Théâtre des Folies-Wagram

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Théâtre de l'Étoile
Lieu Paris
Coordonnées 48° 52′ 37″ nord, 2° 17′ 49″ est
Inauguration 1928
Fermeture 1964
Anciens noms Théâtre des Folies-Wagram

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Théâtre des Folies-Wagram
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Théâtre des Folies-Wagram
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Théâtre des Folies-Wagram

Le Théâtre des Folies-Wagram, L'Étoile ou encore Théâtre de l'Étoile, est un ancien music-hall parisien, fondé en 1928 et aujourd’hui disparu, situé au 35, avenue de Wagram dans le 17ème arrondissement de Paris.

HistoireModifier

Le théâtre, situé au 35, avenue de Wagram est construit à l'initiative de Paul Fournier et de la société Lutetia-Empire, qui possède déjà de nombreux cinémas à Paris, ainsi que deux grandes salles de musique, le théâtre de l'Empire, avenue Wagram et Bobino, rue de la Gaîté. L'architecte du nouveau théâtre est Paul Farge qui a également conçu la rénovation de l'Empire. L'intérieur du théâtre a une couleur rose et argentée et peut accueillir 1 500 personnes. Un foyer et un bar américain sont situés au premier étage.

Inaugurée le sous le nom de Folies-Wagram, dirigé par Victor de Cottens, la nouvelle salle accueille des spectacles de music-hall et des concerts de jazz. La Revue Wagram avec Marie Dubas, Henry Garat, la danseuse afro-américaine Ruth Virginia Bayton inaugure la salle[1]. Plus tard cette année-là, le théâtre présente la première française de l'opérette Teresina d'Oscar Straus.

En 1929, on y donne Tip-Toes, une comédie musicale de George et Ira Gershwin[2].

Avant la Seconde Guerre mondiale, les Folies-Wagram mettent en scène principalement des opérettes et des revues. La rare exception est la première mondiale, le , de la pièce Les Cenci d'Antonin Artaud, une histoire violente d'inceste, de meurtre et de trahison. Après sa fermeture estivale en 1935, le théâtre rouvre à l’automne comme au Théâtre de l’Etoile et poursuit son répertoire d’opérettes et de revues[3].

Après d’importants travaux de restauration, la salle rouvre le sous le nom de théâtre de l'Étoile. Durant la guerre, s'y produisent Fréhel, Johnny Hess, Georgius, Rose Carday et les orchestres de Raymond Legrand, Richard Blareau, Fred Adison, Aimé Barelli. En 1941, il passe sous la direction artistique du chanteur et chansonnier Georgius.

Le jazz est encore à l'honneur à la Libération avec Rex Stewart, Claude Bolling et Boris Vian. Charles Trenet y chante (en 1947, 1952, 1961), Line Renaud (en 1949), Yves Montand (en 1951, 1954 et 1958), Dalida (en 1959), ainsi que Lilian Harvey, Édith Piaf ou encore Henri Salvador. On y donne plusieurs opérettes (Les Nuits de Saint-Germain-des-Prés de Guillaume Hanoteau et Georges Van Parys en 1950, Nouvelle-Orléans de Jean Suberville, Pascal Bastia et Sidney Bechet en 1958) et ballets modernes, mais aussi une revue sur glace, Hight Parade avec Jack Hylton (1948). Marlène Dietrich y donne un concert en , habillée par le costumier de cinéma Jean Louis.

Le , Maurice Béjart y crée le premier ballet de musique concrète sur la Symphonie pour un homme seul composée en 1949 par Pierre Schaeffer et Pierre Henry et qui y sera donné tout l'été.

De graves difficultés financières conduisent à la fermeture définitive le [4]. Depuis lors, c'est un immeuble de commerces et de bureaux.

Notes et référencesModifier

  1. « L'inauguration imminente des Folies-Wagram », Comoedia,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le 29 septembre 2018).
  2. Théâtre des Folies-Wagram, Programme de Tip-Toes, 1929, p. 1. consulté le 29 juin 2018 (fr).
  3. Kirby, Victoria Nes; Nes, Nancy E.; Robbins, Aileen, "Antonin Artaud in Les Cenci". The Drama Review, Vol. 16, No. 2, juin 1972, pp. 90-145. MIT Press. consulté le 28 juin 2018.
  4. Google Livres, Le cabaret « rive gauche » 1946-1974 de Gilles Schlesser, consulté le 15 novembre 2020.

Liens externesModifier