Türkân Akyol

femme politique turque

Türkân Akyol
Illustration.
Fonctions
Ministre d'État turque chargée des Affaires féminines et familiales
Président Turgut Özal
Süleyman Demirel
Premier ministre Süleyman Demirel
Tansu Çiller
Rectrice de l'université d'Ankara
Prédécesseur Tahsin Özgüç (en)
Successeur Tarık Somer (tr)
Ministre de la Santé
Président Cevdet Sunay
Premier ministre Nihat Erim
Prédécesseur Vedat Ali Özkan (tr)
Successeur Cevdet Aykan (tr)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Istanbul (Turquie)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Ankara (Turquie)
Nationalité turque
Parti politique SODEP (en)
Diplômée de Université d'Ankara
Profession Médecin
Professeur d'université

Türkân Akyol, née le à Istanbul (Turquie) et morte le à Ankara (Turquie)[1],[2], est une médecin et femme politique turque. En 1971, elle devient la première femme ministre de l'histoire de la Turquie[3] puis en 1982 la première rectrice d'université en Turquie[4].

BiographieModifier

Études et carrière professionnelleModifier

Türkan Akyol effectue ses études primaires dans plusieurs localités turques, au gré des affectations de son père, officier d'état-major. Elle sort diplômée du lycée de jeunes filles Erenköy (en) d'Istanbul en 1947[4].

Elle entame des études de médecine à l'université d'Ankara et obtient son diplôme en 1953. Elle se spécialise en pneumologie[5] et commence une carrière universitaire dans le même établissement. En 1965, elle devient professeure adjointe, puis professeure titulaire en 1970. Entre 1959 et 1965, elle complète sa formation aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas[4].

En 1980, Türkan Akyol est élue rectrice de l'université d'Ankara, devenant la première femme à accéder à cette fonction en Turquie. En démissionne en 1982, en raison de désaccords avec le Conseil de l'enseignement supérieur. Elle enseigne à l'université jusqu'en 1983[4].

Carrière politiqueModifier

Le , Türkan Akyol est nommée ministre de la Santé (en) et de la Sécurité sociale dans le gouvernement du Premier ministre Nihat Erim, devenant ainsi la première femme ministre de l'histoire de la Turquie. Elle démissionne le de la même année et reprend sa carrière universitaire[4].

En 1983, Erdal İnönü l'invite à participer à la fondation du Parti social-démocrate (en) (SODEP), dont elle devient la vice-présidente[4].

Lors des élections législatives de 1987, elle est élue députée de la province d'İzmir et entre au Parlement. Elle retrouve son poste de maître de conférence à la fin de la législature, en 1991[4]. En 1992, elle est nommée ministre d'État chargée des Affaires féminines et familiales dans le gouvernement de coalition du Premier ministre Süleyman Demirel. En 1993, elle est reconduite à son poste dans le cabinet de Tansu Çiller, la première femme Première ministre de l'histoire turque[6].

MortModifier

Türkan Akyol meurt dans un hôpital d'Ankara en 2017, à l'âge de 88 ans[6]. Elle est enterrée au cimetière Karşıyaka (en), après des funérailles religieuses à la mosquée Maltepe (en)[7],[8]. Elle était mère de deux enfants[9].

HommageModifier

Un hôpital de Bursa porte son nom[10].

Notes et référencesModifier

  1. « Türkan Akyol hayatını kaybetti... Türkan Akyol kimdir? », sur m.hurriyet.com.tr (consulté le )
  2. « Türkiye'nin ilk kadın bakanı Türkan Akyol vefat etti », sur NTV (consulté le )
  3. (tr) « Türk kadınının ilkleri », Hürriyet,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. a b c d e f et g (tr) « Ankara Üniversitesi Rektörleri-Prof. Dr. Türkan Akyol » [archive du ], Ankara University (consulté le )
  5. (tr) « Ankara Tıp'ın Göğüs Hastalıkları Ana Bilim Dalı Yenilendi », Haberler,‎ (lire en ligne, consulté le ) |
  6. a et b « Türkiye'nin ilk kadın bakanı Türkan Akyol öldü », sur dunyabulteni.net (consulté le )
  7. (tr) « İlk kadın bakan Türkan Akyol son yolculuğuna uğurlandı », Haber Türk,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. (tr) « Türkan Akyol uğurlandı », Hürriyet,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (tr) « Türkiye'nin ilk kadın bakanı Türkan Akyol yaşamını yitirdi », Cumhuriyet,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « www.bgh.gov.tr/ », sur bgh.gov.tr (consulté le )

Articles connexesModifier

Lien externeModifier