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Stade Bauer

stade de football français
Stade de Paris
Redstar-bordeauxb.JPG
Généralités
Surnom
Bauer
Adresse
Construction et ouverture
Construction
Ouverture
Rénovation
1922, 1947, 1975
Utilisation
Clubs résidents
Équipement
Surface
pelouse synthétique
Capacité
2 999 à 10 000
Affluence record
23 000 (Red Star-O. Marseille en 1948)
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
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Localisation sur la carte de Paris
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Le stade « Bauer » officiellement appelé stade de Paris est un stade de football situé sur la commune de Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), et inauguré en 1909. Le club francilien du Red Star en est le résident depuis son inauguration. Devenu stade municipal de la commune audonienne, il est couramment appelé « stade Bauer » en référence au médecin communiste et résistant local du même nom, le docteur Jean-Claude Bauer (1910-1942), arrêté par la police française puis fusillé qui a donné son nom à l'ancienne rue de la Chapelle bordant le stade. Il est situé près du célèbre marché aux puces, en proche banlieue parisienne.

HistoireModifier

L'enceinte est inaugurée le 24 octobre 1909 à l'occasion d'un match amical Red Star - Old Westminsters (club amateur londonien)[1]. Elle devient dès 1909 le stade du Red Star. Il accueille également quelques matchs de l'équipe de France A avant la Première Guerre mondiale.

En 1922 il est agrandi pour accueillir les rencontres de football lors des Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris puis est à nouveau rénové en 1947 avec la construction de deux nouvelles tribunes latérales portant sa capacité à 23 000 spectateurs. En 1965, l'éclairage et une vraie tribune de presse sont installés. En 1975, le stade est doté d'une nouvelle tribune de 7 500 places derrière les buts alors que l'autre bout du stade est dévolu à la construction d'un immeuble d'habitation. Cette tribune souffre à l'occasion de la grande tempête de décembre 1999 (toit arraché). Déclaré non conforme, le stade n'accueille plus de matchs publics. Sa rénovation devient dès lors urgente. Elle intervient en 2002 mais les aménagements réalisés n'ont rien à voir avec le projet de stade moderne évoqué jusque-là. En septembre 2006, la situation devient critique avec l'effondrement de morceaux de béton, creusant des trous dans la tribune.

Principalement stade du Red Star, il a accueilli pendant plusieurs saisons le Stade français après guerre, les premiers matchs du Paris Saint-Germain FC lors de la saison 1971-1972 pendant la reconstruction du Parc des Princes, des matchs de l'équipe de France de football espoirs et quelques matchs internationaux amicaux dont un Brésil - Andorre préparatoire de la Coupe du monde de football en 1998.

Accessoirement il a accueilli du rugby à XIII autour des années 50, avec le Celtic de Paris qui disputait alors le Championnat de France de Division Nationale, et mème un test match France-Nelle Zélande en 1961.

À l'issue de la dernière journée de la saison 2010-2011, la pelouse du stade Bauer est retirée et remplacée par un terrain synthétique sur lequel se dérouleront les matches à domicile et les entraînements. Cette décision a surtout été motivée par le nombre considérable d'entraînements que la pelouse devait subir pendant la semaine, en raison des très nombreuses équipes de jeunes du Red Star. Cependant, cette surface a été critiquée par les observateurs, qui ont pointé l'incompatiblité entre le style de jeu physique de l'équipe et le terrain synthétique, incompatibilité qui a entraîné un début de saison 2011-2012 catastrophique pour l'équipe première[2]. Le club s'est même senti obligé de publier un communiqué sur son site internet afin de justifier (mollement) son choix en invoquant notamment la volonté d'Athos Bandini, entraîneur de l'époque, d'accélérer le jeu[3].

En 2014, sa capacité admise par les autorités est de 2999 places où, seule, la tribune d'honneur "Rino Della Negra" est ouverte mais l'enceinte est potentiellement capable d'accueillir 7000 à 10000 spectateurs avec ses tribunes "Est" et "Nord"[4],[5].

 
Vue générale du stade Bauer en 2015

TravauxModifier

En raison de la vétusté du stade Bauer et de l’absence de travaux pendant plusieurs décennies, le stade n’est pas apte à accueillir des matchs de Ligue 2 et de Ligue 1. Le stade Bauer est donc placé au cœur d'un débat opposant les partisans de sa rénovation[6], d'une part, et les soutiens d'une délocalisation du club vers une nouvelle enceinte, jugée mieux adaptée aux exigences du « football moderne », d'autre part. Des discussions et des atermoiements autour du Stade Bauer qui ont duré plus de vingt ans[7].

En 1997, Jean-Claude Bras, Président du Red Star de 1978 à 2001 souhaite que le Red Star aille jouer au Stade de France. Plus tard, Patrice Haddad, qui reprend le club en 2008 défend d’abord le projet de nouveau stade, porté par la maire de la ville Jacqueline Rouillon pour l'horizon 2018-2025[8] et situé sur les Docks de Saint-Ouen. Les défenseurs du stade Bauer ont, eux, engagé des études de faisabilité indépendantes sur la possibilité d'une rénovation du stade (compatibilité avec le tissu urbain, exigences de sécurité...)[9] et ont tenté d'intégrer la question du stade Bauer dans le débat local (auprès des riverains, de la municipalité et des associations de quartier).

Propriétaire du stade, la mairie de Saint-Ouen confirme en juillet 2013 le lancement d'une étude urbaine à propos de la rénovation du stade[10]. En mai 2015, alors que le Red Star est promu en Ligue 2, plusieurs options de rénovation sont présentées[11]. Le stade n'étant pas aux normes, le club est cependant obligé pendant la saison 2015-2016 de jouer au Stade Pierre-Brisson à Beauvais, en attendant des travaux de mise aux normes du stade Bauer, fief historique du club[12]. En mars 2016, aucune décision n'est encore prise, de sorte qu'un retour du club en 2017, comme initialement prévu, paraît déjà impossible[13]. À partir de la rentrée 2016, le club joue ses matchs à domicile à Paris, au stade Jean-Bouin. Le club retourne à Saint-Ouen l'année suivante, après sa relégation en National ; le projet de rénovation reste à l'ordre du jour[14].

Depuis 2012, le club défend néanmoins l’idée d’un projet privé pour sortir de l’impasse. Après le changement de municipalité et l’échec du projet de stade des Docks, la direction se recentre sur le stade Bauer et propose un modèle économique différent, proche du modèle du stade de Neuchâtel. En mai 2018, à l’issue d’une saison de National au stade Bauer et alors que la question du stade n’est pas réglée, un accord politique est trouvé entre le club, la région, le département et la mairie pour lancer la reconstruction complète du stade et la cession du terrain par la mairie suivant le modèle défendu par le club[15]. Un communiqué du principal groupe de supporters vient saluer cette avancée[16].

Quelques semaines plus tard, en juin 2018, le Stade Bauer intègre la seconde édition de l’appel à projet de la Métropole du Grand Paris[17]. Le cahier des charges retenu est conforme au modèle proposé par le club.

Fin juillet 2018, de nombreuses candidatures sont déposées pour le stade Bauer. Le vainqueur de cet appel à projets sera dévoilé en mai 2019 et la livraison du stade prévue en 2022 ou 2023, afin de permettre une intégration dans les sites prévus pour les Jeux Olympiques, 100 ans après les dernières épreuves des Jeux Olympiques au stade Bauer.

Principaux matchs de football joués dans le stadeModifier

Jeux olympiques d'été de 1924

Date Tour Équipe 1 Score Équipe 2
8e de finale France   7 - 0   Lettonie
8e de finale Égypte   3 - 0   Hongrie
Quart de finale Pays-Bas   2 - 1 ap   État libre d'Irlande

Galerie photoModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

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