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Stefan Löfven
Illustration.
Stefan Löfven en 2017.
Fonctions
Premier ministre de Suède
En fonction depuis le
(4 ans, 9 mois et 16 jours)
Monarque Charles XVI Gustave
Gouvernement Löfven
Législature 49e et 50e
Coalition SAP-MP
Prédécesseur Fredrik Reinfeldt
Premier secrétaire du Parti social-démocrate suédois des travailleurs
En fonction depuis le
(7 ans, 5 mois et 22 jours)
Réélection
Prédécesseur Håkan Juholt
Biographie
Nom de naissance Kjell Stefan Löfven
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Stockholm (Suède)
Nationalité suédoise
Parti politique Parti social-démocrate
Profession Syndicaliste
Religion Agnostique
Résidence Sagerska huset,
Stockholm

Signature de Stefan Löfven

Stefan Löfven
Premiers ministres de Suède

Kjell Stefan Löfven[N 1] (/ˈsteːfan lœˈveːn]/), né le à Stockholm, est un homme d'État et syndicaliste suédois membre du Parti social-démocrate suédois des travailleurs et Premier ministre de Suède depuis 2014.

Syndicaliste membre de l'Union suédoise des travailleurs de la métallurgie (Metall) depuis 1981, il préside le nouveau syndicat IF Metall, de sa fondation, en 2006, jusqu'à ce qu'il prenne, en 2012, la direction du Parti social-démocrate et le mène à la victoire, lors des élections législatives de 2014. Il est, par la suite, nommé Premier ministre et dirige une coalition alliant les sociaux-démocrates et les écologistes.

Sommaire

BiographieModifier

Une enfance modesteModifier

Stefan Löfven est né à Hägersten-Liljeholmen dans la banlieue sud de Stockholm. Il a un frère ainé et n'a pas connu son père. À l'âge de dix mois, il est placé dans une famille d'accueil à Sunnersta (commune de Sollefteå), sa mère biologique ne pouvant pas s'occuper d'un deuxième enfant. Son père adoptif Ture Melander (1926-2003) est bûcheron, puis ouvrier d'usine tandis que sa mère adoptive Iris Melander travaille comme aide à domicile. Les Melander ont deux autres enfants, Monika et Roland[1].

ÉtudesModifier

Il suit pendant deux ans les cours de la filière économique du lycée de Sollefteå, puis un cours de soudure pendant 48 semaines à Kramfors. Après son service militaire, il entame des études d'économie dans le supérieur à Umeå mais abandonne au bout d'un an et demi[1].

SyndicalismeModifier

Il commence sa vie professionnelle en 1979, comme soudeur chez Hagglund & Sons à Örnsköldsvik. Il y reste jusqu'en 1995. Chez Hagglunds il rencontre sa future épouse, Ulla.

En 1981, il devient délégué syndical de l'Union suédoise des travailleurs de la métallurgie (Metall) dans son usine, après quoi il brigue un certain nombre de mandats syndicaux. Il est nommé médiateur central de Metall en 1995, travaillant sur les questions relatives au contrat au niveau national et international.

Il est placé au poste de secrétaire international de la centrale syndicale en 1998, puis en 1999 il prend les fonctions de secrétaire général. Il est élu vice-président du syndicat en 2001.

Au mois de se tient le congrès de fusion de Metall et de l'Union industrielle suédoise (Industrifacket), qui ensemble forment le syndicat IF Metall. Stefan Löfven est choisi pour en prendre la présidence lorsque la fusion sera effective, le .

CritiquesModifier

Löfven a été critiqué par la société suédoise de Paix et d'Arbitrage, cette dernière prétendant qu'il était un lobbyiste des armes car il préconisait une augmentation de l'achat d'armes par l'État pour soutenir l'industrie de la défense[2], qui emploie des milliers de personnes à travers tout le pays et qui était en crise du fait de la signature de contrats avec des entreprises brésiliennes d'armement[3].

Parcours politiqueModifier

Stefan Löfven a été élu au comité exécutif des sociaux-démocrates en 2006.

Après que Håkan Juholt a quitté précipitamment le poste de président du Parti social-démocrate, le comité exécutif réuni le suggéra Löfven pour prendre la direction du parti. Il est investi dans ces fonctions dès le lendemain.

C'est lui qui mène les sociaux-démocrates aux élections générales du 14 septembre 2014 : le parti termine en tête avec 31 % des voix, tandis que les trois partis de gauche remportent une majorité relative au Riksdag. Löfven est pour la première fois élu parlementaire.

Premier ministre de SuèdeModifier

Premier mandatModifier

Le , il est désigné Premier ministre par le Riksdag, puis forme un gouvernement de coalition minoritaire avec les Verts, constitué de vingt-trois ministres. Deux femmes, Margot Wallström et Magdalena Andersson, sont chargées des portefeuilles régaliens des Affaires étrangères et des Finances, tandis qu'Åsa Romson, porte-parole des Verts, est nommée vice-Premier ministre et ministre de l'Environnement. Dans le même temps, le nouveau chef du gouvernement suédois déclare que la Suède reconnaîtra la souveraineté de « l'État de Palestine », devenant ainsi la première nation européenne assumant une telle position vis-à-vis de ce territoire[4].

Confronté à une crise gouvernementale causée par les résultats du parti des Démocrates de Suède, il négocie avec les partis de l'Alliance (les Modérés, Parti du centre, Parti du peuple - Les Libéraux et les Chrétiens-démocrates) pour trouver une solution et éviter une nouvelle élection. Le 27 décembre 2014, le gouvernement et les partis de l'Alliance annoncent que les six grandes partis sont parvenus à un accord visant à assurer que les gouvernements minoritaires seront en mesure d’appliquer leur budget au Riksdag. Ce pacte, nommé « l'accord de décembre » (Decemberöverenskommelsen), a été présenté par Löfven comme « historique » et sera en vigueur jusqu'aux élections législatives de 2022, quels que soient les résultats du prochain scrutin parlementaire qui devrait être convoqué en 2018. Par la suite, Löfven a annoncé l'annulation des élections législatives anticipées[5].

Deuxième mandatModifier

Lors des élections législatives du , le Parti social-démocrate obtient seulement 28,3 % des voix et 100 députés sur 349 au Riksdag, restant le premier de Suède. La coalition de gauche et centre gauche qui le soutient totalise 144 élus, soit un de plus que L'Alliance.

Lors d'un vote organisé le au Parlement, les parlementaires de L'Alliance et des Démocrates de Suède (SD) adoptent une motion qui démet Löfven de ses fonctions[6]. Toutefois, le président du Riksdag Andreas Norlén l'invite le à former le nouveau gouvernement suédois, après que le premier secrétaire des Modérés Ulf Kristersson a échoué dans cette tâche[7]. Il rend sa mission à son tour le , n'étant pas parvenu à constituer un nouvel exécutif[8]. Après lui, c'est Annie Lööf qui tente de forger une majorité mais à la suite de son échec, Löfven est rappelé pour cet exercice le et Norlén précise qu'un vote doit se tenir au Riksdag dans les semaines à venir pour éventuellement investir le Premier ministre sortant d'un second mandat[9]. Le , les députés rejettent sa candidature par 200 voix contre 116[10].

Il parvient le à conclure un accord pour établir avec les écologistes un nouveau gouvernement minoritaire bénéficiant du soutien du Parti du centre (C) et du Parti libéral (L), pourtant membres de L'Alliance[11]. Il est effectivement réélu par le Riksdag le suivant, par 115 voix pour, 153 voix contre et 77 abstentions, au prix d'importantes concessions à ses nouveaux soutiens, notamment l'assouplissement du droit du travail, la libéralisation du marché du logement et une diminution de la fiscalité[12].

AnnexesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le registre de la population, on peut aussi l'écrire Löfvén.

RéférencesModifier

  1. a et b [1]
  2. (sv) « Början till slutet för den svenska försvarsindustrin », DN.Debatt,
  3. (sv) « Fackligt samarbete Sverige–Brasilien till förmån för Jas Gripen », IF metall,
  4. « La Suède va reconnaître l'« État de Palestine », Le Monde,
  5. Coup d’État en Suède ?, Contrepoints, 27 janvier 2015
  6. « Suède : le premier ministre Stefan Löfven démis par le Parlement », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2018).
  7. « Suède-Le Premier ministre sortant invité à former un nouveau gouvernement », Zone Bourse,‎ (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2018).
  8. « Suède: toujours pas de gouvernement 8 semaines après les élections », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2018).
  9. « Suède: Löfven encore pressenti pour former le gouvernement, vote en décembre », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 24 novembre 2018).
  10. « Les députés suédois disent non à un nouveau gouvernement Löfven », sur La Liberté,
  11. « Suède : enfin un accord de gouvernement », sur Euronews,
  12. « En Suède, Stefan Löfven reconduit au poste de premier ministre après quatre mois de blocage », sur Le Monde,

Articles connexesModifier

Liens externesModifier