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Saxophoniste à Delft pour la Fête de la Reine, jouant gratuitement.

Le spectacle de rue consiste à se produire dans des endroits publics, en général en échange d'une pièce de monnaie, parfois d'un bien, ou parfois bénévolement lors d'un événement. Cette forme de spectacle est pratiquée dans le monde entier depuis l'Antiquité.

Le spectacle en question peut être très varié : acrobaties, musique de rue, théâtre de rue, homme statue, dressage d'animaux, sculpture de ballons, clown, mime, contorsions, art de l'évasion, danse, cracheur de feu, puces savantes, jonglerie, magie, avaleur de sabre, marionnettes.

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Les spectacles en espace public saisissent la ville d'un double point de vue : l'imaginaire, qu'il donne à cet espace, et l'attroupement créé de façon ponctuelle, où chacun ressent fugacement une cohésion, qui matérialise la société, lui donnant corps, et donnant légitimé au lieu. [1]

Du point de vue de la gestion urbaine, le spectacle de rue peut être vu comme un équipement, c'est-à-dire quelque chose qui permet à l'État de prendre en charge la vie sociale. et ce, que le spectacle soit "spontané" ou commandé. Ses fonctions sont alors de donner un sens aux constructions, de donner à la ville une histoire, de mettre en circuit la vie communale au présent, et de proposer un mythe fondateur qui constitue la ville en un sujet (psychanalyse), donc en quelque chose susceptible d'être signifiant. Plus récemment, le rôle du spectacle de rue est aussi de former une perturbation, autant que possible génératrice, et autant que possible dans l'imaginaire. Ainsi, de ce point de vue, il fait trace, et favorise l'aspect monumental de la ville.[1]

Notes et référencesModifier

  1. a et b Sylvia Ostrowetsky et Philippe Chaudoir, « L'espace festif et son public. Intervention culturelle en espace public en villes nouvelles et villes moyennes », Les Annales de la Recherche Urbaine, vol. 70, no 1,‎ , p. 78–88 (DOI 10.3406/aru.1996.1930, lire en ligne, consulté le 16 décembre 2018)

Voir aussiModifier