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Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

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Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Cadre
Forme juridique Syndicat
Zone d’influence Drapeau : Québec Québec
Fondation
Fondation 1962
Identité
Président Christian Daigle
Affiliation internationale Internationale des services publics
Membres 40 000
Représentativité Fonction publique du Québec

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) est une organisation syndicale indépendante qui représente principalement les fonctionnaires de l'État québécois. Ce syndicat représente environ 40 000 membres répartis dans plus de 35 accréditations québécoises. Quelque 30 000 d’entre eux sont issus de la fonction publique québécoise et répartis comme suit : près de 26 000 employés de bureau et techniciens et environ 4 000 ouvriers travaillant au sein de divers ministères et organismes. Les 10 000 autres membres proviennent du secteur parapublic.

Sommaire

HistoriqueModifier

Le SFPQ a été créé officiellement en 1962 pour représenter les employées et les employés du gouvernement du Québec. Toutefois, l’organisation syndicale voit le jour au cours de l’hiver 1961 par la formation du « Syndicat national des fonctionnaires provinciaux du Québec », issu d’un groupe d’employées et d’employés de la fonction publique de la région de Montréal. À cette époque, une entente de service est signée avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Au cours de l’été de la même année, un groupe de fonctionnaires de la région de Québec emboîtera le pas.

Cependant, c’est en 1964, après plusieurs batailles et revendications que le « Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec » est reconnu officiellement comme l’unique représentant de tous les fonctionnaires et ouvriers de la province travaillant au sein de la fonction publique du Québec.

L’année 1966 verra le SFPQ s’affilier à la CSN et signer sa première convention collective. Toutefois, l’avènement du Front commun de 1972, la tenue de deux référendums et le désir ardent d’avoir sa propre identité ainsi que son autonomie amènent le SFPQ à se désaffilier de la CSN, le 25 septembre 1972. Il signe sa première convention collective à titre de syndicat indépendant le 29 novembre de la même année.

En 1985, une première unité d’accréditation à l’extérieur de la fonction publique joint les rangs du SFPQ. Il s'agit des employées et des employés de la SÉPAQ, qui n’est pas régi par la Loi sur la fonction publique. Au cours des vingt dernières années, une trentaine de groupes de salariés ont choisi le SFPQ pour les représenter.

En 2019, le SFPQ est toujours sans affiliation. Sur la scène internationale, le SFPQ est affilié à l'Internationale des services publics (ISP).

PositionsModifier

La mission du SFPQ à l’égard de tous ses membres consiste à défendre leurs conditions de travail et à défendre les intérêts économiques, politiques et sociaux nécessaires à l’amélioration de leurs conditions de vie. Cette mission s’élargit également à l’ensemble de la société québécoise, puisque le SFPQ soutient un projet de société axé sur la démocratie, le développement durable, le partage, l’équité, la solidarité et le progrès de la société. En cohérence avec ses valeurs, il promeut les services publics comme moyen démocratique de répondre aux besoins de la population.

StructuresModifier

Le Syndicat de la fonction publique du Québec peut compter sur l'appui d'une structure militante composée de trois paliers : local, régional et national.

En adhérant au SFPQ, un membre fait automatiquement partie d’une section syndicale, qui constitue la cellule de base du Syndicat. Le SFPQ regroupe quelque 95 sections réparties un peu partout au Québec.

De plus, pour le SFPQ, le Québec se divise en sept (7) régions. Chacune d’entre elles est constituée de l’ensemble des sections syndicales situées sur son territoire. Pour assurer leur bon fonctionnement, chaque région peut compter sur une équipe de représentantes et de représentants régionaux, qui varie entre une et cinq personnes. Ces dernières sont libérées à temps plein pour occuper des fonctions politiques ou techniques. Le Syndicat compte des bureaux dans ces sept (7) régions afin d’assurer divers services à ses membres et d’y coordonner une vie syndicale et démocratique.

D'autre part, le palier national est constitué d’instances démocratiques et du personnel qui en relève, principalement localisé au siège social à Québec. Parmi les principales instances, on retrouve la plus importante, soit le Congrès, qui a lieu tous les quatre ans dans la Capitale nationale et qui regroupe la plus forte délégation, environ 400 membres. Par ailleurs, le Conseil syndical est l’instance suprême entre les congrès. Il est composé des mêmes personnes que le Congrès, sauf que les délégations des sections sont plus petites, environ 200 personnes. Le Conseil syndical se réunit deux fois par année. Le bureau de coordination national (BCN) est composé des membres de l’Exécutif national ainsi que des représentantes et des représentants régionaux qui occupent les fonctions politiques. Les membres du BCN doivent mettre en place le plan national d’action et de mobilisation. L’Exécutif national est l’instance décisionnelle entre les conseils et les congrès. Son rôle est de veiller au bon fonctionnement de l’organisation syndicale au quotidien. Il est composé de sept membres élus par le Congrès, qui sont libérés à temps complet pour un mandat de quatre ans. Les membres de l’Exécutif national se partagent les différentes responsabilités politiques.

PrésidencesModifier

Notes et référencesModifier


Voir aussiModifier