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Sumène (affluent de la Dordogne)

rivière d'Auvergne, en France
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la Sumène
Illustration
La Sumène (en face) à sa confluence avec la Dordogne.
Caractéristiques
Longueur 47,1 km [1]
Bassin 415 km2 [1]
Bassin collecteur la Dordogne
Débit moyen 7,97 m3/s (Bassignac) [2]
Nombre de Strahler 4
Régime pluvio-nival
Cours
Source au-dessus des Bois de Cournil
· Localisation entre Collandres et Trizac
· Altitude plus de 1 200 m
· Coordonnées 45° 12′ 35″ N, 2° 36′ 24″ E
Confluence la Dordogne
· Localisation entre Arches et Veyrières
· Coordonnées 45° 19′ 33″ N, 2° 20′ 23″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Violon, Marilhou, Mars
· Rive droite ruisseau du Cheylat
Pays traversés Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal

Sources : SANDRE:« La Sumène », Géoportail

La Sumène est une rivière française du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes, en ancienne région Auvergne, affluent de rive gauche de la Dordogne.

GéographieModifier

La Sumène prend sa source dans le Massif central à plus de 1 200 m d’altitude, au-dessus des Bois de Cournil, entre les communes de Collandres et de Trizac, dans le parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Elle prend la direction du nord-nord-est, passant sous la route départementale (RD) 678 au bourg de Valette puis reçoit sur sa droite le ruisseau du Cheylat, juste avant d'être franchie par la RD 36. Elle passe à l'est du bourg de Menet puis sous la RD 205 avant d'obliquer vers l'ouest. De part et d'autre du bourg d'Antignac, elle passe à deux reprises sous la RD 3. Sur sa gauche, le Violon vient la grossir en amont du bourg de Vebret au nord duquel elle est franchie par la RD 15. Elle passe sous la RD 236 à Courtilles puis successivement sous les RD 22 et 136 avant d'infléchir son cours vers le sud-ouest. À l'ouest d'Ydes-Bourg, elle passe sous la RD 36, arrose Largnac et passe successivement sous les RD 922 et 42 au nord-ouest du bourg de Bassignac où son cours s'écoule vers le sud. Elle passe de nouveau deux fois sous la RD 922, recevant au passage sur sa gauche le Marilhou, et prend la direction de l'ouest. À Vendes, elle passe sous le viaduc ferroviaire de la Sumène et sous la RD 12, reçoit en rive gauche son principal affluent, le Mars, puis prend la direction du nord-ouest.

Dans sa partie terminale, après Bassignac, la Sumène s'écoule la plupart du temps dans des gorges boisées parfois très resserrées jusqu'à sa confluence avec la Dordogne, qui s'effectue en limite des communes d’Arches et de Veyrières, dans la retenue du barrage de l'Aigle, face au belvédère de Gratte-Bruyère.

La Sumène est longue de 47,1 km[1].

Communes traverséesModifier

Dans le seul département du Cantal (15), la Sumène traverse les seize communes suivantes, de l'amont vers l'aval : Collandres (source), Trizac (source), Valette, Menet, Saint-Étienne-de-Chomeil, La Monselie, Antignac, Vebret, Ydes, Saignes, Sauvat, Bassignac, Méallet, Jaleyrac, Veyrières (confluence), Arches (confluence).

Bassin versantModifier

Le bassin versant de la Sumène représente huit zones hydrographiques qui s'étendent sur 415 km2[1]. Il est constitué à 58,43 % de « territoires agricoles », à 40,43 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 0,97 % de « territoires artificialisés », à 0,13 % de « zones humides », et à 0,11 % de « surfaces en eau »[1].

Organisme gestionnaireModifier

AffluentsModifier

Parmi les trente affluents recensés par le Sandre[1], quatre dépassent les dix kilomètres de longueur ; d'amont vers l'aval confluent successivement le ruisseau du Cheylat, long de 16,5 km[3] en rive droite, les trois suivants confluant en rive gauche : le Violon, 15,2 km[4], le Marilhou, 24,6 km[5], et le Mars qui, avec un bassin versant de 117 km2 et une longueur de 40,6 km, est son principal affluent[6].

