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Takashi Kawamura (homme politique)

politicien japonais
Takashi Kawamura
Kawamura Takashi 1-1.jpg
Fonctions
Maire de Nagoya (d)
depuis le
Takehisa Matsubara (en)
Député à la Chambre des représentants du Japon
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
河村 たかしVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Hitotsubashi
Aichi Prefectural Asahigaoka Senior High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Partis politiques
Équipe
Hitotsubashi University Baseball Club (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Takashi Kawamura (河村 たかし, Kawamura Takashi?, né le 3 novembre 1948) est un homme politique japonais membre du parti Genzei Nippon (減税日本 « Réduction des impôts au Japon »), maire de Nagoya. Auparavant, il a été membre de la Chambre des représentants du Japon.

BiographieModifier

Originaire de Nagoya (Préfecture d'Aichi) et diplômé de l'Université Hitotsubashi, il a été élu pour la première fois en 1993 en tant que membre du Nouveau parti du Japon de Morihiro Hosokawa après une tentative infructueuse en 1990. Il a démissionné de son poste de membre de la Chambre des représentants et a été élu maire de Nagoya en avril 2009.

Le 6 février 2011, il remporta une victoire écrasante pour sa réélection, avec trois fois plus de voix que son rival du PDJ. Trois quarts des électeurs ont également soutenu un référendum visant à dissoudre l'assemblée de Nagoya après que le maire s'est opposé au conseil municipal à plusieurs reprises sur des questions telles que la décentralisation et la réduction de certains aspects généreux de la retraite des membres de l'assemblée, afin de réduire les coûts pour les contribuables[1].

Le maire a annoncé en 2009 son intention de reconstruire complètement en bois les tours principales du château de Nagoya détruites pendant la Seconde Guerre mondiale, exactement comme dans la structure d'origine[2],[3],[4].

ControversesModifier

Le 20 février 2012, Takashi Kawamura a fait des déclarations négationnistes à propos du Massacre de Nankin alors qu'il recevait une délégation chinoise officielle de Nankin[5]. L'incident a entraîné la suspension de tous les échanges officiels entre les villes de Nagoya et Nankin le 21 février[6].

Certains citoyens de Nagoya se sont opposés au négationnisme de Takashi Kawamura en organisant des conférences et en créant un site Web[7].

En août 2019, Kawamura a demandé la fermeture d'une partie de l'exposition triennale des arts d'Aichi, car elle montrait des femmes de réconfort coréennes. La statue a été réalisée par un artiste sud-coréen. L'exposition elle-même s'intitulait After "Freedom of Expression"? et la description de l'artiste était la suivante:

« Cela peut sembler être une petite exposition à l’intérieur d’une exposition. Pour une raison ou une autre, en raison de la censure ou de l'autocensure, la plupart des œuvres présentées ici n'étaient pas exposées au Japon. Bien que la raison de leur suppression varie, cela montre qu’il n’existe pas de dynamique simple en ce qui concerne la "liberté d’expression (ou de parole)". La "liberté d'expression" est l'une des idées essentielles de la démocratie et des droits de l'homme. Cependant, de nos jours, la liberté d'expression, qui est à l'origine le droit de critiquer les autorités, est un sujet qui ne se limite pas aux décideurs politiques. (...). L'exposition vous informe sur les personnes qui ont pris des mesures sur ces œuvres, selon quels critères et, avec le contexte de chaque œuvre, la manière dont ces œuvres ont été censurées. »

Kawamura s’est plaint le 2 août: « L’opinion selon laquelle la question (des femmes de réconfort) n'est pas factuellement correcte est forte. Cela n'a rien à voir avec un manque de liberté d'expression. Il n’est pas nécessaire d'en parler dans un lieu financé avec une énorme quantité d’argent de contribuables. »

Invoquant des plaintes téléphoniques et la menace d'attaque terroriste, le directeur artistique a décidé de fermer cette section de la Triennale d'Aichi.

Notes et référencesModifier

  1. The Economist. Grass-roots revolt in Japan: Maverick as hell. Grass-roots revolt in Japan. , 10 février 2011.
  2. http://www.nikkei.com/article/DGXLASFD24003_T21C14A0000000/
  3. http://www.nikkei.com/article/DGXNASDG0401J_W2A101C1CR0000/
  4. « Archived copy » [archive du ] (consulté le 18 juin 2013)
  5. Chuhan Wang, « Nanjing to suspend official exchanges with Nagoya », CNTV,‎ (lire en ligne)
  6. Wang, « Nanjing suspends official contact with Nagoya », CNTV,
  7. Joseph Essertier et Ono Masami, David vs. Goliath: Resisting the Denial of the Nanking Massacre, Japan Focus 2014/2/21.

Liens externesModifier