Taq-e Zafar

Le Taq-e Zafar (en persan : طاق ظفر, en anglais : Arch of Victory) est un arc de triomphe situé face aux jardins[1] de Paghman, en Afghanistan. Le célèbre arc de la victoire commémore l'indépendance afghane (en) après la troisième guerre anglo-afghane en 1919[2]'[3].

HistoriqueModifier

20e siècleModifier

ConstructionModifier

Le monument est construit après le retour d'Europe du roi Amanullah Khan et de la reine Soraya Tarzi en 1928. Amanullah fait appel à des experts étrangers pour redessiner Kaboul. Un architecte turc conçoit l'arc de la victoire[1]. À cette époque, à l'entrée de Paghman, il crée une porte monumentale de style européen similaire mais plus petite que l'Arc de Triomphe à Paris, en France. Paghman devient une retraite de vacances ainsi que la capitale d'été. Ses larges avenues contiennent des sapins, des peupliers et des noyers qui entourent l'arche, des villas et un terrain de golf. C'est un endroit populaire que les riches et les aristocrates visitent[4]. Les jardins deviennent finalement un endroit populaire pour les touristes locaux et étrangers[5].

DestructionModifier

Pendant la guerre soviéto-afghane dans les années 1980, Paghman est un champ de bataille majeur et souffre des bombardements du gouvernement soutenu par les Soviétiques et des rebelles moudjahidines. La plupart des bâtiments sont détruits et les habitants fuient. Il ne reste que peu de jardins prospères, à l'exception des vestiges de l'arc de style Arc de Triomphe, dont le sommet a été soufflé[6]'[7].

Restauration et 21e siècleModifier

Après la mise en place de l'administration Karzaï, l'arche subit une restauration qui s'achève en mai 2005. D'autres parties endommagées des anciens jardins sont également reconstruites. L'arc redevient un site touristique populaire, tout particulièrement auprès des habitants de Kaboul. Il y a d'autres développements dans les années 2010. Le parc est également utilisé pour des concours de combats de chiens[8].

ConceptionModifier

L'Arc de la Victoire est en marbre blanc[4]. Le calligraphe afghan Sayed Mohammad Daud al-Hossaini[9] conçoit les inscriptions calligraphiques sur le plafond et les murs de l'arc[10]'[11].

GalerieModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en-US) « Rug, T2008.1.94 – Textile Museum of Canada » (consulté le )
  2. « Taq-e-Zafar ( Arch of Victory ) » (consulté le )
  3. « Central Square: Victory Arch (Taq-e-Zafar). | ACKU Images System », sur ackuimages.photoshelter.com (consulté le )
  4. a et b « BBCPersian.com », sur www.bbc.com (consulté le )
  5. « Afghanistan as a Tourist. Really. », sur GoNOMAD Travel,
  6. Donatella Lorch, « Only Flowers, Nothing Else, Survive in an Afghan Town (Published 1992) », sur NYTimes.com,
  7. « Archived copy » [archive du ] (consulté le )
  8. (en) « A Lifetime Ago: The Elegance Of 1920s Afghanistan », sur RadioFreeEurope/RadioLiberty (consulté le )
  9. (en) « Written history: the calligrapher to the last King of Afghanistan », sur The National (consulté le )
  10. « Calligrapher to the King – Daud Hossaini — Google Arts & Culture », sur artsandculture.google.com (consulté le )
  11. (en) « Calligrapher of Kings – Da‘ud al-Hossaini - Exhibition at Pergamonmuseum in Berlin », sur ArtRabbit (consulté le )