Parmi les affluents de la Sumène, le Violon, le Marilhou et le Mars ont plusieurs sous-affluents ; de ce fait, le nombre de Strahler de la Sumène est de quatre.

HydrologieModifier

Depuis 1933, quatre stations hydrologiques ont enregistré des mesures sur la Sumène.

Stations en amont de la confluence avec le MarsModifier

La plus ancienne était installée à Méallet, à Vendes, et a fonctionné de 1933 à 1969. Son bassin versant, en amont de la confluence avec le Mars, représentait 284 km2, soit plus de 68 % de celui de l'ensemble du cours d'eau. Durant cette période, le débit maximal journalier enregistré (87 m3/s) l'a été en décembre 1935[7].

Celle de Saint-Étienne-de-Chomeil, à Cheyrange, a fonctionné de 1957 à 2001. Installée dans la partie amont de la Sumène, son bassin versant intégrant un seul des quatre affluents majeurs, le ruisseau du Cheylat, n'y était que de 48 km2, soit 11,5 % du bassin total, et le débit maximal journalier (27,30 m3/s) a été enregistré en février 1974[8].

Plus en aval, la station la plus récente a été installée en l'an 2000 à Antignac et fonctionne toujours en 2017. Elle n'intègre pas non plus le Violon, le Marilhou et le Mars, et son bassin versant n'y est que de 71,5 km2, soit 17 % du bassin total ; le débit maximal journalier (37,50 m3/s) y a été enregistré en mars 2007[9].

La Sumène à BassignacModifier

Prenant le relais de la station de Méallet, une autre station a fonctionné pendant cinquante-trois ans, entre 1961 et 2013, à Bassignac, au pont de Vendes. À cet endroit, le bassin versant, intégrant les quatre affluents majeurs, représente 401 km2, soit plus de 96 % de celui de la Sumène[2]. Les données qui y ont été enregistrées sont donc très représentatives du cours d'eau.

Durant cette période et en ce lieu, le module y était de 7,97 m3/s.

La Sumène a présenté des fluctuations saisonnières de débit, avec une période de hautes eaux caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 6,28 à 12,80 m3/s, d'octobre à mai inclus (avec un maximum en décembre). La période des basses eaux avait lieu de juin à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 2,09 m3/s au mois d'août. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit pouvaient être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : P0894010 - La Sumène à Bassignac (pont de Vendes)[2]
(période 1961-2013 - Données calculées sur 53 ans)
 
Source : Banque Hydro - MEDDE

Étiage ou basses eauxModifier

À l'étiage le VCN3 pouvait chuter jusque 0,31 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 310 litres par seconde[2].

CruesModifier

Les crues pouvaient cependant s'avérer importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valaient respectivement 120 et 150 m3/s. Le QIX 10 était de 180 m3/s, le QIX 10 de 210 m3/s, et le QIX 50 de 240 m3/s[2].

Le débit instantané maximal enregistré à la station de Bassignac durant cette période a été de 235 m3/s le . Si l'on compare cette valeur à l'échelle des QIX de la rivière, cette crue était statistiquement reproductible sur une période de cinquante ans. Le , le débit a atteint la valeur journalière maximale de 172 m3/s[2].

Lame d'eau et débit spécifiqueModifier

Au pont de Vendes, la Sumène est un cours d'eau très abondant. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant, entre 1961 et 2013, était de 629 millimètres/an, ce qui est près de deux fois supérieur à la moyenne de la France entière, tous bassins confondus (320 millimètres/an). Le débit spécifique (ou Qsp) de la Sumène y a ainsi atteint le chiffre de 19,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].

