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Sylvain Maillard

personnalité politique française
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Sylvain Maillard
Illustration.
Sylvain Maillard en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 14 jours)
Élection 11 juin 2017
Circonscription 1re de Paris
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Pierre Lellouche
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Saint-Maur-des-Fossés
(Val-de-Marne, France)
Nationalité Française
Parti politique UDF (jusqu'en 2007)
NC (2007-2012)
UDI (2012-2016)
LREM (depuis 2016)
Diplômé de ICS Bégué
ESC Grenoble
Université de Munich
Profession Entrepreneur

Sylvain Maillard, né le à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), est un entrepreneur et homme politique français.

Membre successif de l'Union pour la démocratie française, du Nouveau Centre et de l'Union des démocrates et indépendants, il est conseiller du 9e arrondissement de Paris depuis 2014. Après avoir rejoint En marche !, devenu La République en marche, il est élu député dans la 1re circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017.

Jeunesse et formationModifier

Il grandit à Versailles et suit des études de comptabilité et d'audit à ICS Bégué à Paris et obtient, en 1998, le diplôme mastère spécialisé « Entrepreneurs- Pédagogie HEC Entrepreneurs »[1] de l'École supérieure de commerce de Grenoble. Participant au programme Erasmus, il est élève en science politique à l'université de Munich. En décembre 1999, il commence son service national à Stuttgart en tant que coopérant à l'étranger[2].

Il revient en France en avril 2001, créant la société Alantys Technology (entreprise spécialisée dans la distribution de composantes électroniques) à Argenteuil dans le Val d'Oise, puis plusieurs de ses filiales. La société est toujours en activité.[2],[3]

Il parle couramment l'anglais et l'allemand[4].

En août 2019, il devient auditeur de la première promotion du Collège des Hautes Etudes de l'Institut Diplomatique (CHEID) du Ministère de l'Europe et des Affaires Etrangères[réf. nécessaire].

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

Il participe comme militant à la campagne présidentielle de 1995 de Jacques Chirac. À la fin des années 1990, il devient membre de l'UDF, en 2007 du Nouveau Centre puis en 2012 de l'UDI[2].

Premiers mandats locauxModifier

Lors des élections municipales de 2014 à Paris, il est élu sur la liste UMP-UDI-MoDem conduite par Delphine Bürkli, qui l'emporte dans le 9e arrondissement. Il est nommé adjoint à la maire, délégué à l'attractivité économique, à l’emploi, au tourisme, aux professions libérales, au commerce de proximité et à l’artisanat[réf. nécessaire].

En 2015, il est élu membre du bureau politique national de l'UDI et délégué de la fédération du 9e arrondissement[réf. nécessaire].

Lors des élections régionales de 2015, il est candidat à Paris, en position non éligible, sur la liste UMP-UDI-MoDem-PCD conduite par Valérie Pécresse[5].

Député de la XVe législatureModifier

ÉlectionModifier

En 2016, il rejoint le mouvement En marche ! d'Emmanuel Macron, devenant membre de son comité politique puis, durant la campagne présidentielle de 2017, l'un de ses porte-parole[2].

Il est élu député de la première circonscription de Paris le , dès le premier tour des élections législatives, avec 50,8 % des voix[6]. Il cesse ses fonctions d'adjoint à la maire du 9e arrondissement mais reste conseiller d'arrondissement[7].

Positionnement et fonctions au sein du groupe LREMModifier

Il fait partie des nouveaux députés LREM qui, issus du milieu de l'entreprise, ont été séduits par le côté « startup » d’En marche ! : ils transposent à l’exercice de leur mandat politique les règles de l’entreprise et introduisent dans le fonctionnement de LREM leurs méthodes et leur vocabulaire[8],[9].

En septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, il soutient la candidature de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée nationale[10].

En septembre 2019, il devient porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale[réf. nécessaire].

Activité législativeModifier

Membre de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée nationale, il est nommé membre du Conseil national de l'emploi, de la formation et de l'orientation professionnelles (CNEFOP) par François de Rugy le 3 novembre 2017[11].

Fin juillet 2017, à l’occasion de l’examen du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, Aurore Bergé, Bérangère Abba, Sylvain Maillard et Matthieu Orphelin annoncent, dans un souci de transparence, la publication de la liste de leurs rencontres avec des lobbies et groupes d’intérêts[12].

Le 21 février 2018, Sylvain Maillard est nommé responsable de la majorité (LREM) sur le texte de l'apprentissage et de la formation professionnelle[réf. nécessaire].

Président du groupe d’études sur l’antisémitisme et vice-président du groupe d’amitié France-Israël[13], il est à l'initiative d'une proposition de résolution visant à approuver la définition controversée de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) permettant de reconnaître l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme[14]. Cette proposition, malgré l'opposition d'un collectif d'intellectuels juifs antisionistes du monde entier[15] et les remous qu'elle provoque au sein de la majorité LREM[16], est adoptée — comme dans 20 autres pays dont 16 de l'Union européenne[17] — par l'Assemblée nationale le 3 novembre 2019 avec un vote record d'oppositions au sein même de la majorité[18].

