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Tarsier des Philippines

espèce de mammifères

Tarsius syrichta

Tarsius syrichta
Description de cette image, également commentée ci-après

Tarsier des Philippines.

Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Sous-ordre Haplorrhini
Infra-ordre Tarsiiformes
Famille Tarsiidae
Genre Tarsius

Nom binominal

Tarsius syrichta
(Linnaeus, 1758)

Synonymes

  • Carlito syrichta (Linnaeus, 1758)
  • Simia syrichta

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 04/02/1977

Le Tarsier des Philippines (Tarsius syrichta) est une espèce de tarsier endémique des Philippines.

Sa taille, comprise entre 85 et 160 millimètres, en fait le plus petit primate au monde[1]. Sa tête a la particularité de pouvoir pivoter sur 340°.

Sommaire

RépartitionModifier

C'est une espèce endémique du Sud des Philippines. On le trouve sur les iles de Bohol, Dinagats, Leyte et Mindanao .

DescriptionModifier

Animal territorial et nocturne. Il a des globes oculaires qui ne bougent pas. Il doit bouger la tête pour voir. Cependant il a une très bonne vue même dans l'obscurité[2]. Ses deux yeux sont jaune-orange. Il s'alimente principalement d'insectes tels que papillons de nuit et sauterelles, parfois de lézards, serpents et petits oiseaux qu'il peut gober en plein vol en bondissant.

Bien qu'il s'agisse d'une espèce protégée, de nombreux Philippins les capturent pour en faire des animaux de compagnie. De fait, on estime la population sauvage à seulement 1 000 individus en 2011.

Ce primate a plusieurs moyens de communication, comme un appel territorial fort, mais il a surtout la singulière capacité d'émettre des ultrasons. La fréquence principale du cri du tarsier est de 70 000 Hz et il peut entendre jusqu’à 91 000 Hz. Par comparaison, le spectre auditif humain va de 20 à 20 000 hertz. Ce moyen de communication présente l'avantage précieux d'être discret. En effet, la majorité des prédateurs du tarsier, qu’il s’agisse d’oiseaux, de serpents ou de lézards, sont incapables d’entendre des fréquences aussi aiguës. Leur perception des ultrasons permet également de repérer par écholocation les insectes dont ils se nourrissent et qui émettent eux-mêmes des sons de haute fréquence[3].

Notes et référencesModifier

  1. Alexia Delas et Stéphanie Larrandabure, Philippines : Archipel des paradoxes, Editions Olizane, , 256 p. (ISBN 9782880864316, lire en ligne), p. 35.
  2. D’après « http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r28330-life-l-aventure-de-la-vie/2360145-les-primates/ l'aventure de la vie » une émission diffusée par ARTE le 01/01/2014 à 16h.
  3. (en) M. A. Ramsier, A. J. Cunningham et coll, « Primate communication in the pure ultrasound », Biology Letters,‎ (DOI 10.1098/rsbl.2011.1149).

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Références taxinomiquesModifier