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Terra Botanica

jardin botanique français

Terra Botanica
Image illustrative de l’article Terra Botanica
Image illustrative de l’article Terra Botanica
Le ballon captif au-dessus du parc.

Ouverture
Superficie 27 ha (dont 12 ha visitables)
Pays Drapeau de la France France
Département Maine-et-Loire
Commune Angers
Propriétaire Conseil départemental de Maine-et-Loire
Type de parc parc à thèmes
Nombre de visiteurs 227 800[1] (2016)
Site web terrabotanica.fr
Coordonnées 47° 30′ 04″ nord, 0° 34′ 12″ ouest

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Terra Botanica

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Terra Botanica

Terra Botanica est un parc à thème situé à Angers, dans le quartier Les Hauts de Saint-Aubin, en Maine-et-Loire. Il est orienté vers l'univers du végétal et de la biodiversité.

Le parc vise à mettre en avant le territoire angevin et le savoir-faire de l'Anjou au travers de la botanique et de l'horticulture, reconnue mondialement à Angers. Il cherche également à informer et à éduquer les jeunes générations au respect du monde végétal et de la biodiversité.

Ouvert en avril 2010, propriété du conseil départemental de Maine-et-Loire, Terra Botanica avait pour objectif de devenir la locomotive touristique du département[2]. Cependant, après cinq saisons, la fréquentation décevante et les difficultés financières ont conduit à un repositionnement du parc dans ses attractions et sa communication.

LocalisationModifier

Le parc est situé dans le département de Maine-et-Loire à l'emplacement du golf des Capucins et sur une partie de l'ancien aérodrome d'Angers-Avrillé. Il fait partie du projet d'urbanisme des Hauts de Saint-Aubin au nord d'Angers. Terra Botanica domine les Basses vallées angevines, un site classé Natura 2000 pour sa faune et sa flore.

Le parc s'étend sur une superficie de quarante hectares sur la commune d'Angers, avec en 2016 une superficie visitable de douze hectares avec 70 000 m2 de jardins et paysages[3], 25 000 m2 d'espaces aquatiques[3], 15 000 m2 de cheminements (environ dix kilomètres au total) et 10 000 m2 de bâtiments et de serres.

HistoireModifier

Construction et inaugurationModifier

Le projet de Parc du végétal est évoqué pour la première fois en 1998[4]. Le Conseil général de Maine-et-Loire souhaite alors se doter d'une locomotive touristique. En février 2000, le site de l'ancien aérodrome d'Angers-Avrillé est retenu pour accueillir le parc, alors que la Vallée de l'Authion (Ponts-de-Cé) et les Ardoisières de Trélazé étaient également sur les rangs. Le projet est confié à la société Sferg-Coteba[4]. Elle rend sa copie en juillet 2000 et propose de créer un parc d'attractions : La Rivière enchantée, le grand splash ou le roller coaster sont là pour le rappeler. L'ouverture est alors envisagée en avril 2004 pour un prix d'entrée de 100 francs[4].

Un nouveau projet voit le jour en 2004, sous la houlette de Jean-Pierre Chavassieux, conseiller général, et de Christophe Béchu, fraîchement élu président du Conseil général[réf. nécessaire]. Désormais, l'ambition du parc est de présenter une vision planétaire et universelle du végétal en prenant en compte la notion de développement durable[5]. Le parc ludique et pédagogique a remplacé le parc d'attractions. En décembre 2004, la création d'un parc du végétal est officiellement décidée. Thierry Huau, paysagiste et urbaniste, est chargé de mettre en scène le parc, en lien avec l'architecte Jean Kalt[5]. L'architecte Jean de Gastines réalise les bâtiments sur onze hectares dont 12 000 m2 de bâtiments et serres.

Le chantiers commencent en février 2008. Le parc est inauguré le par le maire de la ville d'Angers et président d'Angers Loire Métropole Jean-Claude Antonini, le maire d'Avrillé Marc Laffineur, du président du conseil général de Maine et Loire Christophe Béchu, et du président du conseil régional des Pays de la Loire Jacques Auxiette[6]. Il ouvre officiellement au public le . Au total, la création du parc a coûté 83 millions d'euros[7].

Jusqu'en octobre 2014 la SAEML "Terra Botanica" assure le gestion du Parc. Son actionnariat est répartie entre Collectivités territoriales : les communes d'Angers et d'Avrillé, la communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole, le conseil général de Maine-et-Loire et Angers Loire Tourisme, Angers Expo Congrès, Végépolys, le Club Destination Anjou, le Comité d'expansion économique de Maine-et-Loire, le Comité départemental du tourisme, la Caisse des Dépots et Consignations, la Caisse d'Épargne, la Chambre de commerce et d'industrie d'Angers, le Crédit agricole et le Bureau horticole régional.

