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Sucé-sur-Erdre

commune française du département de la Loire-Atlantique

Sucé-sur-Erdre
Sucé-sur-Erdre
Le port de plaisance, sur l'Erdre.
Blason de Sucé-sur-Erdre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton la Chapelle-sur-Erdre
Intercommunalité Communauté de communes d'Erdre et Gesvres
Maire
Mandat
Jean-Louis Roger
2014-2020
Code postal 44240
Code commune 44201
Démographie
Gentilé Sucéens, Sucéennes
Population
municipale
7 135 hab. (2017)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 27″ nord, 1° 31′ 47″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 47 m
Superficie 41,33 km2
Localisation

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Sucé-sur-Erdre
Liens
Site web http://www.sucesurerdre.fr/

Sucé-sur-Erdre est une commune française de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

 
Situation de la commune de Sucé-sur-Erdre dans le département de la Loire-Atlantique.

Sucé-sur-Erdre est situé dans la vallée de l'Erdre, à 15 km au nord de Nantes (centre).

Les communes limitrophes sont Casson, Nort-sur-Erdre, Petit-Mars, Saint-Mars-du-Désert, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre et Grandchamps-des-Fontaines.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Sucé-sur-Erdre est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est la seule commune de son unité urbaine.

UrbanismeModifier

TransportsModifier

Avec la réouverture de la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant sous la forme d'un tram-train, intervenue le 28 février 2014[1], la gare de Sucé-sur-Erdre est desservie par[2],[3] :

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sulce en 952[4], Succe au XIe siècle[5].

Il s'agit sans doute d'une formation toponymique en -(i)acum semblable à Sucy-en-Brie (Seine-et-Oise, Sulciacum)[4], -(i)acum est un suffixe d'origine gauloise marquant l'emplacement ou la propriété, qui a donné diverses terminaisons -y de manière générale au nord et à l'ouest. Le premier élément Sulc- représente l'anthroponyme latin Sulcius[4]. La forme bretonne moderne est basée sur Sulciacum, le suffixe -(i)eg étant l'équivalent néo-breton du suffixe -(i)acum. Il remontent tous deux au celtique commun *(i)ako-.

Le nom gallo de la commune est Suczaé, en écriture ELG[6]. En breton, son nom est Sulieg[5].

HistoireModifier

Elle est mentionnée dès le Xe siècle.

À la fin du Moyen Âge et au XVIe siècle, le territoire de la paroisse est réparti entre deux seigneuries, l'une appartenant à l'évêché de Nantes (la régaire), l'autre aux seigneurs de Blain, qui à cette époque sont d'une branche des Rohan. Les évêques de Nantes ont ici une résidence d'été, le manoir de Montretrait. Le fief des Rohan concerne notamment le manoir de l'Onglette, le château de Nay et le château de Procé.

Sucé joue un rôle important dans l'histoire du protestantisme à Nantes, dans la mesure où les Rohan deviennent calvinistes et assurent leur protection à leurs coreligionnaire partout où ils le peuvent. Compte tenu de la proximité de Nantes, les calvinistes établissent à Sucé un lieu de culte dès les années 1560. Ils établissent leur temple dans un ensemble de bâtiments appelé la Cour Gaillard.

Après la publication de l'édit de Nantes (1598), Sucé est choisi par les réformés nantais pour être leur lieu de culte officiel, tout culte public protestant étant interdit dans un rayon de 3 lieues autour des remparts de la ville de Nantes, dont les habitants, partisans de la Ligue catholique et du duc de Mercœur dans les années 1590, restent massivement hostiles aux protestants. Sucé a de surcroît l'avantage d'être facilement accessible grâce à l'Erdre. Jusqu'en 1685, les protestants de Nantes viennent donc chaque dimanche à Sucé pour assister à l'office.

En 1677, l'évêque de Nantes ordonne la destruction du château.

En 1685, le culte protestant prend fin à la suite de la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV.

Par ailleurs, on peut noter la présence au XVIIe siècle de la famille Descartes au château de Chavagne, à la suite du remariage du père de René Descartes, qui a donc passé une partie de son enfance à Sucé.

En 1793, la commune de Sussé (selon l'orthographe de l'époque) est créée[7].

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2016, la commune comptait 6 958 habitants[Note 1], en augmentation de 9,47 % par rapport à 2011 (Loire-Atlantique : +6,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7851 6611 6451 8041 9842 0462 1192 2552 367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3132 3022 3132 2952 3802 4252 5152 5222 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3202 1952 1521 9181 8511 7641 7191 7591 803
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 7381 6962 3464 1354 8065 8686 1116 1416 172
2013 2016 - - - - - - -
6 5906 958-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[11],[12],[13]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[11],[12],[13].

Pyramide des âges à Sucé-sur-Erdre en 2013 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,2 
5,2 
75 à 89 ans
7,0 
15,4 
60 à 74 ans
15,2 
25,0 
45 à 59 ans
25,4 
16,9 
30 à 44 ans
18,8 
16,4 
15 à 29 ans
13,3 
20,6 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 


ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 44 818 €, ce qui plaçait Sucé-sur-Erdre au 899e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole et au premier rang du département de Loire-Atlantique[14].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Pierre Chambert    
1790 ou 1791   Laurent (Le) Vacher conservateur marchand de draps de soie, propriétaire de la Hautière
1792   Jean-François Yvelin    
1793   Alexandre Bonraisin    
1795 1799 Michel Rivron et Jean Chesneau    
1800   Le Gros   propriétaire de la Papinière
1807   M. de Carheil   Propriétaire du château de Launay
1819   Claude Prudent Luzeau de La Mulonnière    
1830   Jean-Pierre Guichard    
1834   Humanité Yvelin    
1837   Joseph Salmon    
1839 1861 Jean-Baptiste Dupont    
1861 1870 Jean-Baptiste Brault    
    Gravaud    
1938 1950 Roger Ertaud de La Bretonnière    
1950 1965 Moïse Foucaud    
1965 1974 René Baudeau    
1974 mars 1977 Michel Maury    
mars 1977 mars 1983 Guy Joyau    
mars 1983 mars 2001 Serge Drouet DVD Pharmacien
mars 2001 mars 2008 Dominique Meluc DVD Concepteur informatique
mars 2008 mars 2014 Daniel Châtellier PS Technicien informatique
mars 2014 En cours Jean-Louis Roger UDI Chef d'entreprise retraité
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Maisons anciennes au bourg : tour Gaillard, tour des Protestants.
  • Tour Saint-Georges 1884.
  • Château de Launay : façades et toitures inscrites par arrêté du 31 janvier 1967[15].
  • Château de Chavagne, du XVe siècle : inscrit partiellement par arrêté du 30 novembre 1994[16].
    Le château de Chavagne appartient au XVIe siècle à la famille Morin puis par mariage à la famille Descartes ; un descendant de Joachim Descartes le revend en 1688 à Claude Luzeau.
  • Demeure de Bas-Jaille : construite en 1428 par Jehan Guyolle, Sénéchal de Ploërmel, Alloué de Nantes, est achetée en 1617 par Joachim Descartes (fils) et revendue en 1698 à Louis Alexandre.
  • Demeure de Cour-Gaillard : ensemble bâti par les calvinistes à la fin du XVIe siècle autour de leur lieu de culte.
  • Manoir de l'Onglette et château du Nay : correspondent à des lieux relevant du fief des Rohan au XVIe siècle. Le château de Nay est une ancienne propriété des familles de Pontual et de Cornulier ; les deux ailes ouest sont construites en 1849 par Théodore de Cornulier-Lucinière et l'aile en 1870 par son gendre Rogatien de Lambilly. Il passe en 1956 aux Faucher de Corn.
  • Château de Jaille, du XVIIIe siècle.
  • Manoir de Logné, du XVIe siècle.
  • Manoir de Longle.
  • Nombreux châteaux du XIXe siècle : Blanc-Verger, La Baraudière, Le Bois-Mellet, La Châtaigneraie, L'Onglette, Montretrait (résidence d'été des évêques de Nantes), La Claverie, La Guillonnière, Naye (avec chapelle flanquée d'une tour-pigeonnier), La Pervenchère, Les Rochettes.
  • Moulin à vent de La Touche, du XIXe siècle.
  • L'église Saint-Étienne, reconstruite au XIXe siècle sur l'emplacement de l'ancienne, de style roman.
  • Manoir du Bel-air, propriété construite vers 1840 par la famille Eugène Ducos qui sera vendu dans les années 1950.
  • Le parc Georges-Ganuchaud : ouvert il y a un peu plus d'une dizaine d'années[Quand ?], ce parc forestier permet des promenades au fil de l'Erdre. On peut y apercevoir la tour Saint-Georges (voir plus haut). L'arboretum, plus récent, permet d'en savoir plus sur la flore des bords de l'Erdre. Georges Ganuchaud, célèbre architecte a épousé Gabrielle Ecomard « de Boisfoucaud ».

Patrimoine naturelModifier

La réserve naturelle régionale de la tourbière de Logné se trouve en partie sur la commune.

Autres monumentsModifier

  • Le voilier Le Vezon, classé monument historique en 1997, et le voilier Le Vétille, également classé monument historique en 1994.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur au pont mouvant des flancs soutenu d'une tierce ondée, le tout d'argent ; au chef du même chargé d'une feuille de nénuphar de sinople accompagnée de deux mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M. Ganuchaud et l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du ).

FestivalsModifier

PersonnalitésModifier

  • René Descartes a séjourné à plusieurs reprises à Sucé, au château de Chavagne, où est mort son père Joachim (qui s'est remarié avec Anne Morin, propriétaire de la demeure) ; le nom et la signature du philosophe apparaissent dans les registres paroissiaux de Sucé (1617, 1644).
  • Les grands-parents paternels d'Aristide Briand, Guillaume Briand et Marie-Louise Benateau, sont originaires de la commune.
  • Le Bienheureux Henri Luzeau de la Mulonnière (1762- 1792) ; prêtre et martyr, il fut massacré dans le jardin des Carmes à Paris, lors des Massacres de septembre.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Loïc et Soazig Bonnet, Treillières, Sucé-sur-Erdre et Grandchamp-des-Fontaines, Joué-lès-Tours, A. Sutton, coll. « Mémoire en images », , 127 p. (ISBN 2-84253-476-X)
  • Pierre Grégoire, Histoire de Sucé : paroisse et commune de la Loire-Inférieure, Nantes, Dupas et Cie, , 392 p.
  • Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, Flohic Éditions, Charenton, 1999.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Article sur www.france3.fr du 28 février 2013.
  2. « Réouverture Nantes-Châteaubriant : dernière ligne droite », sur le site officiel de la Région des Pays de la Loire (consulté le 22 février 2014).
  3. Site SNCF TER Pays de la Loire, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Sucé-sur-Erdre lire en ligne (consulté le 28 février 2014)
  4. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6)
  5. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  6. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 10 avril 2014)
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Sucé-sur-Erdre - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  12. a b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  13. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  14. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 22 février 2019)
  15. Fiche du château de Launay dans la base Mérimée.
  16. Fiche du château de Chavagne dans la base Mérimée.
  17. Site du Salon