Théorie de la viabilité

La théorie de la viabilité fournit un cadre mathématique pour agir afin de conserver la viabilité d’un système. Développé en 1991, en France, par Jean Pierre Aubin[1], elle est née d’une rupture radicale avec les approches « statiques » des mathématiques de la décision.

Cette théorie étude des systèmes évolutionnaires en avenir incertain non probabilisé gouvernant des évolutions qui au lieu d’être optimales sont viables dans un environnement décrit par des contraintes de viabilité. Les algorithmes associés à la théorie de la viabilité identifient l’ensemble des conditions (combinaison d’états et de contrôles) qui permettent au système de respecter les contraintes au cours du temps, et donc de se maintenir en bonne santé.  A partir des années 90, d’autres mathématiciens ont poursuivi le travail en l’appliquant à la gestion des ressources renouvelables[2] et à l’analyse de la résilience des systèmes complexes[3].

Exemples d’application : élevage, pêcherie, forêts, eau, climat, agro-écologie, agroalimentaire etc.

 Notes et référencesModifier

  1. Aubin J.P, Viability Theory, Birkhauser, 1991
  2. De Lara M. et Doyen L., 2008, Sustainable Management of Natural Resources Mathematical Models and Methods, Springer-Verlag
  3. Deffuant D. et Gilbert N., 2011, Viability and Resilience of Complex Systems, Springer-Verlag

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BibliographieModifier