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Totalisation de la puissance de calcul des 500 meilleurs supercalculateurs mondiaux de 1993 à 2008.
Somme de la puissance de calcul des 500 meilleurs supercalculateurs mondiaux de 1993 à 2008. Source : TOP500.
Puissance de calcul des 500 meilleurs supercalculateurs mondiaux en novembre 2009 par pays.

Le TOP500 est un projet de classification, par ordre décroissant, des 500 superordinateurs les plus puissants au monde.

Depuis juin 1993, le projet met à jour sa liste tous les six mois :

Le TOP500 est réalisé par Hans Meuer de l'université de Mannheim en Allemagne, Jack Dongarra de l'université du Tennessee à Knoxville, Erich Strohmaier et Horst Simon du National Energy Research Scientific Computing Center (NERSC) du Lawrence Berkeley National Laboratory (LBL)[2].

Le logiciel de test est Linpack, un test de performance contesté en 2010 mais qui, à défaut de mieux, sert pour l'instant à donner un aperçu relativement fiable de la performance des superordinateurs connus. Il effectue ces calculs sur des nombres d'une longueur de 64 bits[note 1].

Le développement des supercalculateurs se déroule dans un contexte de compétition économique et politique entre les nations développées. Il y a encore quinze ans, le TOP500 ne comptait aucun ordinateur d'origine chinoise[3]. Désormais, la Chine détient 167 places dans ce classement et dépasse ainsi les Américains, qui en comptent 165[4],[5].

Sommaire

Top 10Modifier

Top 10 du 50e TOP500 ()[6]
Rang Puissance
Rmax
Rpeak
(PFLOPS)
Nom Architecture
Type de processeurs, Bus d'interconnexion
Vendeur Site
Pays, année
Système d'exploitation
1   93,014
125,436
TaihuLight NRCPC
Sunway SW26010 260C, Sunway
NRCPC National Supercomputing Center, Wuxi
   Chine, 2016
Linux (RaiseOS 2.0.5)
2   33,863
54,902
Tianhe-2 NUDT
Xeon E5–2692 + Xeon Phi 31S1P, TH Express-2
NUDT National Supercomputing Center, Canton
   Chine, 2013
Linux (Kylin)
3   19,590
29,326
Piz Daint Cray XC50
Xeon E5–2670 + Tesla K20X, Aries
Cray Inc. Centre suisse de calcul scientifique, Lugano
   Suisse, 2013
Linux (CLE)
4   19,136
28,192
Gyoukou ZettaScaler-2.2 HPC system
Xeon D-1571, Infiniband EDR
PEZY Computing, Exascaler Inc. JAMSTEC Yokohama Institute for Earth Sciences, Yokohama
   Japon, 2013
Linux (CentOS)
5   17,590
27,113
Titan Cray XK7
Opteron 6274 + Tesla K20X, Cray Gemini Interconnect
Cray Inc. Laboratoire national d'Oak Ridge
   États-Unis, 2012
Linux (CLE, SLES)
6   17,173
20,133
Sequoia Blue Gene/Q
PowerPC A2, tore 5D[7] sur mesure
IBM Laboratoire national de Lawrence Livermore
   États-Unis, 2013
Linux (RHEL et CNK)
7   14,137
43,902
Trinity Cray XC40
Xeon E5-2698v3, Cray Aries Interconnect
Cray Inc. Laboratoire national de Los Alamos
  États-Unis, 2015
Linux (CLE)
8   14,014
27 880
Cori Cray XC40
Xeon Phi, Aries interconnect
Cray Inc. Laboratoire national Lawrence-Berkeley
   États-Unis, 2016
Linux (CLE)
9   13,554
24,913
Oakforest-PACS Primergy CX1640 M1
Xeon Phi, Intel Omni-Path
Fujitsu Joint Center for Advanced High Performance Computing, Kashiwa
   Japon, 2016
Linux
10   10,510
11,280
K computer RIKEN
SPARC64 VIIIfx, Tofu
Fujitsu RIKEN Advanced Institute for Computational Science, Kobe
   Japon, 2011
Linux

Par paysModifier

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LexiqueModifier

  • Gflops est une unité de mesure désignant un milliard d'opérations par seconde. Cette unité fait ici référence à des calculs en virgule flottante double précision (DP) de 64 bits[note 1] normalisé par l'IEEE. On parle depuis l'année 2008 de Tflops (téraFlops) voire de Pflops (pétaFlops).
  • HPL benchmark (Highly-Parallel LINPACK benchmark[8]) est le logiciel de test effectuant des calculs mathématiques sur des superordinateurs parallèles sur la base de Linpack.

Les résultats de chaque superordinateur sont :

  • #Rank : rang obtenu de la machine dans le classement ;
  • #Processors : nombre de cœurs dans la machine ;
  •   : performance Linpack maximale en GFlop/s pour le plus gros problème tournant sur la machine ;
  •   : taille du problème Rmax tournant sur la machine ;
  •   : taille du problème Rmax où la moitié de celui-ci est réalisé ;
  •   : performance théorique en GFlop/s de la machine.

Classement selon des critères d'informatique verteModifier

Les nouveaux besoins en matière de développement durable ont poussé les professionnels à classer les ordinateurs selon des critères d'informatique verte. Le Green 500 liste classe les superordinateurs de la liste TOP500 en termes d'efficacité énergétique[9]. Celle-ci est mesurée selon des critères de Green 500, et mesurée en flops/watt.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Virgule flottante double précision (DP) de 64 bits normalisé par l'IEEE.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier