Stolberg

ville allemande de Rhénanie-du-Nord-Westphalie

Stolberg
Stolberg
Blason de Stolberg
Héraldique
Drapeau de Stolberg
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Drapeau de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie Rhénanie-du-Nord-Westphalie
District
(Regierungsbezirk)
Cologne
Arrondissement
(Landkreis)
Région urbaine d'Aix-la-Chapelle
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Patrick Haas
Partis au pouvoir SPD
Code postal 52222, 52223, 52224
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
05 3 34 032
Indicatif téléphonique 02402, 02408 (Venwegen), 02409 (Gressenich, Werth, Schevenhütte)
Immatriculation AC
Démographie
Gentilé stolbergeois
Population 56 792 hab. ()
Densité 577 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 46′ nord, 6° 14′ est
Altitude 140 m
Superficie 9 850 ha = 98,5 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Rhénanie-du-Nord-Westphalie
Voir sur la carte topographique de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie
City locator 14.svg
Stolberg
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
Voir sur la carte topographique d'Allemagne
City locator 14.svg
Stolberg
Liens
Site web www.stolberg.de

Stolberg est une commune de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne), située dans l'Région urbaine d'Aix-la-Chapelle dans le district de Cologne. Elle appartient à la circonscription judiciaire d'Eschweiler.

GéographieModifier

La ville se situe à 10 km à l'Est du centre d'Aix-la-Chapelle, à 14 km au Sud d'Aldenhoven, à 55 km à l'Ouest du centre-ville de Cologne.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

HistoireModifier

Appartenances historiques

  Duché de Juliers 1396-1797
  République cisrhénane (Roer) 1797-1802
  République française (Roer) 1802-1804
  Empire français (Roer) 1804-1813
  Royaume de Prusse (Province de Juliers-Clèves-Berg) 1815-1822
  Royaume de Prusse (Province de Rhénanie) 1822-1918
  République de Weimar 1918-1933
  Reich allemand 1933-1945
  Allemagne occupée 1945-1949
  Allemagne 1949-présent

Premières occupations humaines au néolithique.

Les Celtes s'y installent, et y exercent la métallurgie : le secteur est riche en minerais, surtout de fer ; l'énergie hydraulique de la rivière Vichtbach favorise son extraction.

Cette industrie perdure avec les Romains, puis très certainement avec les Francs, de même sous le Saint-Empire romain germanique, où s'ajoutent à partir du XVe siècle la fonte du cuivre, du plomb, de l'or, de l'argent.

En 1575 Stolberg devient aussi un des rares centres de production du laiton dans le monde. De nombreuses constructions, et des tombes bourgeoises au cimetière, témoignent encore de cet âge d'or du début de l'industrialisation.

Construction du château de la ville au XIIe siècle, le "Burg Stolberg" (à ne pas confondre avec le château de Stolberg, village dans le Harz).

Importante implantation luthérienne et calviniste à partir de 1647.

Après la seconde bataille d'Aldenhoven, les troupes françaises s'installent en ville, qui est incorporée au département de la Roer.

Après la conquête prussienne en , Stolberg fut rattachée au royaume de Prusse par le traité de Paris du , acte confirmé au Congrès de Vienne.

Reliée au réseau ferré allemand en 1841.

En 1888, un industriel nommé Moritz Kraus rachète le château féodal en ruine, y effectue d'importants travaux, et le donne à la municipalité en 1909.

Sous la république de Weimar, la ville est durement touchée par la "crise de 1920", et compte 1 800 chômeurs pour une population de 17 000 habitants.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'industrie métallurgique de la ville se tourna vers la production d'armements, employant 2 500 travailleurs forcés, dont 600 prisonniers de guerre (38 camps de travailleurs forcés et prisonniers de guerre dans toute la ville). La petite communauté juive de Stolberg disparaît[1].

Stolberg est occupée par les alliés le après de violents combats. Elle se trouve en zone d'occupation britannique, et, de 1948 jusqu'en 1995, accueille une partie des Forces belges en Allemagne (FBA). Le Camp « Reine Astrid » était situé dans la forêt Propsteierwald. Dans le cadre de l'OTAN, la Belgique s'était vue attribuer un corridor de 60 km de large en Allemagne visant à protéger son territoire national.

Lieux et monumentsModifier

  • Château fort (Stolberger Burg)
  • Église Ste-Luce (Katholische Kirche St. Lucia)
  • Temple protestant sur le Finkenberg (Evangelische Finkenbergkirche)
  • Cimetière des maîtres en laiton (Kupfermeisterfriedhof)
  • Hôtels particuliers des maîtres en laiton (Kupferhöfe)
  • Pharmacie historique de l'Aigle (Historische Adler-Apotheke)
  • Musée Zinkhütter Hof
  • Ruelle du vieux quartier de Breinig (Straßenzug Alt-Breinig)

JumelagesModifier

Personnalités liées à la villeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Voir sur internet le documentaire "Les juifs, le communisme, et la révolution russe de 1917", qui est une mise en images par Hervé Ryssen du dernier livre (censuré) d'Alexandre Soljenitsyne "Deux siècles ensemble", pour comprendre une partie des actes antisémites en Allemagne dans les années 1930

Liens externesModifier