Supermarché coopératif

épicerie fondée sur le bénévolat et sans titre de propriété, axée sur l’achat en circuit court répondant à des critères sociaux et environnementaux exigeants à prix coûtant

Un supermarché coopératif est un magasin dans lequel les clients sont aussi cogérants du supermarché. Les projets de ce genre sont souvent participatifs, ce qui signifie que les tâches de gestion et de maintenance quotidiennes du magasin sont effectuées bénévolement par des coopérateurs. Contrairement aux supermarchés coopératifs non participatifs, il faut être coopérateur pour pouvoir acheter dans le magasin.

HistoriqueModifier

Après des expériences mutualistes au XIXe siècle, le modèle de la coopérative alimentaire autogérée contemporaine apparaît, pour la France, en 2011 avec la coopérative L’Indépendante à Paris, puis en 2013 à Rezé, près de Nantes, par La compagnie du Gase.

Depuis 2015, plusieurs coopératives alimentaires sont regroupées dans la Fédération nationale des coopératives alimentaires autogérées, généralement à l’échelle de l’épicerie.

Ce modèle participatif a été transposé à l'échelle du supermarché de manière expérimentale à New York, avec la Park Slope Food Coop, depuis les années 1970, avec environ 16 000 membres qui en sont à la fois les clients et des coopérateurs qui participent au fonctionnement du magasin par leur travail.

A la fin des années 2000, deux Américains vivant à Paris découvrent le concept et décident d'essayer de l'implanter en France. Une association, Les Amis de la Louve est créée en 2011 dans le but de préparer l'ouverture d'un supermarché. La Ville de Paris et la mairie du 18e arrondissement soutiennent rapidement le projet, qui fait écho à leur souhait de dynamiser des quartiers des portes de Paris. Ils présentent le projet au bailleur social Paris Habitat, qui acceptera de conclure un bail de 9 ans dans un immeuble en construction, et facilitent le soutien du programme d’investissements d’avenir du Commissariat général à l'investissement[1]. Après avoir été repoussée plusieurs fois, l'ouverture du supermarché est effective en . Début 2017, la Louve compte plus de 3 000 membres coopérateurs[1],[2],[3].

FonctionnementModifier

Chaque magasin fonctionne de manière autonome, il peut donc y avoir des différences notables suivant les projets.

Si, dans un modèle participatif, le coopérateur peut acheter des produits, et participe au fonctionnement du commerce, cela se fait quelquefois sur la base du volontariat, quelquefois sur une base obligatoire[4].

Certains supermarchés coopératifs ont des salariés en plus des coopérateurs bénévoles.

Participation et délibérationModifier

En plus de la participation, les différentes gouvernances prônent une logique soit délibérative faisant référence aux outils de la démocratie participative soit autogestionnaire.

ListeModifier

Aux États-UnisModifier

En FranceModifier

Ouverts en taille supermarché
  • La Louve, à Paris 18 (75), le premier supermarché coopératif français, qui a donné l'impulsion générale pour la France. A ouvert en .
  • SuperQuinquin, à Lille (59). Un premier supermarché transitoire a ouvert en à Lille Fives au 15 rue du Prieuré.
  • La Cagette, à Montpellier (34), a ouvert ses portes dans un local de 400 m2 en .
  • Lalouet'Coop, à Les Herbiers (85), a ouvert ses portes dans un local de 400 m2 en .
  • La Fourmilière, à Saint-Étienne (42), a ouvert en et compte 300 m2 de surface de vente au 19 rue Nicolas Chaize.
  • Scopéli, à Nantes (44), a ouvert en et compte 440 m2 de surface de vente à Rezé.
  • La Gabare, à Olivet (45), près d'Orléans, a ouvert en et compte 550 m2 de surface de vente.
  • Les Grains De Sel, à Paris 13 (75), a ouvert en et compte 620 m2
 
Épicerie coopérative à Saint-Denis (Dionycoop de la gare).
Ouverts en taille épicerie
Projets
  • Cocorico’Coop, à Villers-Cotterêts (02).
  • L’aontraide, à Laon (02).
  • La Coopé, à Langon (33).
  • La Crèmerie, à Clapiers (34).
  • Le Troglo, Tours (37).
  • La Coop des Vénètes, Séné (56).
  • Nevers Coop – La Cocotte, à Nevers (58).
  • Les fourmis sarthoises – Super Coop, au Mans (72).
  • La Source, à Paris 20 (75).
  • Coop’In, à Melun (77).
  • Valcoop, à Noisiel (77).
  • La Cerise sur le Gapeau, à La Farlède (83).

Ailleurs en EuropeModifier

Belgique
Espagne

Différents groupes de travail se sont créés à Barcelone, Madrid, Saragosse et Manresa[11].

Autriche

Différents Foodcoops se sont formés à travers l'Autriche. Les achats se font principalement en ligne par Foodsoft. C'est une application accessible par le navigateur. Chaque membre d'une Foodcoop doit travailler en bénévolat quelques heures par mois pour la Foodcoop. Les produits commandés sont livrés par le grossiste (produits biologiques, régionaux) une fois par semaine. Les membres de chaque Foodcoop viennent récupérer leurs produits une fois par semaine dans l'entrepôt de leur Foodcoop. Ils paient leurs produits en ligne et contribuent une certaine somme d'argent par an pour l'administration de la Foodcoop. Des réunions de membres sont organisées de deux fois par an jusqu'à une fois par mois (dépendant des Foodcoops) afin de discuter des besoins des membres et de la Foodcoop.

Suisse

Notes et référencesModifier

  1. a et b Catherine Puiseux, « La Louve, un premier supermarché coopératif et participatif à Paris », iau-idf.fr, (consulté le 13 février 2017)
  2. JP Gené, « La Louve est entrée dans Paris. », M, le magazine du Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Site Internet de l'association les Amis de la Louve
  4. « Les supermarchés coopératifs ont la cote », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2018)
  5. « Super Cafoutch – Lancement du premier supermarché coopératif de Marseille ! », sur Made in Marseille, (consulté le 2 décembre 2019)
  6. Julien Fleury, « A La Rochelle, un projet de supermarché participatif dont les clients seront propriétaires », sur francebleu.fr,
  7. « Saint-Nazaire. Les 320 patrons-clients de la Coop du coin », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  8. « Consommateur et marchand : la Grande Épicerie Générale ouvre ses rayons à Nancy », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2018)
  9. Florent Niget, « Dans cette épicerie, le client est aussi le vendeur », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  10. Pierre Puchot, « La vie sans super marché est possible : La preuve avec Dionycoop à Saint-Denis », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  11. (ca) « Supermercats cooperatius: efervescència de projectes », Opcions,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2018)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier