Dans la Grèce antique, les thètes (en grec ancien οἱ θῆτες / hoì thêtès, étymologie inconnue) sont les citoyens les plus pauvres, contraints le plus souvent de louer leurs services à autrui moyennant salaire. Ils forment la plus grande part des clérouques (colons) dans le cadre de la colonisation grecque.

Pollux définit les thètes comme des travailleurs salariés ; ce sont des ouvriers agricoles salariés chez Homère[1].

À AthènesModifier

À Athènes, les thètes (τὸ θητικόν / tò thêtikón) constituent la dernière classe censitaire de la classification de Solon ; elle rassemble ceux qui perçoivent moins de 200 médimnes de blé[2]. Ils auraient pu représenter plus de 50 % des citoyens athéniens. Le plus souvent sans terres, ils doivent louer leurs services. Ils n'ont pas accès à la magistrature et forment l'essentiel des rameurs des trières athéniennes. Les thètes prirent de l'importance dans la cité au fur et à mesure que la puissance navale athénienne se développa. Ils sont une majorité à l'Héliée et remplissent des magistratures inférieures (greffiers ect). Au IVe siècle, sous Démétrios de Phalère, ils perdent tout pouvoir politique [1].

NotesModifier

  1. a et b Claude Vial, Lexique de la Grèce Antique, Armand Colin, (ISBN 978-2-200-35432-9), p. 215-216
  2. Aristote, Constitution d'Athènes [détail des éditions] (lire en ligne), VII, 4.