Taito (entreprise)

société japonaise

Taito Corporation
logo de Taito (entreprise)

Création 1953[1]
Dates clés 1973 : premier jeu d'arcade[1]

1978 : sortie de Space Invaders[1]
2005 : Square Enix devient actionnaire majoritaire[1]
2006 : Taito devient une filiale à 100 % de Square Enix[1]

Fondateurs Michael Kogan
Forme juridique Filiale de Square Enix
Action Bourse de Tokyo (9646)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Shinjuku, Préfecture de Tokyo[2]
Drapeau du Japon Japon
Actionnaires Square Enix[3]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Divertissement
Développement et édition de jeux d'arcade et de jeux vidéo
Produits Space Invaders
Arkanoid
Bubble Bobble,
Elevator Action
Qix
Société mère Square Enix
Effectif 694[4] (2019)
Site web www.taito.co.jp

Taito Corporation (株式会社タイトー, Kabushikigaisha Taitō?) est une société japonaise de développement et de distribution de jeux vidéo et de matériel de jeux d'arcade, créée en 1953.

Aujourd'hui Taito est la propriété exclusive de l'éditeur Square Enix. Taito a son siège dans le bâtiment Shinjuku East Side Square à Shinjuku, à Tokyo.

Taito est surtout connue pour la production de jeux d'arcade, tels que Space Invaders et Bubble Bobble. Taito a sorti des jeux d'arcade dans le monde entier, et a aussi importé et distribué des jeux d'arcade américains au Japon. La compagnie possède également plusieurs salles de jeux d'arcade au Japon, appelées stations Taito.

Par le passé, la compagnie avait des filiales en Amérique du Nord, au Brésil, en Corée du Sud et en Italie.

HistoriqueModifier

La société fut fondée en 1953 par un homme d'affaires juif russe nommé Michael Kogan, et s’appelait au départ Taito Trading Company (株式会社 太 東 貿易 kabushikigaisha Taito Boeki)[5].

Taito commence son activité en important et en diffusant des distributeurs automatiques. Elle fabrique également ses propres distributeurs, notamment de cacahuètes et de vodka. Elle était la premiere compagnie au Japon à distiller et vendre de la vodka.[6] Un an plus tard[Quand ?], elle fabrique des juke-boxes et des équipements de loisirs. Cet intérêt pour les loisirs entraîne assez rapidement Taito à se lancer dans la fabrication de jeux d'arcade électro-mécaniques payants, avec, dès 1973, des jeux comme Soccer, Elepong ou Pro hockey. En 1972, le nom de Taito Trading Company change pour devenir Taito Corporation.

En 1978, Taito sort le célèbre Space Invaders qui provoquera une révolution en la matière, puisque entièrement électronique.

Space Invaders devint le titre le plus populaire de la société et l'un des jeux les plus mémorables de l'histoire des jeux vidéo, responsable du début de l'âge d'or des jeux vidéo d'arcade. Le jeu fut distribué aux États-Unis par Midway.

Taito crée en 1973 une branche américaine appelée Taito America Corporation qui fut fondée dans le centre-ville de Chicago.[7] Elle était située par la suite à Wheeling, dans l'Illinois et gérait le secteur arcade de la société en Amérique du Nord. Bien que la majorité des jeux distribués par Taito América étaient développés par la société mère japonaise, ils distribuaient aussi des jeux sous licence de sociétés tierces, ainsi que des jeux développés aux États-Unis pour Taito. Taito créa une autre branche en Amérique du Nord appelée Taito Software Inc responsable du secteur non-arcade de la société. Basé à North Vancouver, en Colombie-Britannique et créée en 1988, Taito Software distribue des jeux Taito exclusivement sur ordinateurs personnels et consoles. Avant la création de Taito Software, le service client revenait également à Taito América. Comme Taito América, le catalogue de Taito Software est principalement composé de jeux développés par la société mère japonaise, et occasionnellement de jeux sous licence d'autres sociétés. 1995 marque la dernière année du label Taito en Amérique du Nord. Cette même année, Taito vends les droits d'édition de ses jeux video en Amérique à Acclaim Entertainment.[8],[9]

Taito eut une grande influence sur l'histoire du jeu vidéo, et développa certains jeux très innovants. Space Invaders (1978) est probablement le plus notable, mais des jeux tels que Speed Race (1974), Gun Fight (1975), Qix (1981), Jungle Hunt (1982), Elevator Action (1983), Buggy Challenge (1984), Bubble Bobble (1986), Operation Wolf (1987), Chase HQ (1988), Puzznic (1989), Coup Master (1992), Buster Gun (1992) et Puzzle Bobble (1994) ont également introduit des concepts uniques et innovants en termes de gameplay. Taito avait aussi une licence de Hanna-Barbera pour faire des jeux basés sur Les Pierrafeu et The Jetsons.

