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Le taux de mortalité maternelle est un indice statistique de la mort maternelle. Il exprime le rapport entre le nombre de femmes décédées à la suite de conséquences obstétricales directes ou indirectes — pendant leur grossesse ou lors des 42 jours après l'accouchement —, et le nombre de naissances vivantes[1]. Ce taux est calculé sur une année[1].

En Europe, le taux moyen par pays se situe entre 3 et 30 pour 100 000 naissances en 2006, tandis qu'il peut atteindre de 1,6 à 2 % la même année dans des pays tels que le Sierra Leone, l'Afghanistan, le Malawi, ou le Niger. Aux États-Unis, où le chiffre a doublé entre 1987 et 2006 (passant de 6,6 pour 100 000 à 13,3 pour 100 000), on observe une grande disparité avec des pointes atteignant 34,9 pour 100 000 à New-York et 83,6 pour 100 000 chez les femmes noires[1]. En 2014, le Sierra Leone reste le pays le plus touché au monde avec un taux de 1 100 pour 100 000. La plupart de ces décès, liés à la pauvreté, au manque de soins et au faible pouvoir de décision des femmes pourraient être évités[2].


RéférencesModifier

  1. a b et c « Rapports – 10-11 Mortalité maternelle et mortalité périnatale des enfants nés à terme en France », Bulletin de l'Académie nationale de médecine, 2010, t. 194, no 8, p. 1581-1599, séance du , sur academie-medecine.fr.
  2. « La mortalité maternelle dans le monde », Institut national d'études démographiques, septembre 2014, sur ined.fr.

Articles connexesModifier