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Stand up paddle

sport de glisse nautique

Stand up paddle
Autres appellations SUP
Planche à rame
Stand up paddleboard
Stand up paddleboarding
Hoe he'e valu
Image illustrative de l’article Stand up paddle
Le champion Kai Lenny surfant une vague en stand up paddle, 2009.

Le stand up paddle aussi nommé SUP, ou simplement paddle ou plus rarement planche à rame[1], est un sport de glisse nautique où le pratiquant se tient debout (stand up en anglais) sur une planche plus longue qu'une planche de surf classique, se propulsant à l'aide d'une pagaie (paddle).

HistoriqueModifier

Le stand up paddle se situe entre la pirogue et du surf moderne, anciennement pratiqué par les rois polynésiens sur d’immenses planches taillées dans des troncs d’arbre. Le but était d’explorer et de faire du commerce dans les lagons de leurs archipels magiques. Il a ensuite été repris dans les années 1940-50  par le célèbre champion de natation hawaïen Duke Kahanamoku  et sa bande de copains les premiers Beach boys.

 
Jérémy Massière à Biscarrosse en 2012.

Dans les années 1950, les fameux Beach Boys l’utilisaient sur la plage de Waikiki pour se déplacer. Le fait d’être debout leur permettait de surveiller plus facilement les baigneurs et les entrées de houle. La zone de bain était alors  beaucoup plus sécurisée et l’intervention auprès des baigneurs en difficulté se faisait plus rapidement...

C'est dans les années 1960 à Hawaï que les Watermen’s Laird Amilton, Dave Kalama, entre autres qui ont relancé cette forme de surf, en pratiquant aussi les parcours « down wind » le long des côtes de Maui ainsi que des traversées d’îles en îles, notamment en participant à la célèbre course de pirogue Molokai - O’Ahu.

Il a très vite été dépassé par l'arrivée des planches courtes. Il est revenu sur le devant de la scène lors d'une compétition à Hawaï encore, organisée en 2004, lorsque le célèbre Waterman Hawaïen Laird Hamilton a remis le SUP au goût du jour, en y apportant une touche plus moderne et plus « radicale ». Il surfe aujourd’hui avec sa grande planche et sa pagaie, poussant toujours plus loin les limites en affrontant des vagues de plus en plus hautes et de plus en plus puissantes.

Depuis lors, cette discipline se développe peu à peu et il devient rare sur les spots de ne pas voir évoluer un SUP. Depuis novembre 2009 une section dédiée a vu le jour au sein de la Fédération française de surf, et dans ce pays les compétitions et la réglementation de ce sport dépendent de cette fédération[2].

Description du matérielModifier

Une planche du stand up paddle mesure entre 5,11 pieds et 15 pieds soit environ entre 1,5 m et 6,5 m, elle peut peser jusqu'à 16 kg pour un volume de 250 litres.

Aujourd'hui, il est possible de rencontrer deux types de planches différentes : rigides ou gonflables.

Les planches rigides se rapprochent beaucoup des planches de surf. Construites de la même manière (à base de mousse couverte d'une couche de résine), ces planches permettent d'obtenir une meilleure glisse sur l'eau et restent donc privilégiées dans des conditions de surf ou de compétition de vitesse.

Les planches gonflables quant à elles évoluent chaque année vers de meilleures performances. Pour obtenir un maximum de rigidité, les constructeurs utilisent un matériau appelé le Drop stitch qui consiste à joindre deux couches de PVC avec des milliers de fils. Sous une pression comprise entre 15 et 21 psi (1 à 1,5 bars environ), les planches deviennent suffisamment rigides pour porter une personne sans se plier.

GénéralitésModifier

Comme pour le surf ou le windsurf la forme et la taille de la planche sont adaptées à l'usage spécifique qui en est fait, ainsi qu’au gabarit de l’utilisateur[3].

La simple promenade demande des planches polyvalentes, dite allround, longues et plutôt larges, à la carène plate qui, très stables, conviennent bien aux débutants.

La pratique du surf oblige à réduire la longueur et l'épaisseur des planches pour les rendre plus évolutives et plus vives, cela d'autant que la taille des vagues ou le niveau du pratiquant est élevé.

En course ou en longue distance les planches sont longues, étroites et aérodynamiques à la façon de kayak de mer, les carènes étant plus ou moins en forme avec des bouchains variables selon les constructeurs.

