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La télévision italienne, à l'origine dominée par le monopole de la RAI, est considérée comme un contre-modèle de la dérèglementation, et s'est finalement stabilisée comme un système mixte entre public et privé.

HistoriqueModifier

Le commencementModifier

Au début la RAI possède un monopole en Italie. Les premières émissions expérimentales de télévision ont commencé en 1934 à Turin avec le EIAR. Ces transmissions ont été fermées en 1940 au début de la Seconde Guerre mondiale. Les transmissions expérimentales recommencent après la Seconde Guerre mondiale. En 1954, des émissions de télévision officielles commencent sous le nom de la RAI - télévision italienne. À cette époque la télévision était un luxe pour quelques citoyens aisés, mais après l'achat de téléviseurs ont augmenté, beaucoup de gens peuvent y avoir accès chez des parents ou amis, ou dans les bars. Les programmes de l'unique chaine durent quelques heures par jour, commencent à midi et se terminent vers 23 heures. Parfois, la RAI diffuse la nuit, notamment pour des directs avec le États-Unis pour des combats de boxe. En 1961 est créé une deuxième chaîne de la RAI comme voie alternative du premier programme. Ce second canal est administré par le Parti socialiste italien.

Le début de la fin du monopole de la RAIModifier

Au début des années 1970 le monopole de radiodiffusion et de télévion de la RAI commence à tomber. Dans le nord de l'Italie on peut recevoir des chaînes de télévision étrangères en langue italienne, comme Telemontecarlo qui diffuse en italien un programme depuis la Principauté de Monaco, TSI proposée pour les habitants italophones du canton suisse du Tessin et reçue jusqu'à Milan, ou encore TV Koper-Capodistria, qui diffusent depuis la ville Capo d'Istria pour la communauté italophone vivant dans certaines régions de Yougoslavie et dans les zones frontalières italiennes.

En 1979 est ouverte la troisième chaîne de télévision de la RAI qui est administrée par le Parti communiste italien.

La fin du monopole de la RAIModifier

Le monopole historique de la RAI a été contesté intérieurement dès 1971 par les télévisions locales diffusant par le câble [1]. Elles ont été autorisées officiellement en 1974 par la Cour constitutionnelle. Les chaînes hertziennes ont été autorisées en 1976, ce qui a abouti à un foisonnement important avec plus de 1200 chaînes recensées en 1981.

La loi dite « Loi Mammi » de « discipline entre le système public et le système privé de radio-télévision » a finalement été adoptée en août 1990.

Au départ, il n'y avait pas de chaînes privées diffusées au niveau national mais plutôt au niveau régional, en l'ocurrence au nord de l'Italie avec une chaîne par région. Chaque chaîne avaient leur propre programmation, leur propre publicités mais avaient chacun une ampleur nationale. Le programme entre ces chaînes était évidemment différente d'une chaîne à une autre. Cela fut la norme en Italie bien qu'il n'avait pas de cadres légales là dessus. Ce fut seulement l'arrivé de Mediaset avec le rachat l'une après l'autre de ces chaînes qui cassèrent ce système ce qui donne aujourd'hui le système tel que l'o, connaît aujourd'hui.

La télévision italienne privée est dominée par le groupe de Silvio Berlusconi Fininvest, et le rôle tenu par les télévisions de son groupe lors de son accession au pouvoir en 1994 est sujet à controverse[2].

Paysage audiovisuelModifier

La RAI est financée principalement par la redevance, et les chaînes du groupe Fininvest par la publicité et le sponsoring. En marge de ces deux piliers, on trouve des chaines dites « locales », au nombre de 673 en 1989[1].

AudienceModifier

Les italiens regardent la télévision en moyenne 4 heures par jour[3], mais seulement 24 % la considèrent comme une source fiable d'information[3].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Presse écrite et télévision dans les régions d'Europe, Pierre Musso, Philippe Souêtre, Lionel Levasseur, 1995 p. 103
  2. Géopolitique de l'Italie, Bruno Tessier, Editions Complexe, 1996 (ISBN 2870276214) p. 71
  3. a et b Italie 5, collectif, 2012 (ISBN 9782816125306)

Liens externesModifier