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Statère

monnaie antique
Tétradrachme athénien représentant Athéna.
Statère des Parisii.
Statère d'or, classe V. Description de l'avers : Tête stylisée à droite ; volute devant le visage ; “fruit” bien visible devant le menton. Description du revers : Cheval bondissant à gauche ; au-dessus, un filet ; entre les jambes, un fleuron et cinq globules posés en cercle.
Statère d'or d'Eucratide Ier, vers 150 av. J.-C., la plus grande pièce d'or de l'Antiquité.

Le statère (ou stater) est un terme générique désignant des monnaies antiques :

  • une monnaie d'argent de la Grèce antique valant 2 oudrachmes selon les régions. Elle est émise en de très nombreux types par les différentes cités grecques ;
  • un étalon de la monnaie d'or valant 20 à 28 drachmes ;
  • le statère était également le nom donné à des monnaies d'or de valeur analogue (ex. : les dariques de Perse, les alexandres de Macédoine).

Les statères d’or ou d’électrum gaulois dérivent presque tous du même prototype : le statère d'or de Philippe II de Macédoine, rapporté en Gaule par des mercenaires gaulois, combattant pour Philippe II. Les premières tribus à en avoir fait des imitations assez fidèles semblent être les Arvernes (Auvergne) et les Helvètes (Suisse). Au fil des années, et des imitations, les types monétaires gaulois dévièrent de plus en plus du prototype, la tête d'Apollon, présente à l'avers, devenant de plus en plus abstraite, et le bige du revers, se transformant progressivement en un seul cheval entouré de divers éléments de décomposition du reste du type : l'aurige semble voler au-dessus des chevaux, la roue se trouve entre les jambes du cheval.

Figure d'Apollon. Statère d'or de Philippe II de Macédoine.

Voir aussiModifier

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Le statère désigne aussi une unité de mesure des poids en Grèce[1] et la « balance romaine ».

BibliographieModifier

  • Laurent Olivier, Jean-Pierre Le Dantec, Numismatique, trois nouveaux fleurons , dans Archéologia, N°529 de février 2015, pp.6-7.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Dictionnaire Grec-Français A. Bailly, Hachette, 1952, p.1785.

Liens externesModifier