Il existe des planches mixtes sur lesquelles un gréement de planche à voile peut être adapté. La pratique amateur a vu apparaître des planches gonflables à encombrement réduit.

La pagaie souvent en résine synthétique ou en aluminium évolue vers des modèles en fibre de carbone ou en bois pour un usage expert.

À l'arrière les planches de SUP possèdent un ou plusieurs ailerons immergés permettant de stabiliser le cap, compenser la dérive et diminuer le roulis.

Les planches de SUP par "famille"Modifier

Les planches de Stand Up Paddle sont classées par famille. En effet chaque planche va avoir une fonction précise que ce soit pour une balade ou pour de la race, la planche sera différente.

  • Les planches de SUP polyvalentes
  • Les planches de SUP de balade
  • Les planches de SUP de surf
  • Les planches de SUP de race
  • SUP gonflable : le paddle gonflable est devenu le produit grand public de sport de glisse le plus répandu en France (plus que le ski ou la skate)

Diverses disciplinesModifier

Il existe du paddle de vitesse, du paddle de vagues, paddle de rivière avec comme utilisation principale les balades sur l’eau, mais de nombreuses disciplines se sont répandues durant ces dernières années.

Bien qu’il n’y ait pas vraiment d’âge pour faire du paddle, il est conseillé de commencer à partir de 7 ans. La pratique est donc ouverte et accessible à tous.

Il existe plusieurs disciplines. Les plus connues sont :

  • La balade ou la randonnée est la discipline la plus accessible pour ceux qui débutent le stand up paddle. C'est la forme la plus répandue en France. On l'appelle All Round. Nombreuses sont les marques[4] qui proposent ce type de planches : Zray, Hydro Force, Key West, Aqua Marina, Aztron ...
  • Le surf ou surfing consiste à prendre les vagues en s’aidant avec la pagaie.
  • La course est la discipline la plus physique, elle fait travailler la vitesse et l’endurance.
  • L’eau vive est une pratique moins courante, elle consiste à descendre les rivières, les fleuves.
  • La pêche est aussi pratiquée en paddle.

Mais de nombreuses disciplines se sont répandues durant ces dernières années :

  • La stabilité du la planche de SUP permet de réaliser des postures de yoga avec une difficulté supplémentaire tout en donnant à cette disciple un nouvel élan. Les personnes converties à cette nouvelle pratique de yoga témoignent être plus connectées à la nature.
  • Le yoga aquatique est aussi propice à la méditation. Le fait d’être en contact avec l’eau, d’être bercé par la houle accordent des instants de grande sérénité.

ÉquipementModifier

Un leash[5] de sécurité relié au mollet ou à la cheville et un gilet de sauvetage sont généralement nécessaires.

Certaine planches ne possédant pas un revêtement antidérapant d'origine nécessite la mise en place de wax, notamment pour la pratique du surf.

Un matériel de pêche à la ligne adapté au SUP a été développé ou adapté[6].

Les planches gonflablesModifier

 
Stand up Paddle avant gonflage

Depuis 2010, des planches de SUP gonflables permettent de réduire grandement l'encombrement pendant le stockage et les déplacements. Dégonflée et pliée, la planche a le volume d'un sac à dos[7]. Constituées de couches de PVC renforcées, ces planches robustes sont employées pour la promenade et la pratique en eau vive. À l'intérieur de la planche une structure faite d'un maillage de fibres de polyester lui confère une bonne rigidité et lui permet de garder sa forme. Les arrêtes plutôt arrondies obtenues par ce procédé de fabrication ne permettent pas de réaliser des planches parfaitement compétitives dans les domaines du surf ou de la course, même si depuis 2012 certaines planches gonflables de course donnent de bons résultats sur les parcours non ventés[8]. Enfin, comme tout engin de plage gonflable, une crevaison enlève toute flottabilité à l'embarcation.

Avec la technologie à deux chambres, certaines marques de paddle gonflable comme Aztron, Starboard ou Aquadesign ont redéfinis les normes de sécurité de l'industrie des planches gonflables. Deux particularités font toute la différence : la chambre intérieure additionnelle garantit une flottabilité égale à 50% de la flottabilité totale de la planche, ce qui permet de garantir la sécurisation du paddler en cas de crevaison ou de fuite. La chambre supplémentaire intègre une construction avec des colonnes d'air ainsi que des cloisons latérales placées dans la "zone debout" ce qui a pour effet d'améliorer de 30% la rigidité de la planche. Cette technique peut permettre à certaines planches de dépasser les 300m en répondant aux critères de la division 240[9].

 
Plan de coupe paddle gonflable

Le paddle gonflable est construit en dropstitch composé de couches de PVC reliées entre elles par des fils de polyester. Ce maillage structure et rigidifie l'ensemble une fois sous pression et permet d'avoir un stand up paddle qui ne ressemble pas à un ballon.

Il existe différentes constructions de Dropstitch[10] :

  • Simple couche : Léger et moins cher
  • Simple couche + stringer : l'ajout d'une bande de PVC sur le pont (en général) permet d'améliorer la rigidité de la planche
  • Double couche (collées) : Plus lourd, l'ajout d'une seconde couche de PLV améliore grandement la rigidité, bine plus qu'un simple stringer. Le vieillissement de ce type de construction n'est pas idéal.
  • Double couche fusionnées : La 2ème couche de PVC est "fusionnée" (et donc sans colle) avec la première, toutes les deux tendues. Entre les deux couches, le fabricant insère une fibre unidirectionnelle perceptible sur la construction. Avec cette construction, la planche est allégée de 20% et bénéficie d'une rigidité accrue de 30%.

Une planche de paddle gonflable se gonfle à environ 15 PSi pour une utilisation courante. Seules les planches de race méritent une pression supérieure.

 
planche à rame bois

PrixModifier

Le prix des planches est donc variable selon les catégories vues ci-dessus. En effet une planche de balade ou une planche de Stand Up Paddle gonflable seront moins coûteuses qu’un Stand Up Paddle de surf, qu’un Stand Up Paddle de vagues ou qu’un Stand Up Paddle de race. Les prix vont donc de 300 euros à 4400 euros.  

CompétitionsModifier

Cette section adopte un point de vue régional ou culturel particulier et doit être internationalisée (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Championnats du mondeModifier

La première édition des championnats du monde de Stand Up Paddle a été organisée en 2012 au Pérou par la Fédération internationale de Surf (ISA)[11].

En 2013, les championnats se sont à nouveau déroulés au Pérou (Autralie, champion du monde, alors que la France finissait sixième). En 2014, ils ont eu lieu au Nicaragua (champion du monde, à nouveau l'Australie, la France finissant 5e). En 2015, au Mexique, les Etats-Unis sont champions du monde et la France termine à la onzième place[12].

En 2016 et en 2017, l'équipe de France a terminé à la deuxième place du classement des nations des championnats du monde de Stand Up Paddle organisés par l'ISA[13]. 42 nations participaient aux championnats du monde de l’ISA en 2017 contre 27 en 2016[14].

En 2018, le championnat du monde organisé par l’ISA, appelé World Stand Up Paddle Championships, a lieu du 23 novembre au 1er décembre à Hainan en Chine[15]. La France termine troisième après l'Australie, championne du monde et les Etats-Unis[16]. La Fédération internationale du Canoë (ICT) a de son côté décidé d’organiser des championnats du monde de SUP au Portugal du 29 août au 2 septembre 2018[17]. L’organisation de ces deux championnats en 2018 met en évidence les conflits de gouvernance à l’échelle mondiale entre la Fédération internationale de Surf et la Fédération internationale de Canoë[18]. Finalement, le tribunal arbitral du sport du Portugal a donné raison à la Fédération portugaise de Surf qui demandait l'interdiction des championnats du monde de SUP qu'avait prévu d'organiser l'ICT[19].

Championnats de FranceModifier

En SUP, deux longueurs de planches (en pieds) sont cataloguées pour les championnats de France labellisés par la fédération française de surf : 12'6 (3,81 m) et 14' (4,26 m)[20].

Jusqu'en 2018, il existe des championnats séparés pour les 14' et les 12'6. En 2019, la Fédération décide de modifier les modalités d'organisation de la coupe de France et des championnats de France[21].

Quelques compétiteursModifier

ÉtrangersModifier

  • Kai Lenny
  • Caio Vaz
  • Mickael Booth
  • Casper Steinfath
  • Annie Starr Reickert
  • Izzi Gomez
  • Georgio Gomez
  • Mo Freitas
  • Jack Jensen
  • Bernd Roediger

FrançaisModifier

  • Arthur Arutkin
  • Martin Letourneur
  • Titouan Puyo
  • Olivia Piana
  • Amandine Chazot

Quelques spotsModifier

De nombreux spots existent à travers le monde. En France les plus connus sont également ceux du monde du surf. En Bretagne, la Torche qui a d’ailleurs accueilli la compétition la Torche Pro France en 2014. Biarritz, le Cap Ferret sont également appréciés. Le Brésil, le Maroc, le Portugal, Tahiti, Hawaii comportent également de nombreux spots.

Technique de surfModifier

Le stand up paddle (SUP) est une discipline du surf où le surfer est debout sur une planche plus longue et plus large qu'un longboard classique et se déplace à l'aide d'une pagaie. Lorsque le surfer a choisi sa vague, il se propulse à l'aide de sa pagaie pour acquérir une vitesse suffisante et au take off, il va se déplacer vers l'arrière de sa planche. Il se dirige grâce au poids de son corps et à sa pagaie, utilisée alors comme un point de pivot.

Monitorat et encadrementModifier

Les premiers pas en Stand Up paddle gagnent à être effectués avec un encadrement adapté. La législation françaisde distingue deux cas , suivant que la pratique a lieu ou non sur un spot de vagues déferlantes. (La première version de la circulaire du Ministère des Sports, inapplicable, faisait la distinction entre vagues de plus ou moins de 50 cm de hauteur...) . Sur eau plate ou simplement clapoteuse n'importe quel moniteur titulaire d'un diplôme reconnu dans un sport aquatique (Voile, planche à voile Kitesurf,ski nautique ou Kayak...etc) est légitimement autorisé à encadrer, par contre, dans les vagues déferlantes, seul les moniteurs de surf sont légitimes[22].

Notes et référencesModifier

  1. « Planche à rame » est le terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie (France), et publié au Journal Officiel le 26 novembre 2008, bien que la planche soit propulsée avec une pagaie et non une rame. On trouve aussi stand up paddleboard, stand up paddleboarding, stand up paddle surfing, Hoe he'e valu en hawaïen. Les termes paddleboard et paddleboarding sont parfois fautivement utilisés, ils correspondent à un sport assez proche mais sans usage de pagaie, la « planche à bras » selon la Commission générale de terminologie.
  2. Consignes et réglementation de la pratique du SUP par la FFS ; règles de la pratique du surf
  3. Choisir sa planche de SUP sur le site « Standup-guide »[1]
  4. « Key West SUP - SITE OFFICIEL », sur www.keywest-sup.fr (consulté le 17 mai 2019)
  5. L'équivalent officiel en québécois est le mot "attache" : http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8363156
  6. « la pêche en SUP » sur le site « Standup-guide »[2] et sur le site « SUP-passion [3]
  7. Article « Choisir un stand up paddle rigide ou gonflable ? » sur le site « SUP Passion.com »
  8. http://www.standup-guide.fr/info/sup/les-planches-de-race
  9. Arrêté du 2 décembre 2014 modifiant l'arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires (division 240 du règlement annexé) (lire en ligne)
  10. « Tout savoir sur la fabrication d’un SUP gonflable ! - Nootica Webzine », sur www.nootica.fr (consulté le 17 mai 2019)
  11. « 2018 ISA World SUP : La Chine accueillera les prochains championnats ISA de SUP », sur supmag.fr,
  12. « La sélection pour les Mondiaux de Stand Up Paddle 2018 en Chine | Fédération Française de Surf », sur www.surfingfrance.com (consulté le 1er novembre 2018)
  13. « 2e des championnats du monde de SUP au Danemark », sur lequipe.fr,
  14. « Cap sur le Danemark pour les championnats du monde de SUP », sur simplepaddle.com,
  15. « Championnats du monde ISA », sur surfingfrance.com (consulté le 14 août 2018)
  16. « La France 3ème aux championnats du monde de SUP en Chine - Surf-Report », sur Surf-report.com (consulté le 27 avril 2019)
  17. « L’ICF organise ses Championnats du Monde 2018 Sup ! », sur sup-passion.com,
  18. « Du rififi entre l'ISA et l'ICF autour du stand-up paddle », sur lequipe.fr,
  19. « SUP : le Portugal interdit les « Mondiaux » ICF | Fédération Française de Surf », sur www.surfingfrance.com (consulté le 1er novembre 2018)
  20. « Coupe de France : L'élite du stand up paddle réunie ce week-end au Lac de Vassivière », sur lamontagne.fr,
  21. « SUP Race - Ce qui en change en 2019 », sur SurfingFrance (consulté le 27 avril 2019)
  22. « circulaire du 21 juin 2011 »

Voir aussiModifier