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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres navires du même nom, voir Souverain (navire).

Souverain
Image illustrative de l’article Souverain (1757)
Illustration d'un modèle de 74 canons du même type que le Souverain
Type Vaisseau de ligne
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Quille posée [1]
Lancement
Équipage
Équipage 740 hommes environ[2]
Caractéristiques techniques
Longueur 53,3 m
Maître-bau 14,1 m
Tirant d'eau 7,1 m
Déplacement 1 536 t
Propulsion Voile
Caractéristiques militaires
Armement 74 canons:

28 canons de 36 livres
30 canons de 18 livres
16 canons de 8 livres

Le Souverain était un navire de 74 canons de la Marine française, le premier navire de la classe Souverain. C'était un vaisseau de force lancé selon les normes définies dans les années 1740 par les constructeurs français pour obtenir un bon rapport coût/manœuvrabilité/armement afin de faire face à la marine anglaise qui disposait de beaucoup plus de navires depuis la fin des guerres de Louis XIV[3].

Résumé de sa carrièreModifier

Il fut lancé en 1757 pendant la guerre de Sept Ans et participa en 1759 à la bataille de Lagos sous les ordres du comte de Panat. Il échappa à la capture ou à la destruction après la défaite de l'escadre lors de ce combat.

Lors de la guerre d'Indépendance américaine il fut placé sous les ordres du commandeur de Glandevès. Il prit part à la bataille de la Martinique en 1780, aux batailles de Fort-Royal et de Chesapeake en 1781, puis à la bataille des Saintes, en 1782. En 1792, pendant la Révolution française, il fut rebaptisé Peuple Souverain ou les Gens Souverains.

Au début de 1793, le Peuple Souverain stationnait à Toulon lorsque la guerre avec l’Angleterre reprit. Le 29 août, Toulon, en pleine agitation contre-révolutionnaire, ouvrait ses portes à la flotte anglaise qui y débarquait une armée. L’escadre fut neutralisée. La contre-offensive des armées républicaines força cependant les Anglais à évacuer. Le Peuple Souverain eu la chance d'échapper à la capture de plusieurs unités et surtout à l'incendie du 18-19 décembre qui détruisit huit vaisseaux.

En 1798, lors de l'expédition en Égypte de Bonaparte, le Peuple Souverain faisait partie des 12 vaisseaux de l'escorte. A la bataille d'Aboukir, il était en cinquième position sur la ligne de bataille française. Il subit les coups du HMS Orion qui s'était glissé entre la côte et les vaisseaux français. Capturé, il fut par la suite incorporé dans la Royal Navy sous le nom d'HMS Guerrier, mais comme il n'était plus en état pour servir en haute mer, il fut utilisé comme navire de garde.

Notes et référencesModifier

  1. Dans Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1780, « 2. du deuxième rang », Ronald Deschênes donne 1753 comme année de construction.
  2. Le ratio habituel, sur tous les types de vaisseau de guerre au XVIIIe siècle est d'en moyenne 10 hommes par canon, quelle que soit la fonction de chacun à bord. L'état-major est en sus. Cet effectif réglementaire peut cependant varier considérablement en cas d'épidémie, de perte au combat, de manque de matelots à l'embarquement ou de désertion lors des escales. Acerra et Zysberg 1997, p. 220.
  3. Meyer et Acerra 1994, p. 90-91.

Sources et bibliographieModifier

  • (en) W.J. Eccles, France in America, New York, Harper & Row, Publishers, (présentation en ligne)
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
  • Martine Acerra et André Zysberg, L'essor des marines de guerre européennes : vers 1680-1790, Paris, SEDES, coll. « Regards sur l'histoire » (no 119), , 298 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7181-9515-0, notice BnF no FRBNF36697883)
  • Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Rennes, Marines Éditions, , 620 p. (ISBN 9782357430778)
  • Patrick Villiers, La France sur mer : De Louis XIII à Napoléon Ier, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », , 286 p. (ISBN 978-2-8185-0437-6)
  • Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1, de 1671 à 1870, éditions LTP, , 530 p. (lire en ligne)
  • Alain Demerliac, La Marine de Louis XV : Nomenclature des Navires Français de 1715 à 1774, Nice, Oméga,
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française : des origines à nos jours, Rennes, Ouest-France, , 427 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7373-1129-2, notice BnF no FRBNF35734655)
  • Onésime Troude, Batailles navales de la France, t. 1, Paris, Challamel aîné, 1867-1868, 453 p. (lire en ligne)
  • Onésime Troude, Batailles navales de la France, t. 2, Paris, Challamel aîné, , 469 p. (lire en ligne)
  • Georges Lacour-Gayet, La Marine militaire de la France sous le règne de Louis XV, Honoré Champion éditeur, (1re éd. 1902) (lire en ligne)
  • Georges Lacour-Gayet, La marine militaire de France sous le règne de Louis XVI, Paris, éditions Honoré Champion, (lire en ligne)

Articles connexesModifier