Théodora Cantacuzène

Théodora Comnène Cantacuzène (v. 1340 – après 1390) était l’impératrice consort d’Alexis III de Trébizonde.

Théodora Cantacouzène
Image dans Infobox.
Théodora Cantacuzène, impératrice-consort de l’empereur Alexis III de Trébizonde, d’après une bulle d'or au monastère de Dionysiou, moitié du XIVe siècle.
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Nicéphore Cantacouzène (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Anne de Trébizonde (en)
Eudokia de Trébizonde (en)
Manuel III de Trébizonde
Basile Comnène le Jeune (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

FamilleModifier

Théodora est considérée comme une fille de Nicéphore Cantacuzène, sebastokratōr. Selon l’histoire de leur parent Jean VI Cantacuzène, Nicéphore fut emprisonné sur l’ordre d’Alexis Apokaukos, l’un des principaux conseillers d’Anne de Savoie pendant la guerre civile contre Jean VI, en 1341. Nicéphore fut plus tard libéré et il est mentionné comme gouverneur d’Adrianople dans les années 1350, après avoir été nommé sébastokrator. Donald Nicol pense que Nicéphore est un cousin de l’empereur Jean VI. L’identité de la mère de Théodora est inconnue[1].

MariageModifier

Quand l’empereur déposé de Trébizonde Michel fut envoyé, après une période d’incarcération, à Constantinople, il était accompagné par le tatas Michel Sampson, qui était chargé de trouver une épouse convenable pour le nouveau souverain, Alexis III. Donald Nicol présume que l’Empereur byzantin Jean VI dirigea les recherches, « car l’épouse trouvée était la fille de son cousin. »[2] Elle arriva à Trébizonde le , et le , elle épousa Alexis. Ils furent mariés dans l’église Hagios Eugenios, nouvellement reconstruite. Son nouveau mari devait fêter son treizième anniversaire une semain plus tard et on considère que Théodora avait probablement le même âge[3].

Ce que l’on sait de sa vie en tant qu’impératrice est principalement basé sur la chronique de Michel Panaretos, qui est toujours assez laconique. Sa chronique mentionne Théodora par son nom six fois, dont deux fois lors de son mariage et de sa mort ; elle est mentionnée encore deux fois sous son seul titre de despoina ; et son nom est omis dans les notices sur les naissances des deux fils d’Alexis. Elle accompagna Alexis quand il marcha sur Jean Tzanitchès et écrasa sa révolte en  ; elle accompagna Alexis et sa mère Irène quand il s’embarqua contre le mégaduc rebelle Nikétas Scholarès en 1355 ; elle les accompagna de nouveau tous les deux quand ils fuirent une épidémie de Mort noire à Trébizonde en  ; et elle assista au mariage de sa fille Anne avec Alexis et sa mère en [4]. La seule Remarque de Panaretos sur Théodora qui ne puisse pas s’expliquer comme faisant partie de son rôle en tant qu’épouse ou Impératrice et sa participation surprenante à la procession funéraire pour le fils illégitime d’Alexis, Andronic, avec sa rivale, la mère d’Andronic ; celui-ci était mort dans des circonstances suspectes après être tombé de la citadelle le [5].

Alexis mourut le . Théodora lui survécut et se retira dans un monastère de Constantinople. Elle est probablement la nonne « Theodosia Cantacuzène » que le patriarche Mathieu Ier décrivait comme « l’ancienne impératrice de l’Est » dans un document daté de concernant l’argent que la nonne avait légué pour construire un xenon ou hospice dans la cité[6].

Ils eurent sept enfants[7] :

On peut voir des portraits d’elle et de son mari Alexis dans deux bulles d’or : une qui a été donnée au monastère de Dionysiou sur le mont Athos, datée de  ; et une pour le monastère de Sumela hors des murs de Trébizonde, datée de . Un portrait de Théodora et d’Alexis fut peint sur un mur de l’église Panagia Khrysokephalos à Trébizondz, mais fut détruit peu après que C. Texier en eut fait un dessin dans les années 1860[9].

NotesModifier

  1. Donald M. Nicol, The Byzantine family of Cantacuzène (Cantacuzenus) ca. 1100-1460: a genealogical and prosopographical study (Washington : Dumbarton Oaks Center for Byzantine Studies, 1969), p. 141-143
  2. Nicol, Byzantine Family, p. 143
  3. William Miller, Trebizond: The Last Greek Empire of the Byzantine Era, 1926 (Chicago: Argonaut, 1969), p. 55
  4. Panaretos, Chronicle, chs. 16, 17, 18, 31, 39, 55
  5. Panaretos, Chronicle, ch. 48
  6. Nicol, Byzantine Family, p. 144
  7. Nicol, Byzantine Family, pp. 145f
  8. Chalcondyle affirme qu’Eudoxie était la seconde épouse de l’empereur byzantin Jean V Paléologue, ce qui a été réfuté par les historiens modernes. Voir Nicol, Byzantine Family, p. 137 n. 7
  9. Nicol, Byzantine Family, pp. 144f

Liens externesModifier