Stéphanie Frappart

arbitre française de football

Stéphanie Frappart
Stéphanie Frappart en 2017.
Stéphanie Frappart en 2017.
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Grade FIFA
Naissance (38 ans)
à Le Plessis-Bouchard (Val-d'Oise)
Taille 1,64 m (5 5)
Sport Football
Désignations nationales
Années Compétition
2003- D1 féminine
2011-2014 National
2014- Ligue 2
2014- Coupe de France
2015-2020 Coupe de la Ligue
2019- Ligue 1
Désignations intracontinentales *
Années Compétition
2013- Ligue des champions féminine
2019 Supercoupe de l'UEFA
2020- Ligue Europa
2020- Ligue des champions masculine
Désignations internationales **
Années Compétition
2015 Coupe du monde féminine
2016 Jeux olympiques
2017 Euro féminin
2018 Coupe du monde féminine -20 ans
2019 Coupe du monde féminine
2020 Ligue des nations de l'UEFA
2021 Jeux olympiques
* Compétitions intracontinentales de clubs.
** Compétition internationale d'équipes nationales.

Stéphanie Frappart, née le [1] au Plessis-Bouchard[2], est une arbitre internationale de football française. Elle est la première Française à avoir arbitré un match professionnel masculin, en Ligue 2, puis la première à avoir arbitré un match en Ligue 1 masculine. Elle a aussi arbitré la finale de la Coupe du monde féminine de football de 2019 et la Supercoupe de l'UEFA 2019. Elle est la première femme à diriger une rencontre internationale masculine en compétition officielle en 2019, à l'occasion de la Ligue des nations et à arbitrer en Ligue des champions masculine en 2020. Elle est élue meilleure arbitre au monde en 2019 et 2020.

BiographieModifier

Un progression constanteModifier

Elle commence à jouer au football à l'AS Herblay[3] et s'oriente à l'adolescence vers l'arbitrage qui offre de meilleures perspectives professionnelles[4]. Elle arbitre pour les amateurs à partir de 19 ans[4], notamment des matchs de division d'honneur. Elle officie en D1 féminine pour la première fois le en arbitrant le match Hénin-Beaumont - La Roche-sur-Yon[5]. En , elle arbitre sa première finale, celle du Challenge de France féminin entre le Montpellier HSC et l'AS Saint-Étienne[6]. Elle est membre de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT).

Nommée meilleur arbitre féminin en 2014 aux Trophées UNFP du football[7], Stéphanie Frappart devient cette même année la première femme à arbitrer un match professionnel masculin de football français, dans le Championnat de France de football de Ligue 2[8],[9].

Elle fait partie des arbitres officiant à la Coupe du monde féminine de football 2015, au tournoi féminin de football aux Jeux olympiques d'été de 2016 et au Championnat d'Europe de football féminin 2017[4].

Elle est également sélectionnée pour arbitrer certains matches dont la finale de la Coupe du monde féminine de football des moins de 20 ans 2018.

Une reconnaissance au plus haut niveauModifier

Le , Stéphanie Frappart est désignée pour arbitrer le match de la 34e journée de Ligue 1 opposant l'Amiens SC au RC Strasbourg le en tant qu'arbitre centrale. Elle devient ainsi la première femme à arbitrer un match de Ligue 1. Cela intervient peu de temps après sa nomination par la FIFA comme arbitre de la Coupe du monde féminine de football de 2019[10]. D'après le journal L'Équipe, elle a réussi son premier match de Ligue 1 avec brio, ce qui n'est pas étonnant puisqu'elle était déjà très performante en Ligue 2, où elle a également été la première arbitre féminine à exercer[11].

Le Comité exécutif de la Fédération française de football promeut Stéphanie Frappart en tant qu'arbitre de Ligue 1 pour la saison 2019-2020 ; elle devient ainsi la première arbitre Fédéral 1 de l'histoire du football français[12].

Le , la FIFA choisit Stéphanie Frappart pour arbitrer la finale de la Coupe du monde féminine 2019 ayant lieu le à Lyon[13].

Elle est nommée pour arbitrer la Supercoupe de l'UEFA 2019 entre Liverpool FC et Chelsea FC, se déroulant le à Istanbul[14]. Le , elle arbitre le match de Ligue des nations opposant Malte à la Lettonie et devient ainsi la première femme à diriger une rencontre internationale masculine en compétition officielle[15].