PolémiquesModifier

Il s'attire des critiques après avoir déclaré en février 2018 que « l'immense majorité » des sans-abris dorment dans la rue « par choix »[19]. Il est ensuite revenu sur ses propos estimant que " des raccourcis de mes propos aient pu contredire le sens général de mon message et donc heurter des personnes en grande précarité et également les bénévoles qui sont au quotidien en première ligne"[20]. A la suite de la polémique, il est intervenu sur le plateau de l’émission Les Grandes gueules sur RMC radio pour rencontrer la personne sans-abri Christian Page[21].

En mai 2019, il est invité à une conférence organisée par les députés Meyer Habib et Claude Goasguen dans un grand hôtel parisien avec Yossi Dagan, le président des colons de « Samarie », nom donné en Israël au nord de la Cisjordanie. D'après le journaliste Dominique Vidal : « Ce faisant, ces députés ne bafouent pas seulement le droit international, mais aussi la position de la France dont tous les gouvernements depuis 1967 ont condamné la colonisation. La vidéo de cette rencontre illustre le cynisme du véritable chantage à l’antisémitisme pour contraindre la République à s’aligner sur la politique de Tel-Aviv[13]. »

Élections municipales de 2020 à ParisModifier

Proche de Benjamin Griveaux, il participe à sa campagne pour les élections municipales de 2020 à Paris[22] : après sa désignation comme tête de liste LREM, il coordonne la stratégie de riposte au sein de son équipe de campagne[23].

Notes et référencesModifier

  1. Mastère Spécialisé Entrepreneurs - Pédagogie HEC Entrepreneurs, Grenoble école de Managment
  2. a b c et d « Me connaître », sylvainmaillard.fr, consulté le 12 juin 2017.
  3. https://www.societe.com/societe/alantys-technology-437653850.html
  4. « Les premiers pas de Sylvain Maillard (REM), petit nouveau à l'assemblée nationale. », sur lci.fr, (consulté le 13 juin 2017)
  5. Régionales 2015: les candidats et résultats en Ile-de-France, Challenges.fr, 3 décembre 2015
  6. Aurélie Delmas, « Législatives : qui a été élu dès le premier tour ? », liberation.fr, 11 juin 2017.
  7. Fiche de Sylvain Maillard sur le site de la mairie du 9e arrondissement
  8. Alexandre Lemarié et Manon Rescan, « Les députés LRM, entre culture d’entreprise et discipline de parti », sur Le Monde.fr, (consulté le 22 juillet 2017).
  9. Jannick Alimi, « Les trois familles des députés En Marche ! », sur leparisien.fr, (consulté le 7 août 2017).
  10. Julie Cloris, « Duel Ferrand-Pompili pour présider l’Assemblée : qui soutient qui ? », sur leparisien.fr, (consulté le 10 septembre 2018).
  11. Journal Officiel 3 novembre 2017 (lire en ligne)
  12. Moralisation: 4 députés REM s’engagent à publier leurs rendez-vous avec des lobbies, liberation.fr, 25 juillet 2017.
  13. a et b « La guérilla obstinée du CRIF contre l’antisionisme », Orient XXI,‎ (lire en ligne)
  14. « Une résolution contre l’antisémitisme suscite des remous dans la majorité », sur lefigaro.fr, 19/11/2019,
  15. « Lutte contre l'antisémitisme : 127 universitaires juifs appellent à s'opposer à une résolution LREM », sur francetvinfo.fr, (consulté le 4 décembre 2019)
  16. « Lutte contre l’antisémitisme. Remous sur une résolution portée par LREM après l’appel de 127 universitaires juifs », sur ouest-france.fr, (consulté le 4 décembre 2019)
  17. « Définition de l’antisémitisme : adoption dans la douleur d’un texte à l’Assemblée nationale », sur LCI,
  18. « L'Assemblée vote un texte élargissant la définition de l'antisémitisme à l'antisionisme », sur francetvinfo.fr, (consulté le 4 décembre 2019)
  19. « "L'immense majorité" des SDF dorment dans la rue "par choix", ose le député LREM Sylvain Maillard », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 5 février 2018)
  20. « Sylvain Maillard », sur www.facebook.com (consulté le 21 février 2018)
  21. RMC, « Christian Page, SDF, au député Sylvain Maillard sur RMC: « Il faut que vous preniez conscience que des gens meurent dans la rue » », sur RMC (consulté le 21 février 2018)
  22. Laure Equy et Lilian Alemagna, « Investiture LREM à Paris : Benjamin Griveaux, réseaux et franc-parler », sur liberation.fr, (consulté le 11 juillet 2019).
  23. Mathilde Siraud, « Municipales à Paris: Benjamin Griveaux installe son équipe de campagne », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 juillet 2019).

Liens externesModifier