Difficultés financières et repositionnement du parcModifier

En octobre 2013, la ville d'Angers et l'agglomération par la voie de Joël Bigot (PS) demande un audit financier sur le parc. Selon ses dires, celui-ci perd de l'argent. Son directeur l'affirme rentable[8] et précise « le compte d'exploitation 2013 sera équilibré. » Cette polémique pourrait trouver sa source dans la course à la mairie d'Angers. Terra Botanica est un projet du président du conseil général Christophe Béchu (UMP), candidat déclaré à la mairie d'Angers[9]. Cependant, mi-décembre 2013, le président du parc accepte de conduire un audit financier à la suite d'une saison 2013 décevante, avec une baisse de 8 % de la fréquentation, amenant Terra Botanica « loin de son point d’équilibre » financier[10]. Pour l'année 2013, le parc a accueilli 230 000 visiteurs, dont 170 000 entrées payantes[11].

Début septembre 2014, Ouest-France révèle une fréquentation 2014 autour de 130 000 entrées payantes, loin du point des objectifs attendus à 280 000. Ces chiffres sont jugés catastrophiques par le quotidien[12]. Christian Gillet, nouveau président du conseil général de Maine-et-Loire, parle d'une « crise de croissance », et annonce une dotation exceptionnelle d'1,5 million d'euros[13], somme qui couvre le déficit du parc[14]. Le parc frôle alors le dépôt de bilan, quatre ans après son lancement. Le conseil général se sépare du directeur du parc en septembre 2012[15] et se donne trois ans pour redresser les finances et la fréquentation[16]. Ouest-France considère le parc comme un fiasco, listant les erreurs commises lors de sa conception : concept mal défini, chiffres occultés de certains rapports, absence de conseil scientifique et mauvaise communication[17],[18].

Au premier janvier 2015, Denis Griffon prend les commandes du parc avec un plan de relance et une nouvelle stratégie. Ancien directeur de la communication de la région Pays de Loire en fin des années 1990[19], il espère relancer le parc en recentrant le positionnement vers l'enfant de 3 à 12 ans. La construction de plusieurs nouvelles attractions destinées aux enfants est prévue pour la réouverture en avril 2015. En février, les annonces de nouveautés concernaient un carrousel pour les enfants jusqu'à 6 ans et une structure de toboggan pour les 7 ans et plus. Denis Griffon annonce également l’installation d'un ballon captif permettant d'emmener plusieurs personnes à près de 150 m de hauteur[20]. L'augmentation est au rendez-vous avec une montée de 35 % de la fréquentation[21].

Début 2015, Christophe Béchu fait entrer la ville d'Angers dans l'actionnariat du parc, à hauteur de 48 %[22]. Fin mai 2015, Ouest-France fait état d'un rapport confidentiel de la chambre régionale des comptes, qui révèle un déficit cumulé de 5,7 millions d'euros depuis l'ouverture du parc[23]. Malgré des subventions d'exploitation de la ville d'Angers et du conseil départemental, ainsi qu'une réorganisation de sa gestion et de sa politique commerciale, le parc reste encore déficitaire en 2015[24].

Le parcModifier

Douze hectares[25] sur quarante sont proposés à la visite, faisant de Terra Botanica selon ses dirigeants le premier parc à thème d'Europe dans l’univers du végétal[26], permettant ainsi de découvrir plus de 300 000 végétaux issus des six continents[27].

Décomposé en quatre zones (les grandes explorations, escapade en Anjou, aux origines de la vie, le végétal insolite), Terra Botanica propose de découvrir des végétaux du monde entier au travers de différentes ambiances et attractions.

Le parc propose également des spectacles centrés autour des plantes (explorations des botanistes du XVIIIe siècle, etc.), ainsi que des attractions et des jeux pour enfants.

Évoquant les gabares angevines en bois qui remontaient la Maine, l'attraction nommée odyssée botanique est un parcours en barque du constructeur Mack Rides, de type free flow boat[28]. L'attraction La balade des cimes est un parcours en monorail du constructeur Soquet, de type pedal car[29],[30]. Voyage au centre de la plante est un film diffusé dans le cinéma 4-D[29].

FréquentationModifier

Avant l'ouverture officielle du parc, une visite du chantier organisée par le Conseil général de Maine-et-Loire le attire 10 804 personnes[31].

Au 2 juillet 2010, 100 000 visiteurs avaient acheté leur billet pour découvrir Terra Botanica[32]. La fréquentation du parc est établie sur la base d'une fréquentation minimale de rentabilité de 300 000 visiteurs[33]. Au terme de la première saison, le parc affiche une fréquentation de 260 000 visiteurs. La moitié de la fréquentation repose sur la population du département. 20 % des visiteurs viennent des quatre autres départements des Pays-de-la-Loire et 30 % n'habitent pas la région[34].

À la fin de la saison 2011, Terra Botanica annonce avoir accueilli 301 049 visiteurs, dont 60 % venant d'autres départements. Le chiffre d'affaires annoncé au terme de la saison est de six millions d'euros[35].

Le 7 juillet 2013 le millionième visiteur est accueilli sur le parc[36]. La baisse de fréquentation se poursuit.

