Souvenirs de la maison des morts

livre de Fiodor Dostoïevski

Souvenirs de la maison des morts
(Les Carnets de la maison morte)
Image illustrative de l’article Souvenirs de la maison des morts
Couverture d'une traduction britannique publiée en 1911.

Auteur Fiodor Dostoïevski
Pays Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Genre Roman
Version originale
Langue Russe
Titre Записки из Мёртвого дома (Zapiski iz miortvova doma)
Date de parution 1862
Version française
Traducteur André Markowicz (2002)
Éditeur Éditions Actes Sud
Date de parution 1999

Souvenirs de la maison des morts (en russe : Записки из Мёртвого дома) est un roman de l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski dont l'action se déroule dans un bagne en Sibérie.

Premier récit sur le système pénitentiaire russe, c'est une œuvre phare de la littérature concentrationnaire.

TitreModifier

Ce roman a été traduit sous différents titres Récits de la maison des morts et Les Carnets de la Maison morte, le titre russe (Записки из Мёртвого дома, littéralement, Notes [provenant] de la Maison morte).

RédactionModifier

Dostoïevski a commencé son récit en 1855 après avoir purgé une peine de quatre ans de bagne (janvier 1850- ) à Omsk, et alors qu'il était encore en relégation à Semipalatinsk en Sibérie[1], où il servait comme simple soldat.

PublicationModifier

Rentré en à Saint-Pétersbourg, l'écrivain publie la première partie en 1860. La seconde partie fut publiée en 1862 dans la revue Le Temps, éditée par le frère aîné de l'écrivain Mikhaïl Dostoïevski. Une première édition complète séparée parut dès 1862.

Dans la présentation[2] qu'il donne de l'œuvre, André Markowicz souligne l'immense succès qu'a connu Les Carnets de la Maison morte dès 1862.

Plan et résuméModifier

  • Introduction

on retrouve l’auteur dans la ville de K... en Sibérie où il raconte comment il a retrouvé les notes d’Alexandre Pétrovitch Goriantchikov dans lesquelles il narre sa vie dans la maison de force ou il a vécu dix ans.

Première partieModifier

  • La maison des morts

Dans le premier chapitre Alexandre Pétrovitch nous décrit la maison de force et son organisation. Puis, survole certains crimes commis par les prisonniers et finit par parler de l’argent et de la contrebande.

  • Premières impressions

Le second chapitre commence en nous parlant de la monotonie du bagne et du travail supplémentaire puis nous présente une dispute entre deux détenus il raconte ensuite la haine des forçats envers les anciens gentilhommes et de son compagnon Akim Akimytch et nous dit l’histoire du détenu qui avait voulu tuer le major il passe ensuite vers les relations amoureuses des forçats.

  • Premières impressions (suite)

Dans la seconde partie de ses premières impressions Goriantchikov parle de la gestion de l’argent et de la manière utilisée par les contrebandiers pour faire entrer de l’eau-de-vie dans la maison de force. Ensuite il relate l’histoire d’un de ses collègues, Sirotkine, pour ensuite en venir à un cabaretier du nom de Gazine qui avait failli les tuer, lui et un autre noble devant l’indifférence des autres détenus. Il enchaine avec une réflection sur les crimes commis et leurs châtiments.

  • Premières impressions (suite)
  • Le premier mois
  • Le premier mois (suite)
  • Nouvelles connaissances – Pétrov
  • Les hommes déterminés – Louka
  • Isaïe Fomitch – Le Bain – Le récit de Baklouchine
  • La fête de Noël
  • La représentation

Deuxième partieModifier

  1. L’hôpital
  2. L’hôpital (suite)
  3. L’hôpital (suite)
  4. Le mari d’Akoulka (récit)
  5. La saison d’été
  6. Les animaux de la maison de force
  7. Le « grief »
  8. Mes camarades
  9. L’évasion
  10. La délivrance

Éditions françaisesModifier

MusiqueModifier

Ce roman a été mis en musique par le compositeur tchèque Leoš Janáček dans son dernier opéra De la maison des morts, qui fut créé en 1930. La première représentation a eu lieu au Théâtre national de Brno.

Notes et référencesModifier

  1. En réalité au Kazakhstan, Leonid Grossman 2003, p. 164 relève qu'une grande confusion régnait à l'époque dans l'appellation des peuples d'Asie centrale.
  2. André Markowicz 2015, p. 809.

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier