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Suzanne Giraud
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MetzVoir et modifier les données sur Wikidata
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Suzanne Giraud (née le ), est une compositrice française de musique contemporaine.

BiographieModifier

Née à Metz, elle grandit à Strasbourg, ville européenne où elle accomplit ses premières études générales et musicales : piano, violon, alto, écriture musicale avant d'entrer au Conservatoire de Paris, où elle se diplôme en harmonie, contrepoint, composition, analyse, orchestration et direction d’orchestre.

Elle étudie la composition à Paris avec Claude Ballif, Hugues Dufourt et Tristan Murail[1], puis à l’Accademia Chigiana de Sienne, avec Franco Donatoni et aux cours d’été de Darmstadt avec Brian Ferneyhough[1].

Elle est nommée pour deux ans à la Villa Médicis de 1984 à 1986. À Rome, elle rencontre Giacinto Scelsi qui lui transmet sa conception mystique influencée de l'Orient. Depuis, elle est régulièrement invitée par la Fondation Scelsi pour des conférences et des concerts[1]. En 1993, elle est nommée directrice du Conservatoire du 20e arrondissement de Paris[1].

Depuis 2017, elle est professeure de composition au Conservatoires à rayonnement régional de Paris[2].

PrixModifier

Ses œuvres reçoivent plusieurs prix et récompenses :

  • prix Georges Enesco de la SACEM
  • prix Georges Bizet, de l'Académie des Beaux-arts,
  • sélection de la Tribune Internationale de l'UNESCO
  • deux sélections de la SIMC (Budapest 1986 et Manchester 1998).

ŒuvresModifier

D'importantes commandes lui sont passées : de l'Ensemble Intercontemporain, de Radio-France, de l'État, de Musique Nouvelle en Liberté, du festival Musica de Strasbourg, du festival de Dresde, du festival Ars Musica de Bruxelles, de Proquartet. Elle est invitée au Théâtre Almeida à Londres, à la Haye (Orchestre de la Résidence), à Genève, Lausanne, Darmstadt, Cardiff, Sarrebruck, Dresde et Salzbourg ainsi que dans de nombreux festivals et saisons en Europe.

Elle écrit aussi bien pour les instruments à cordes (Quatuor Arditti, Quatuor Diotima, Orchestre de Chambre National de Toulouse, Orchestre d'Auvergne) que pour les instruments de percussion (plusieurs commandes pour Les Percussions de Strasbourg, reprises par le CIP de Genève) et les voix, avec Petrarca pour 6 voix mixtes (commande du Festival Aujourd'hui Musiques de Perpignan), ainsi que l'orchestre, avec Ton cœur sur la pente du ciel (Orchestre Poitou-Charentes) et To one in Paradise, pour mezzo-soprano et orchestre créé par l'Orchestre Philharmonique de Radio France et enregistré sur un CD MFA-Radio-France

Sa musique de chambre comporte à ce jour cinq quatuors à cordes, mais aussi des œuvres pour des formations variées incluant le piano, la voix et les instruments à vent, jouées en France et dans de nombreux festivals du monde.

Suzanne Giraud a hésité entre une carrière littéraire et la composition. Elle fréquente les écrivains et plusieurs de ses œuvres s'inspirent de poésie, de peinture ou d'architecture, ce qui se reflète dans ses titres et dans son catalogue, riche, à l'heure actuelle, de près d’une soixantaine de pièces : L'Offrande à Vénus, d'après une toile du Titien, Jaffa, sur un tableau d’Antoine-Jean Gros, To one in Paradise, sur un poème d'Edgar Poe, Qu’as-tu vu dans le vaste monde ? d’après Mellin de Saint-Gelais, Petrarca, recueil de madrigaux sur des sonnets de Petrarque, La musique nous vient d'ailleurs, d'après Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien, Le Rouge des profondeurs, qui fait appel à l’électronique pour rendre l'apparition des couleurs en milieu sous-marin, Bleu et ombre, une vision liée à un poème polyglotte écrit par Suzanne Giraud elle-même, Envoûtements IV et Envoûtements V qui traduisent les principes d’architecture qui lui viennent de l'étude de Bramante et de San Gallo. En 2002, elle écrit pour le festival de Prades, Duos pour Prades pour clarinette et violoncelle[3].

En 2003, elle écrit son deuxième opéra, Le Vase de parfums, avec Olivier Py (livret et mise en scène), représenté une douzaine de fois en 2004 et 2005, en France – Théâtre de la Ville, à Paris - et à l’étranger[4]. À la même période, elle compose un Concerto pour violoncelle et orchestre, interprété en tournée par Anne Gastinel avec l'Orchestre des Pays de Savoie.