En 1992, Taito réalise une console lisant des CD-ROM, la Taito WoWoW. L'objectif était de proposer de parfaites conversions de jeux d'arcade de la société Taito, à l'instar de la Neo-Geo AES de la société SNK., ainsi que de télécharger des jeux par transmission satellite (comme le Satellaview le fera plus tard). Il fut nommé d'après la chaîne de télévision japonaise WOWOW et aurait utilisé ses stations de téléchargement pour les jeux. Le projet ne sera finalement jamais commercialisé.

Le , Square Enix achète 247 900 actions de Taito d'une valeur de 45,16 milliards ¥ (409,1 millions US $) . Taito Corporation devient ainsi une filiale de Square Enix. Le but de la prise de contrôle par Square Enix était à la fois d'augmenter la marge de profit de Taito, ainsi que d'étendre son activité dans de nouvelles formes de jeu et de divertissements (notamment sur la scène arcade). L'OPA de Square Enix fut acceptée par l'actionnaire principale précédent, Kyocera, faisant de Taito une filiale officielle de Square Enix. Le , Square Enix annonce sa réussite dans l'acquisition de 93,7 % des actions de Taito. Le , Taito devient une filiale de Square Enix.

Le , Taito devient une filliale à part entière de Square Enix lorsqu'elle est fusionnée en SQEX Corporation (anciennement The Game Designers studio).[10],[11] Bien que l'entreprise fusionnée prend le nom de Taito Corporation, c'est SQEX qui en est la société survivante.[11]

Square Enix annonce officiellement le , la liquidation de deux filiales de Taito, Taito Art Corporation et Taito Art Tech Co., Ltd, au motif qu'elles avaient rempli leur objectif commercial.[12] Le processus pris fin officiellement en .[12]

La Taito Corporation qui existe actuellement a été formée le par la fusion de Taito avec ES1 Corporation.[13] Officiellement, la Taito Corporation d'aujourd'hui est l'ancienne ES1 Corporation qui fut fondée le 1er juin 2009.[13],[14]

ArcadeModifier

 
Ancien logo de Taito

Les systèmesModifier

Taito qui fut présent dès l'âge d'or des jeux vidéo d'arcade, développa de nombreux systèmes d'arcade :

  • Taito B
  • Taito X
  • Taito Top Speed
  • Taito H
  • Taito L
  • Taito Z
  • Taito F1
  • Taito F2

Les bornesModifier

GénériquesModifier

DédiéesModifier

Liste des jeuxModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e (ja) 沿革 (historique de la société)
  2. (ja) 会社概要 (informations sur la société)
  3. MobyGames, (site web), consulté le  
  4. (ja) « 企業情報 », sur 株式会社タイトー (consulté le 25 juillet 2020).
  5. (en-US) Arcadehero, « Looking At Taito's history As They Turn 60 - Arcade Heroes », sur arcadeheroes.com, (consulté le 22 juillet 2020).
  6. (en) Brian Ashcraft, « Before Space Invaders, Taito Made Vodka », sur kotaku.com, (consulté le 22 juillet 2020).
  7. Alexander Smith, « They Create Worlds: The Story of the People and Companies That Shaped the Video Game Industry, Vol. I: 1971-1982 », CRC Press,
  8. « Game Industry Rebounds », IDG, no 88,‎ , p. 22–23
  9. « Jupiter Strike », Imagine Media, no 15,‎ , p. 81
  10. David Jenkins, « Square Enix To Complete Taito Takeover Square Enix To Complete Taito Takeover », sur www.gamasutra.com
  11. a et b « Square Enix To Make Taito A Wholly-Owned Subsidiary » [PDF], Square Enix Co., Ltd., (consulté le 1er novembre 2016)
  12. a et b « Taito Corporation - Notice of Inquiry Change », Taito Corporation, (consulté le 11 mars 2010)
  13. a et b « Notice of an Absorption-type Company Split Between Taito Corporation and ES1 Corporation » [PDF], Square Enix Holdings, (consulté le 1er novembre 2016)
  14. « Square Enix 2019 Annual Report », Square Enix, (consulté le 3 décembre 2019), p. 30

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier