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Studios de Saint-Maurice

studios français de cinéma

Les studios de Saint-Maurice, à Saint-Maurice (Val-de-Marne) ont abrité de 1930 à 1971 le tournage de nombreux films et feuilletons télévisés.

HistoriqueModifier

En 1930, la Paramount Pictures rachète à la société Louis Aubert un ensemble de remises, et construit des studios équipés pour le cinéma parlant. On y tourne d'abord des plans raccords sonores pour des films tournés aux USA, puis des films nouveaux destinés à l'Europe. À une époque où le doublage n'existait pas encore, le film était tourné, dans les mêmes décors, avec autant de distributions d'acteurs qu'il y avait de versions.

C'est en fréquentant assidûment les studios de Saint-Maurice - avec la permission du patron de Paramount France, Robert T. Kane -, que Marcel Pagnol élabore sa doctrine du film parlant, qu'il met d'abord en œuvre dans Marius en 1931[1].

On confond parfois les studios de Saint-Maurice avec les studios de Joinville, tout proches situés à Joinville-le-Pont, mais appartenant à Pathé alors dirigé par Bernard Natan[2] (Marius sera d'ailleurs tourné aux studios de Joinville).

Avec la suprématie de la technique du doublage, la Paramount abandonne les studios de Saint-Maurice. Ils sont repris par Bernard Natan, qui avait été évincé de la direction de Pathé. À partir de 1947, les studios continuent leur activité sous le nom de Franstudio, filiale commune de Gaumont et de Pathé Société Nouvelle.

On peut citer Les Visiteurs du soir (Marcel Carné, 1942), Le Baron fantôme (Serge de Poligny, 1942), La Belle et la Bête (Jean Cocteau, 1946), La Traversée de Paris (Claude Autant-Lara, 1956), Le Président (Henri Verneuil, 1960), La Folie des grandeurs (Gérard Oury, 1971), Jo (Jean Girault, 1971)

En 1971, à la suite d'un incendie, les studios disparaissent. Le terrain est désormais occupé par un ensemble d'immeubles d'habitations et de bureaux construit en 1975, le « Panoramis ».

Article connexeModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier