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Square du Vert-Galant

espace vert de Paris, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vert galant.

Square du Vert-Galant
Image illustrative de l’article Square du Vert-Galant
Vue de la passerelle des Arts.
Géographie
Pays France
Commune Paris
Arrondissement 1er
Quartier Saint-Germain-l'Auxerrois
Superficie 1 642 m2
Histoire
Création 1884
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 27″ nord, 2° 20′ 24″ est

Géolocalisation sur la carte : 1er arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 1er arrondissement de Paris)
Square du Vert-Galant

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Square du Vert-Galant
Le square du Vert-Galant.
Square vu depuis le quai de Conti.
Plaque commémorative de l'exécution de Jacques de Molay.

Le square du Vert-Galant est un square du 1er arrondissement de Paris.

Sommaire

Situation et accèsModifier

Le site se trouve à la pointe ouest de l'île de la Cité, dans le quartier Saint-Germain-l'Auxerrois du 1er arrondissement. Le niveau du square est situé sept mètres plus bas que le niveau actuel des autres parties de l'île, ce qui correspond au niveau que celle-ci avait autrefois. Le faible surplomb du square par rapport à la Seine explique qu'il soit inondé, voire totalement submergé lors des plus importantes crues du fleuve.

Il est desservi par la ligne    à la station de métro Pont-Neuf.

Origine du nomModifier

Le square doit son nom à Henri IV, surnommé le « Vert-Galant » en raison de ses nombreuses maîtresses malgré son âge avancé. Le square est dominé par une statue équestre d'Henri IV reposant sur le Pont Neuf (lequel sépare le square du reste de l'île).

HistoriqueModifier

Il a été créé par la réunion de plusieurs petites îles dont l'île aux Juifs, où furent brûlés les derniers templiers, et l'île du Patriarche. Une plaque commémorative rappelle d'ailleurs que c'est à cet endroit qu'eut lieu, le , l'exécution sur le bûcher du « dernier grand maître de l'ordre du Temple », Jacques de Molay.

Avant d'accueillir un square, les 2 665 m2 étaient dévolus aux bains vers 1765, puis à un café concert en 1865. Celui-ci fut détruit par une inondation en 1879[1],[2].

En 1884, l'État cède le terrain à la ville de Paris.

À l'occasion de l'inauguration de l'Exposition universelle de Montréal, en avril 1967, une cérémonie amicale organisée par la ville de Paris a lieu en compagnie de l'ambassadeur du Canada, Jules Léger, et de son homologue de la délégation générale du Québec à Paris, Jean Chapdelaine. Le maire de Montréal, Jean Drapeau, n'a pu venir et il fut représenté par Léon Lortie et de Jean Vinant, publicitaire de l'Exposition en France. Une pierre en provenance de l'île Sainte-Hélène (Montréal) fut déposée dans le square du Vert-Galant. Selon l'auteur Yves Jasmin de La Petite Histoire de l'Expo 67, il y eut plus de 30 000 spectateurs qui assistèrent à cet événement, lorsque le bateau Saint-Laurent arriva sur le quai où fut transportée la pierre en compagnie du préfet de Paris[3].

En 2007, le square a obtenu le label « espaces verts écologiques » décerné par ÉCOCERT[4].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

FloreModifier

FauneModifier

On peut observer des cygnes tuberculés, quelques canards comme le fuligule milouin et le fuligule morillon, des bergeronnettes des ruisseaux ou des chevaliers guignette, des grèbes castagneux et des grèbes huppés. En hiver, on trouve aussi des foulques macroules au front blanc, des poules d'eau, des goélands argentés et des mouettes rieuses.

En 2009, il abrite une importante population de muridés urbains.

Le square du Vert-Galant dans la culture populaireModifier

Projets d'aménagementModifier

À l'emplacement du square du Vert-Galant, les architectes ont proposé de procéder à de grandes constructions.

  • En 1662, l'architecte Nicolas de l'Espine, conçut un projet, à la demande du sieur Dupin, aide des cérémonies de Louis XIV, sous le ministère de Colbert qui était désireux de magnifier les abords de la statue équestre du grand-père de Louis XIV. Il s'agissait d'établir une sorte de forum à l'antique, établi sur le terre-plein qui aurait été agrandi et percé, à l'ouest, d'une loggia surmontée de deux obélisques ; les statues des grands capitaines, qui de règne en règne, ont vaillamment défendu le royaume de France, devaient être érigées sur la balustrade qui aurait entouré la nouvelle place. Un bassin aurait été creusé derrière la statue d'Henri IV ; en son centre, aurait été installé sur un piédestal la statue de Jeanne d'Arc[7]. Le roi ne donna pas suite à cette proposition.
  • En 1804, l'architecte Guy de Gisors exposa un projet de création de thermes qui auraient porté le nom de « Napoléon Ier ». Il s'agissait d'une grande construction à quatre étages d'arcades et à deux ailes en retour d'équerre au milieu desquelles les eaux d'une fontaine auraient jailli. La bâtisse devait abriter cent soixante-seize cabines de bain. Il était également prévu d'aménager un bassin de plein air destiné aux baigneurs et auquel on aurait accédé par un escalier à double évolution[8]. L'empereur ne donna pas suite à cette proposition. En revanche, ce dernier lança en 1810 un concours ouvert en vertu d'un décret signé au camp de Schönbrunn : il s'agissait d'élever, sur le terre plein du Pont Neuf, un obélisque en granit de Cherbourg, avec une inscription « L'empereur Napoléon au peuple français » ; l'obélisque devait faire 180 pieds d'élévation[9].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Flânerie historique dans le cœur absolu de la France. Rendre à César… », www.mairie01.paris.fr.
  2. a et b « Dans le square du Vert-Galant », sur www.fontaine-wallace.info (consulté le 1er juillet 2008).
  3. Yves Jasmin, La Petite Histoire de l'Expo 67, Montréal, Éditions Québec Amérique, 1997.
  4. « Jardins au label "Espaces verts Ecologiques" », sur Paris.fr (consulté le 13 juin 2008).
  5. « Square du Vert-Galant », paris1900.lartnouveau.com.
  6. « MARBOEUF - Frédéric », sur www.club-movie.fr (consulté le 11 juillet 2008).
  7. Yvan Christ, Paris des Utopies, Éditions Balland, Paris, 1977, p. 34.
  8. Yvan Christ, Paris des Utopies, p. 38-39.
  9. Yvan Christ, Paris des Utopies, p. 39.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

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