Le , elle arbitre son premier choc en Ligue 1, l'Olympico entre l'OL et l'OM[16]. Le , elle arbitre pour la première fois en Ligue Europa, avec le match du groupe G entre Leicester et Zorya Louhansk[17]. Le , elle arbitre son premier match de Ligue des champions masculine à l'occasion de la rencontre Juventus FC-Dynamo Kiev[18].

Neuf ans après son dernier match arbitré dans une compétition féminine française, elle est désignée pour diriger le 30 mai 2021 la rencontre décisive pour le titre de championne de France entre l'OL et le PSG, son 36e match en D1F[5].

Le 21 avril 2021, Stéphanie Frappart est retenue par l'UEFA comme quatrième arbitre et arbitre réserviste pour le Championnat d'Europe 2020 qui se déroule dans douze pays différents, ce qui est une première pour une femme dans cette compétition majeure[19].

En 2021, elle figure dans le classement des « 30 qui font le foot français » établi par le journal L'Équipe[20].

En 2021, elle est également retenue parmi les 25 arbitres centraux sélectionnés pour le tournoi féminin de football aux Jeux olympiques d'été de 2020[21] où elle officie notamment en tant qu'arbitre centrale du match Nouvelle-Zélande - USA[22].

DistinctionsModifier

  • Meilleure arbitre de football au monde selon l'IFFHS en 2019 et en 2020[23],[24],[25].

Notes et référencesModifier

  1. « L'arbitre est une femme », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le ).
  2. « Stéphanie Frappart (1re), pionnière de l'arbitrage : itinéraire d'une vocation », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  3. « Stéphanie Frappart, première femme arbitre centrale en Ligue des champions », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. a b et c Rémi Dupré et Lætitia Béraud, « Stéphanie Frappart, l'ascension express d'une arbitre pionnière », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. a et b Sebastien Duret, « #D1Arkema - Stéphanie FRAPPART désignée pour OL - PSG, son 36e match en D1F », sur Footofeminin.fr, (consulté le )
  6. « Arbitrage - Frappart : les premières de la première », sur FFF.fr, (consulté le ).
  7. « Trophées UNFP: la razzia du PSG », sur www.francetvsport.fr, (consulté le ).
  8. « Stéphanie Frappart, première femme arbitre centrale de Ligue 2 », sur www.lexpress.fr, (consulté le )
  9. « En immersion avec l'arbitre Stéphanie Frappart », sur www.lequipe.fr, (consulté le ).
  10. « Stéphanie Frappart en Ligue 1 », sur www.fff.fr, (consulté le ).
  11. Yohann Hautbois, « Stéphanie Frappart, une première idéale au sifflet d'Amiens-Strasbourg », sur www.lequipe.fr, (consulté le ).
  12. « Arbitrage : Stéphanie Frappart promue arbitre de Ligue 1 », sur L'Équipe (consulté le ).
  13. « Coupe du monde 2019 : Stéphanie Frappart arbitrera la finale », sur L'Équipe (consulté le ).
  14. « Stéphanie Frappart arbitrera la Supercoupe d'Europe Liverpool - Chelsea », sur L'Équipe, .
  15. « Arbitrage - Quatre Français et une "première" », sur FFF.fr, (consulté le ).
  16. « Foot: Stéphanie Frappart au sifflet de Lyon-Marseille, son premier choc en Ligue 1 », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le ).
  17. « Arbitrage - Stéphanie Frappart en Ligue Europa », sur FFF.fr, (consulté le ).
  18. « Stéphanie Frappart sera la première femme à arbitrer un match de Ligue des champions », sur L'Équipe, (consulté le ).
  19. « Euro 2020 : Stéphanie Frappart sélectionnée en tant que quatrième arbitre, une première pour une femme », sur www.francetvinfo.fr, (consulté le )
  20. Lucas Michel, « Stéphanie Frappart, la pionnière », Le Figaro, cahier « Le Figaro et vous »,‎ 26-27 juin 2021, p. 40 (lire en ligne).
  21. « Trois arbitres français aux JO de Tokyo », sur www.fff.fr (consulté le )
  22. « Liste de départ du match de football féminin N-Z - USA aux JO 2020 », sur https://olympics.com/
  23. « Stéphanie Frappart, meilleure arbitre de football du monde », sur France Inter, .
  24. « Arbitrage: Pierluigi Collina rend hommage à Stéphanie Frappart », sur RMC Sport (consulté le ).
  25. Eric Michel, « Football : la meilleure arbitre du monde, c'est Stéphanie Frappart », sur Le Parisien, (consulté le ).
  26. https://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/onm20191203.pdf.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier