Takana Zion

chanteur guinéen
Takana Zion
Surnom kongo, levaille Mashugui, Mangana
Nom de naissance Mohamed Mouctar Soumah
Naissance (34 ans)
Conakry[1]
Activité principale chanteur, producteur
Genre musical Reggae roots ragga dancehall
Années actives Depuis 2002
Labels Makafresh, Makasound
Black Mafia Records, Soulbeats Records

Takana Zion (« Takana » signifie littéralement « détruis la ville » en langue soussou[2]), né le à Conakry en Guinée, est un chanteur guinéen. Il chante en anglais, en français, ainsi qu'en langues sosso , poular et malinké[3].

BiographieModifier

Dès son plus jeune âge, il s'intéresse à l'histoire et se sent concerné par les inégalités qui rongent son pays et le monde entier. Il prend conscience que l'association du verbe et du son constitue une arme puissante et décide de s'en servir. Le jeune homme commence alors à intégrer le milieu du rap et du dancehall guinéen, dans lequel il se fait très vite connaître et respecter. Cependant, attiré de plus en plus intensément par le reggae, il décide de s'exprimer par cette musique, ressentant en ce combat toutes ses convictions sociales, culturelles et spirituelles.

Les débutsModifier

Après avoir beaucoup écouté, dans sa jeunesse, des artistes comme Peter Tosh ou Joseph Hill du groupe Culture, Takana Zion se sent de plus en plus attiré par le reggae. Il décide alors d'exprimer ses convictions sociales, culturelles et spirituelles par le biais de cette musique. Le jeune chanteur se fait remarquer par certains managers et producteurs, avant de partir au Mali rejoindre Brother Sam - un doyen des rastas ghanéens - avec le désir de faire de nouvelles rencontres.

À Bamako, il fréquente le magasin de disque reggae Studio One Africa, basé à Medina Coura, où il découvre le reggae classique et y affine sa voix. Ensuite, il fait la rencontre de Tiken Jah Fakoly et Manjul, qui décèlent en lui un talent et décident de le prendre sous leurs ailes. Manjul, installé dans son studio Humble Ark, l'invite sur son album Jahtiguiya[2]

Takana enregistrera l'équivalent de deux albums pour Tiken Jah Fakoly, mais ces projets ne verront pas le jour[3]. Petit à petit, il gagne en maturité et prend de l'indépendance par rapport à Tiken. Il décide alors de repartir chez Manjul et tous deux enregistrent l'album Zion Prophet fin 2006. Il fait aussi la rencontre du guitariste Jamaïcain Makkalox. C'est le point de départ de la carrière de Takana Zion. Il se produit régulièrement sur scène en Afrique, ce qui lui permet de se faire une petite réputation et il est alors rapidement surnommé « le Sizzla africain »[2], en référence à son style singjay et à sa puissance vocale[4].

La suiteModifier

Takana veut maintenant faire plus ample connaissance avec le public français afin de préparer l'arrivée prochaine de son premier album. Zion Prophet sort en France en juin 2007, le disque est produit par Humble Ark et distribué par le label Makafresh (filiale de Makasound).

Takana Zion se produit en France et en Afrique accompagné de Manjul et son groupe, le Humble Ark band.

Alors qu'il tourne en France en 2008, Takana commence à préparer son nouvel album. S'associant une fois de plus à son complice musicien-réalisateur Manjul, le chanteur rassemble une pléiade de musiciens reggae en studio à Paris. Pour toucher au plus juste à l'essence de ses compositions en fonction des sensibilités des musiciens. Caractéristique de son double attachement à l'Afrique et à la Jamaïque, Takana invite aussi les chanteurs Victor Démé (Burkina Faso) et Winston McAnuff (Jamaïque), chacun sur un morceau. C'est l'ingénieur du son anglo-jamaïcain Godwin Logie, responsable des albums de Steel Pulse et Island de la grande époque, qui mixera l'album.

Il continue de chanter en soussou, malinké, peulh, anglais et français.

Prix et récompensesModifier

  • 2012 : Meilleur album reggae africain pour Rasta Government[5],[6]

L'expérience jamaïcaineModifier

Invité à Kingston par Sam Junior Clayton membre des Mystic Revelation of Rastafari , sur l’île de Bob Marley un rêve qui s’est réalisé pour l'artiste, en une semaine il enregistre l'album Rasta Government. Plusieurs artiste collabore sur l'album notamment Capleton dans le titre Glory[7],[8]

InfrastructuresModifier

Bercé par la brise marine et entouré par des cocotiers, le complexe culturel Zion City situé à Sambayah dans la ville de Coyah, a été inauguré dans la nuit du vendredi par son propriétaire, le reggae man Takana Zion.

S’étendant sur une superficie blottie entre le rivage et un bras de mer , “Zion Cty” a été mise à la population de Coyah, sur un fond de concert play back offert par Soumbouya’s Lion et ses pairs artistes.

A la rentrée, un réceptif hôtelier sous forme de case moderne et équipé de huit chambres toutes climatisées, occupe le paysage gauche. Avec un vide qui laisse voir une baie où des canards, une tortue, des lapins, deux pélicans et une mangrove embouée, sert d’accès à de l’ait frais venant du bras de mer.

Ensuite, un restaurant R+1 peint aux couleurs du drapeau guinéen avec une terrasse donnant une vue sur la mer, s’impose par son architecture.

A quelques mètres à droite, un studio a été construit par Mangana afin d’offrir aux guinéens, des enregistrements de qualité avec la venue annoncée des grands ingénieurs jamaïcains et d’autres pays.

Les drapeaux guinéen, jamaïcain et éthiopien flottent au-dessus des espaces verts et ils accueillent les visiteurs ainsi que les membres de la Black Mafia dans le convivial climat, de Zion City.

Discographie[9]Modifier

AlbumsModifier

  • 2016 :Good life
  • 2019: Human Supremacy

SinglesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Biographie de Takana Zion », Bureau Export de la musique française
  2. a b et c Entretien de Christine Avignon avec Takana Zion - Africultures.com, .
  3. a et b Interview : Takana Zion - Reggaefrance, .
  4. L'axe Tiken Jah - Manjul, Reggae à Bamako - RFI,
  5. « Reggae : Le guinéen Takana Zion reçoit le prix du meilleur album reggae africain », KOACI (consulté le 21 novembre 2018)
  6. « Takana Zion remporte le prix du meilleur album reggae africain à la compétition Victoire du reggae », Afrique.fr, (consulté le 21 novembre 2018)
  7. « L’expérience jamaïcaine de Takana Zion », sur RFI Musique, (consulté le 14 mai 2019)
  8. « Good Life - Takana Zion - L'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb », sur Afrik.com (consulté le 14 mai 2019)
  9. « Takana Zion : tous les albums et les singles », ChartsInFrance.net (consulté le 26 novembre 2018)