Aménagements et écologieModifier

EnvironnementModifier

Dans sa partie amont et jusqu'à Antignac, la Sumène coule à l'intérieur du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

La Sumène et plusieurs de ses affluents et sous-affluents sont répertoriés dans le Réseau Natura 2000 comme sites très importants pour la conservation de la loutre d'Europe (Lutra lutra)[10].

Ce site global interdépartemental a été divisé en plusieurs zones spéciales de conservation (ZSC) locales, dont trois spécifiques au département du Cantal[11]. L'une d'entre elles concerne le bassin versant de la Sumène[12]. En 2010, la présence de la loutre d'Europe y a été décelée, aussi bien sur la Sumène que sur le Mars, le Marilhou et son affluent le Mardaret[13]. La même année, la présence de l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) a été notée sur le ruisseau du Cheylat[14].

Une autre ZSC concerne la Sumène et ses rives en aval de Vendes (communes d'Arches, Bassignac et Veyrières)[15] qui s'écoule dans des gorges boisées et resserrées. Hormis l'écrevisse à pattes blanches et la loutre d'Europe qui y sont également présentes, cette zone concerne cinq autres espèces animales protégées : un poisson, le chabot commun (Cottus gobio), deux insectes, le lucane cerf-volant (Lucanus cervus) et le grand capricorne (Cerambyx cerdo), et deux chauves-souris, la barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus) et le petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)[16].

Monuments ou sites remarquables à proximitéModifier

Galerie de photosModifier

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Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - Rivière la Sumène (P08-0400) » (consulté le 2 avril 2017).
  2. a b c d e f et g Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Sumène à Bassignac [pont de Vendes] (P0894010) » (consulté le 3 avril 2017).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Cheylat (P0800530) » (consulté le 2 avril 2017).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - le Violon (P0820500) » (consulté le 2 avril 2017).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - le Marilhou (P08-0430) » (consulté le 2 avril 2017).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - le Mars (P0880500) » (consulté le 2 avril 2017).
  7. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Sumène à Méallet [[Vendes]] (P0874020) » (consulté le 3 avril 2017).
  8. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Sumène à Saint-Étienne-de-Chomeil [Cheyrange] (P0804010) » (consulté le 3 avril 2017).
  9. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Sumène à Antignac (P0814020) » (consulté le 3 avril 2017).
  10. « Lacs et rivières à loutres sur le Réseau Natura 2000 (archive) », sur natura2000.ecologie.gouv.fr (consulté le 4 avril 2017)
  11. ZSC Lacs et rivières à loutres, Préfecture du Cantal, consulté le 4 avril 2017.
  12. ZSC entre Sumène et Mars, Préfecture du Cantal, consulté le 4 avril 2017.
  13. [PDF] Document d'objectifs du site « Entre Sumène et Mars » (annexes), p. 54-57, DREAL Auvergne, consulté le 4 avril 2017.
  14. [PDF] Document d'objectifs du site « Entre Sumène et Mars » (annexes), p. 20, DREAL Auvergne, consulté le 4 avril 2017.
  15. Carte des « Gorges de la Dordogne, de l'Auze et de la Sumène », Préfecture du Cantal, consulté le 4 avril 2017.
  16. Arrêté du 30 juin 2015 portant désignation du site Natura 2000 gorges de la Dordogne, de l'Auze et de la Sumène, Préfecture du Cantal, consulté le 4 avril 2017.
  17. « Église Saint-Pierre », notice no PA00093549, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  18. « Église Saint-Ferréol de Salsignac », notice no PA00093442, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  19. « Église Saint-Pierre », notice no PA00093441, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  20. « Ruines de la chapelle Notre-Dame du Roc-Vignonnet », notice no PA00093440, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  21. « Église Saint-Maurice-et-Saint-Louis », notice no PA00093710, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  22. « Église Saint-Georges », notice no PA00093723, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  23. « Église de Vendès », notice no PA00093473, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  24. « Église paroissiale Sainte-Marie, Sainte-Radegonde », notice no IA15000117, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.
  25. « Viaduc de la Sumène », notice no PA15000034, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 avril 2017.