C'est au total 159 000 visiteurs qui découvrent le parc en 2014, se départageant grossièrement en 100 000 individuels, 30 000 groupes, 10 000 invités et 20 000 congressistes[37],[38].

Le 10 mai 2015 un pic de fréquentation est atteint avec 5 800 visiteurs en une journée[39]. 213 000 visiteurs franchissent les portes du parc lors la saison 2015[40],[37]. Le nombre d'entrées poursuit son augmentation avec 226 000 visiteurs répartis sur l'exercice 2016[37].

Le parc accueille 260 000 visiteurs durant la saison 2017 et 288 000 visiteurs en 2018[37],[41].

EmploiModifier

Le parc emploie en 2016 plus de 140 personnes dont 30 salariés permanents.

En 2014, des licenciements pour motif économique ont été réalisés[42].

Notes et référencesModifier

  1. « Fréquentation 2016 », sur parks-view.com (consulté le 27 janvier 2017).
  2. Voir sur espl.fr.
  3. a et b Terra Botanica sur Angers.villactu.fr
  4. a b et c Claude Saulais, «Ludique, paysager et culturel : tel sera (peut-être) le parc du végétal», Le Courrier de l'Ouest, , p. 3
  5. a et b «le parc du végétal fleurira en 2009», Maine et Loire le magazine du Conseil général, , p. 15
  6. angers.villactu.fr
  7. [PDF] terrabotanica.fr
  8. Ouest-France : Angers. Les finances de Terra Botanica dans le rouge.
  9. « Terra Botanica : l'heure des comptes ? » sur angersmag.info.
  10. Audit à Terra Botanica, l’agglo et la ville réagissent.
  11. « Terra Botanica dans le dur » publié le 5 septembre 2014 par Angers.Villactu.fr.
  12. « Terra Botanica. La fréquentation de l'été est catastrophique », Ouest-France, 5 septembre 2014, Angers.
  13. « Terra Botanica n'est pas un fiasco », AngersMag.info, 5 septembre 2014.
  14. « Terra Botanica. Christian Gillet demande des comptes au Parc », Ouest-France, 5 septembre 2014, Angers.
  15. Voir sur angersmag.info.
  16. Ouest-France - Terra Botanica. « La situation est grave », selon le conseil général.
  17. Terra Botanica. Enquête sur les dessous d'un flop.
  18. Angers. « Terra Botanica : les dessous d'un flop ».
  19. « Denis Griffon aux commandes du parc Terra Botanica dès janvier », sur Journal des Entreprises, (consulté le 18 février 2015).
  20. Découverte de Terra Botanica lors des visites de Made In Angers - « Découverte de Terra Botanica lors des visites de Made In Angers », sur Angers Actu, (consulté le 18 février 2015).
  21. « Terra Botanica. Le parc vise les 230 000 visiteurs ».
  22. « Terra Botanica : la Cour des comptes en remet une couche ».
  23. « Terra Botanica. Un rapport confidentiel charge le parc angevin », sur Ouest France Entreprises (consulté le 18 octobre 2015).
  24. « Maine-et-Loire. Les comptes de Terra Botanica toujours dans le rouge ».
  25. [PDF] Brochure du parc sur le Site officiel
  26. Site officiel
  27. Site officiel
  28. « Terra Botanica : Ride au fil de l’eau ou «l’Odyssée botanique» » [PDF], sur creatime.eu, (consulté le 18 octobre 2015)
  29. a et b (fr) [PDF] Dossier de presse - Page 5
  30. « Terra Botanica : Ride du pédalcar ou «la balade des cîmes» » [PDF], sur creatime.eu, (consulté le 18 octobre 2015)
  31. Mathieu Doucet, «Terra Botanica : beau succès pour les portes ouvertes» sur toutangers.canalblog.com, .
  32. Mathieu Doucet, « Déjà 100 000 visiteurs pour Terra Botanica » sur toutangers.canalblog.com,
  33. "L'aventure commence pour Terra Botanica", 20minutes.fr
  34. [PDF] terrabotanica.fr, 18 novembre 2010
  35. Terra Botanica franchit la barre des 300 000 visiteurs sur ouest-france.fr
  36. [1]
  37. a b c et d « La fréquentation de Terra Botanica en hausse », sur angers.villactu.fr, (consulté le 8 novembre 2019)
  38. Yves BOITEAU, AngersMag.info, Terra Botanica : "Collectivement responsables de cet échec", 21/10/2014
  39. Terra Botanica à Angers : Début de saison encourageant et un mois de Juin riche en nouveautés
  40. Christophe Turgis, « Angers : fréquentation en hausse du parc végétal Terra Botanica en 2015 », sur France 3, (consulté le 30 janvier 2016)
  41. Thierry Bercault, « Angers : fréquentation en hausse de 10% pour Terra Botanica », sur France 3 Pays de la Loire, (consulté le 8 novembre 2019)
  42. « Angers. Ce que dit la Chambre régionale des comptes de Terra Botanica », sur Courrier de l'Ouest (consulté le 15 mai 2016).

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier