêchés[38] », et lui et Waters citèrent plus tard l'album Meddle de 1971 comme le tournant qui mena à Dark Side of the Moon[38]. The Dark Side of the Moon est également marqué par son usage notable de musique concrète[126] et conceptuelle, plus en tout cas que tous les travaux antérieurs de Pink Floyd.

PochetteModifier

 
La pochette de l'album représente la dispersion de la lumière blanche à travers un prisme triangulaire.

À l'origine, l'album est publié dans une pochette LP ouvrante conçue par Hipgnosis, un collectif de graphistes britannique ayant déjà créé plusieurs pochettes d'albums du groupe[131]. Ils ont parfois obtenu des résultats controversés, EMI ayant réagi avec surprise aux pochettes de Atom Heart Mother et de Obscured by Clouds. Le label du groupe s'attend alors à des compositions plus classiques, incluant des lettrages et des mots ; Storm Thorgerson et Aubrey Powell, les fondateurs de Hipgnosis, sont cependant employés directement par le groupe, ils peuvent donc se permettre d'ignorer les exigences d'EMI[132]. Contrairement aux deux derniers albums, Pink Floyd ne veut plus de montages photographiques, et Richard Wright demande une pochette « simple, audacieuse et spectaculaire »[133],[131]. Selon Thorgerson, c'est d'ailleurs Wright qui a le plus gros impact sur le résultat final, principalement car les autres membres de Pink Floyd ne proposent rien d'autre[134].

Les membres d'Hipgnosis apportent alors cinq designs différents au groupe, parmi lesquels une image comprenant le Surfer d'argent de Marvel Comics et un travail originellement réalisé pour Clearlight Records. Ce dernier est une représentation d'un prisme triangulaire traversé par un rayon de lumière. L'inspiration de ce design n'est pas claire. Selon Powell, l'idée vient d'un livre de photos datant des années quarante dans lequel se trouve une photo d'un prisme traversé par la lumière du soleil et projeté sur une feuille de papier, tandis que, pour Thorgerson : « l'idée a été subtilement bricolée à partir d'un livre de physique standard, montrant une illustration de la lumière passant à travers un prisme »[135]. Le graphiste chargé de réalisé la pochette est George Hardie, également auteur de l'illustration de l'album Led Zeppelin en 1969, alors qu'il avait 25 ans[136].

 
Un poster des pyramides de Gizeh accompagne l'album lors de sa sortie initiale.

À une époque où tout se fait à la main, la réalisation de cette pochette est relativement simple puisqu'elle ne nécessite aucune retouche de photographie. Hardie dessine le prisme à l'aérographe en noir sur blanc, inversant ensuite le rapport de teinte pour que le fond devienne noir, et symbolise la diffraction avec un dégradé de gris. L'arc-en-ciel n'est fait que de six de ses sept couleurs habituels ; le pourpre est volontairement omis, Thorgerson ayant déclaré que Hipgnosis pensait alors « qu'il ne se « lirait » pas clairement »[137]. Selon ce dernier, la pochette de l'album représente bien les demandes de Wright, mais aussi « le spectacle lumineux » et « [les paroles de l'album] qui parl[ent] d'ambition et de cupidité »[131].

Le verso de l'album présente la même image que le recto mais inversée. À l'intérieur, pour la première fois dans l'histoire de Pink Floyd, les paroles des chansons sont imprimées. Elles sont traversées par un arc-en-ciel, le vert étant de forme sinusoïdal selon une idée de Roger Waters. L'album original est également accompagné de deux autocollants et deux posters, un étant un collage de photos des membres du groupe en concert et l'autre un montage, en vert ou en bleu selon le pays, des pyramides de Gizeh[20]. Selon Thorgerson, ces dernières ont été choisies car elles représentent bien l'ambition et la folie : « plus que des symboles, elles ont été conçues comme des tremplins vers les cieux que l'âme du Pharaon pouvait emprunter »[138].

