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Tchoums touvains dans le complexe ethnoculturel Aldyn-Bulak, en Russie, à Touva.

Un tchoum est un logement temporaire utilisé par les nomades ouraliens (Nénètses, Nganassanes, Énètses, Khantys, Mansis, Komis) éleveurs de rennes du nord-ouest de la Sibérie, en Russie. Les Evenks et les Toungouses, ainsi que d'autres tribus de Russie, de Mongolie et de Chine utilisent également des tchoums. On retrouve aussi l'usage de tchoums plus au sud chez les éleveurs de rennes de la région de Todja (en) de Touva et chez leurs parents transfrontaliers du nord de la Mongolie. Le tchoum a une conception similaire à celle d'un tipi amérindien mais certaines versions sont moins verticales. Il est très étroitement lié au lavvu sami quant à sa construction, mais peut être un peu plus spacieux. Certains tchoums peuvent présenter un diamètre d'une dizaine de mètres[1].

Dessin d'un tchoum, 2008.

Le tchoum traditionnel se compose de peaux de rennes cousues ensemble et enroulées autour de perches de bois plantées en cercle. Au milieu du tchoum, le foyer permet de chauffer la tente et de garder les moustiques à l'écart. La fumée est évacuée par une ouverture au sommet du tchoum. L'ensemble des matériaux constituant le tchoum est assez lourd, mais reste transportable par des rennes. Le tchoum est encore en usage aujourd'hui comme habitation permanente chez les peuples Yamal-Nenets, Khantys et Touvains.

Le mot tchoum (russe : чум) vient du komi : ćom prononcé : [t͡ɕom] ou oudmourte : ćum prononcé : [t͡ɕum], les deux signifiant « tente, abri ». Il porte un nom différent dans d'autres langues : en nénètse : ḿāʔ prononcé : [mʲaːʔ], en nganassane : maʔ, en khanty : (ńuki) χot et en evenki : ǯū prononcé : [d͡ʒuː].

Tchoum evenk.

RéférencesModifier

  1. « Notes d'Oxana », sur Russian Association of the Indigenous Peoples of the North, .

Liens externesModifier