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Studiolo italien

cabinet de curiosités né à la Renaissance en Italie
Marqueteries du studiolo de Frédéric III de Montefeltro.

Le studiolo italien est un ancêtre du cabinet de curiosités de la Renaissance italienne, il se différencie de celui-ci par l'absence de « curiosités » (Artificialia, Naturalia, Exotica, Scientifica[1]) et par son utilisation principale comme cabinet d'étude.

Plusieurs exemples significatifs de ce genre de cabinet privé ou intime ont existé dans l'Histoire ; il pouvait être public (ouvert à tous), privé (ouvert aux invités et proches) ou intime (réservé au destinataire seul). L'environnement créé par les propriétaires de ces studiolo pouvait être didactique, scientifique, symbolique, allégorique ou encyclopédique, et permet de saisir aujourd'hui la personnalité de ces individus éclairés. Les plus nombreux sont les souverains à avoir fait décorer leurs cabinets par les meilleurs artistes de leur temps, les studiolo participant ainsi à l'établissement d'une Histoire du Goût.

Sommaire

Principaux studiolo italiensModifier

Dans le reste de l’EuropeModifier

En France, il en existe au château du Lude (Sarthe), au château de Blois, et au château de La Vigne (Cantal). Ce dernier a été découvert à l'occasion de la restauration de ses peintures murales datées de 1530.

Studiolo ContemporainModifier

Plusieurs architectes et artistes contemporains se sont essayé à cet exercice de style. En 2019, la Galerie de Valois a fêté ses dix ans en créant un Studiolo, nommé "Less is More Projects". L'architecte Fabrice Ausset a recréé un Studiolo complet (incluant une mini-architecture, son agencements, une collections d'objets et d'oeuvres d'art) à la Monnaie de Paris pour l'exposition AD Intérieurs en 2016. En 2008, l'artiste Raphaël Zarka a reconstitué le cabinet de travail du Studiolo de Saint Jérôme, d’après un tableau d’Antonello de Messine.

RéférencesModifier