Fiche techniqueModifier

TitresModifier

Toutes les paroles sont écrites par Roger Waters.

Face A
No TitreMusiqueChant Durée
1. Speak to MeMasonInstrumental 1:08
2. BreatheGilmour, Waters, WrightGilmour 2:49
3. On the RunGilmour, WatersInstrumental 3:30
4. Time (contient une reprise de Breathe)Gilmour, Mason, Waters, WrightGilmour, Wright 7:06
5. The Great Gig in the SkyWright, Torry[d]Torry 4:44
Face B
No TitreMusiqueChant Durée
6. MoneyWatersGilmour 6:22
7. Us and ThemWaters, WrightGilmour, Wright 7:50
8. Any Colour You LikeGilmour, Mason, WrightInstrumental 3:26
9. Brain DamageWatersWaters 3:50
10. EclipseWatersWaters 2:08

MusiciensModifier

Pink FloydModifier

Musiciens additionnelsModifier

Équipe de productionModifier

Classements et certificationsModifier

Classements album
Classement musical (1973) Meilleure
place
  Autriche (Ö3 Austria Top 40)[139] 1
  Australie (Kent Music Report)[140] 2
  Canada (RPM 100 Albums)[141] 1
  États-Unis (Billboard 200)[142] 1
  France (IFOP)[143] 1
  Norvège (VG-lista)[144] 2
  Pays-Bas (Mega Album Top 100)[145] 2
  Royaume-Uni (UK Albums Chart)[146] 2
Classement musical (1974-2018) Meilleure
place
  Allemagne (Media Control AG)[147] 3
  Belgique (V) Ultratop[148] 42
  Belgique (W) Ultratop[148] 28
  Danemark (Tracklisten)[149] 21
  Espagne (Promusicae)[150] 15
  Finlande (Suomen virallinen lista)[151] 10
  Italie (FIMI)[152] 2
  Nouvelle-Zélande (RIANZ)[153] 1
  Portugal (AFP)[154] 3
  Royaume-Uni (UK Rock and Metal Chart)[155] 1
  Suède (Sverigetopplistan)[156] 15
  Suisse (Schweizer Hitparade)[157] 8
Certifications
Pays Certification Ventes Date
  Allemagne[158]   2 × Platine 1 000 000 + 1993
  Argentine[159]   2 × Platine 2 000 000 + 1/08/1994
  Australie[160]   14 × Platine 980 000 + 2011
  Autriche[161]   2 × Platine 100 000 + 20/01/1993
  Canada[162]   2 × Diamant 2 000 000 + 14/03/2003
  États-Unis[163]   15 × Platine 15 000 000 + 04/06/1998
  France[164]   2 × Diamant 2 900 000 + 2017
  Italie[165]   5 × Platine 200 000 + 2020
  Nouvelle-Zélande[166]   16 × Platine 240 000 + 07/11/2011
  Pologne[167]   2 × Platine - 11/12/2019
  Royaume-Uni[168]   14 × Platine 4 200 000 + 05/02/2016

Notes et référencesModifier

Citations originalesModifier

  1. (en) « ...I think we all thought—and Roger definitely thought—that a lot of the lyrics that we had been using were a little too indirect. There was definitely a feeling that the words were going to be very clear and specific ».
  2. (en) « ... bringing tears to the eyes. It was so completely understanding and musically questioning ».
  3. (en) « The ambition of the Floyd's artistic intention is now vast ».
  4. (en) « Musically, there were some great ideas, but the sound effects often left me wondering if I was in a bird-cage at London zoo ».
  5. (en) « We would sometimes watch them but when we were on a roll, we would get on ».
  6. (en) « When the record was finished I took a reel-to-reel copy home with me and I remember playing it for my wife then, and I remember her bursting into tears when it was finished. And I thought, "This has obviously struck a chord somewhere", and I was kinda pleased by that. You know when you've done something, certainly if you create a piece of music, you then hear it with fresh ears when you play it for somebody else. And at that point I thought to myself, "Wow, this is a pretty complete piece of work", and I had every confidence that people would respond to it ».
  7. (en) « so utterly confused with itself it was difficult to follow ».
  8. (en) « The songs, the sounds, the rhythms were solid and sound, Saxophone hit the air, the band rocked and rolled, and then gushed and tripped away into the night ».
  9. (en) « I don't care if you've never heard a note of the Pink Floyd's music in your life, I'd unreservedly recommend everyone to The Dark Side of the Moon ».
  10. « It's changed me in many ways, because it's brought in a lot of money, and one feels very secure when you can sell an album for two years. But it hasn't changed my attitude to music. Even though it was so successful, it was made in the same way as all our other albums, and the only criterion we have about releasing music is whether we like it or not. It was not a deliberate attempt to make a commercial album. It just happened that way. We knew it had a lot more melody than previous Floyd albums, and there was a concept that ran all through it. The music was easier to absorb and having girls singing away added a commercial touch that none of our records had ».
  11. (en) « I think they all felt that I managed to hang the rest of my career on Dark Side of the Moon, which has an element of truth to it. But I still wake up occasionally, frustrated about the fact that they made untold millions and a lot of the people involved in the record didn't ».
  12. (en) « possibly a little too true to the original mix ».
  13. « I tip my hat to James for sorting out the correct bits of Clare's vocals. And he has improved on the stereo mix, which is a bit wishy-washy. The stereo is heavy on the Hammond organ, and Clare's a little too far down. In my quad mix, the Hammond is barely there, which shows you I really wasn't being faithful to the stereo mix. The quad sounds pretty good, but James still has the edge. His mix is definitely cleaner, and he's brought Clare out a bit more ».
  14. (en) « sense of purity in the sound quality, being 5.1 surround sound ».
  15. (en) « the same but different, such that the design was clearly DSotM, still the recognisable prism design, but was different and hence new ».

NotesModifier

  1. Dans une interview en 2007, Waters a déclaré être le seul auteur de la boucle. Selon Philippe Gonin, Waters est seul réalisateur de la boucle qui accompagne Pink Floyd lors des concerts de 1972, mais celle-ci est réenregistrée entièrement pour l'album[33].
  2. Il s'agit d'un single double face A : un single avec deux chansons au potentiel d'être des hits.
  3. Harvest Q4SHVL-804
  4. Clare Torry est créditée pour sa participation vocale sur les récentes éditions de l’album à la suite d'une action en justice intentée contre le groupe.

RéférencesModifier

  1. a et b (en) John Harris, « "Dark Side" at 30: David Gilmour », rollingstone.com,‎ (lire en ligne)
  2. Povey 2008, p. 125.
  3. Harris 2006, p. 71-72.
  4. a et b Povey 2008, p. 154.
  5. Guesdon et Margotin 2017, p. 288.
  6. a et b Gonin 2018, p. 11.
  7. (en) Jason Heller, « The Moon Landing Inspired Pink Floyd’s Most Overlooked Song », sur The Atlantic, (consulté le 18 février 2021)
  8. Harris 2006, p. 73-74.
  9. Gonin 2018, p. 67-68.
  10. Povey 2008, p. 154-155.
  11. Gonin 2018, p. 11-12.
  12. a b et c Gonin 2018, p. 12.
  13. a et b Povey 2008, p. 155.
  14. (en) Michael Whale, « Pink Floyd - the Rainbow », The Times, no 58405,‎ , p. 10.
  15. Schaffner 1991.
  16. Harris 2006, p. 91-93.
  17. Povey 2008, p. 159.
  18. Povey 2008, p. 166-168.
  19. Gonin 2018, p. 34.
  20. a et b Guesdon et Margotin 2017, p. 292.
  21. Guesdon et Margotin 2017, p. 298.
  22. a et b Harris 2006, p. 101-102.
  23. Gonin 2018, p. 38.
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

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Liens externesModifier