Suzanne Giraud a composé par la suite : Envoûtements VII pour voix et six instruments (festival Les Musiques de Marseille et MANCA de Nice), Envoûtements VIII pour octuor de violoncelles (Rencontres de Beauvais), l’opéra pour enfants Le singe, la banquise et le téléphone portable, (Théâtre du Beauvaisis), ainsi que Fables, pour récitant, chœur d’enfants et orchestre, (François CASTANG et l’Orchestre National d’Île-de-France dirigé par Ph. Cambreling).

La Fondazione Isabella Scelsi l'a invitée à Rome en novembre 2005 pour une programmation de sa musique et pour parler de Giacinto Scelsi, (hommage transmis en direct par la RAI).

En 2007/2008, Suzanne Giraud a été compositeur en résidence au Conservatoire supérieur de Genève, puis auprès de l'Orchestre d'Auvergne et de son chef Arie van Beek, avec notamment la reprise de Non, peut-être pour orchestre à cordes et Fables pour récitant, chœur d'enfants et orchestre, sans oublier la commande de deux œuvres nouvelles, Quatre fluides pour clarinette et cordes (pour Michel Lethiec) et Echo-réplique pour orchestre symphonique.

En 2012, elle présente à Metz, la création de Caravaggio, opéra en collaboration avec l'écrivain et académicien Dominique Fernandez, avec Philippe Jaroussky dans le rôle titre[5].

La création du Psaume 137 Étant assis aux rives aquatiques, pour chœur de chambre spatialisé, et une œuvre pour voix, instruments et électronique, Le chant du Marais, est réalisée à l'Ircam avec l'écrivain Pascal Quignard[6].

Très prochainement, ses Miniatures new-yorkaises écrites pour le NYME seront créées au Manhattan Theater à New York.

DiscographieModifier

  • L’œil et le jour - Thierry Miroglio, percussions (décembre 1992, Salabert/MFA SCD9411) (OCLC 658575056)
  • Bleu et ombre - Corrado Canonici, contrebasse ; Ombretta Macchi, voix (1995, Capstone Records CPS 8628) (OCLC 39337823) — avec d'autres œuvres de Luciano Berio, Luca Macchi, Daniel Kessner, Giacinto Scelsi, John Cage et Ron Mazurek.
  • To one in paradise ; Envoûtements ; Envoûtements II ; Envoûtements III Envoûtements IV - Sylvie Sullé, mezzo soprano ; Clara Novakova, flûte ; Jean Geoffroy ; Irvine Arditti, violon ; Quatuor Arditti ; Ensemble 'accroche note ; Orchestre philharmonique de Radio France, dir. Laurent Cuniot (1999/2000, Musique française d'aujourd'hui, MFA/Radio France MFA 216037)[7] (OCLC 730153724)
  • Voici la lune (1986) - Ivane Bellocq, flûte ; Kiyoko Okada, voix ; Martine Gagnepain, piano (2004, Galun Records SMG 3010004/1 04) (OCLC 271448374) — avec des œuvres de Maurice Ohana, Ivane Bellocq, Doina Rotaru, Sophie Lacaze et Thérèse Brenet.
  • Épisode en forme d’oubli - Ensemble Latitudes : Stéphanie Carne, clarinette ; Dominique Lacomblez, marimba ; Axel Salles, contrebasse (2005, Triton TRI 331136)[8] (OCLC 492430169) — avec des œuvres de Claude Arrieu, Elsa Barraine, Mel Bonis et Florentine Mulsant.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Grove 2001.
  2. Menut 2018, p. 22.
  3. Bruno Serrou, « Suzanne Giraud, à propos de crier vers l’horizon », sur resmusica.com, .
  4. Michèle Tosi, « Le Vase de parfums de suzanne giraud, à l’écoute de la lumière », sur resmusica.com, .
  5. Camille De Joyeuse, « Suzanne Giraud, Caravaggio (création) : Metz, Opéra Théâtre. Les 6 et 8 avril 2012 », sur classiquenews.com, .
  6. Michèle Tosi, « Le chant du Marais de Suzanne Giraud à l’Hôtel de Soubise », sur resmusica.com, .
  7. Claire Boisteau, « Suzanne Giraud, une nouveauté du label MFA-Radio France », sur Écho de MFA, musiquefrancaise.net, .
  8. Pierre-Jean Tribot, « récital Ensemble Latitudes : Arrieu – Barraine – Bonis – Giraud – Mulsant », sur anaclase.com.

BibliographieModifier

Liens externesModifier