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Syndicat des Travailleurs corses

Cadre
Forme juridique Syndicat
But Défense des travailleurs de Corse, autodétermination du peuple corse, développement et officialisation du corse
Zone d’influence Corse
Fondation
Fondation 1er mai 1984
Fondateur Jacky Rossi
Identité
Siège Avenue Napoléon III
20186 Ajaccio
Secrétaire général Jean Brignole
Affiliation internationale Plateforme des Syndicats des Nations Sans État
Méthode Syndicalisme de lutte
Financement Cotisations, Dons

Le Syndicat des travailleurs corses / Sindicatu di i travagliadori corsi (ou STC) est un syndicat créé en Corse le , qui s'inscrit dans la mouvance du nationalisme corse.

À l'époque, il s'agissait d'une stratégie de diversification du mouvement nationaliste. Le mot d'ordre était d'investir tous les terrains de lutte et de mettre en place des contre-pouvoirs (Cf- Le Livre Blanc du FLNC, conférence de presse clandestine du 1er avril 1981).

Longtemps, le STC est ainsi resté entièrement sous la coupe du mouvement indépendantiste. En 1991, cependant, le syndicat change de stratégie, s'autonomise, et investit véritablement le terrain social corse, au sein du secteur public, mais aussi des petites entreprises, en partie délaissées par les grandes centrales nationales. Le STC réussit à s'imposer comme une véritable structure.

En 2002, le STC devance la CGT aux élections prud'homales, obtenant 35 % des suffrages contre moins de 33 % pour sa principale rivale. Avec près de 5 000 adhérents revendiqués, le STC est aujourd'hui le syndicat le mieux implanté en Corse.

Mais cette volonté affichée de dépolitisation est loin d'être aboutie. Le STC réclame la reconnaissance officielle de la langue corse, refuse de condamner la violence, et prône la « corsisation » des emplois ce qui signifie qu'à compétences égales, l'emploi doit être réservé en priorité aux habitants de l'Ile. Le syndicat se défend de toute connotation raciste ou ethniciste. La corsisation des emplois serait la version locale du slogan de la CFDT "vivre et travailler au pays" des années 1970.

Le STC a vu ses revendications en partie satisfaites lors d'un accord entre le syndicat et la SNCM, en . Cet accord prévoit entre autres de « rééquilibrer les nouveaux recrutements en faveur des insulaires » et a été validé par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin malgré les nombreuses indignations soulevées, y compris dans les rangs du gouvernement.

Le STC a remporté les élections prud'homales de décembre 2008, en devançant, aussi bien en Haute Corse qu'en Corse du sud, la CGT[1].

HistoriqueModifier

OrganisationModifier

Il y a un secrétaire général, un trésorier et différents représentants de secteurs, appelés secrétaires nationaux, élus par les militants tous les 4 ans au cours d'un congrès.

Lors de son congrès du 13 juin 2010 à Borgo, le STC a élu Jean Brignole comme secrétaire général[2].

Trois syndicats étudiants existent à l'Université de Corse, indépendants des appareils politiques mais se reconnaissant dans la Lutte de libération nationale de la Corse :

Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  1. Le STC grand vainqueur des élections prud'hommales, U Ribombu, décembre 2008
  2. Congrès de Borgo du STC, Club-Corsica.com, juin 2010.

Articles connexesModifier

  • Alain Mosconi, syndicaliste du STC-Marins.

Liens externesModifier